Procès Sonatrach. A force d’entendre le nom de Chakib
Khelil prononcé par toutes les parties, je ne vois qu’une
chose à faire, urgemment : soit ramener le Monsieur.
Soit…… baptiser la salle d’audience de son nom ! Je cherche les coordonnées de l’OAIC. J’ai besoin de l’adresse exacte de cet Office Algérien Interprofessionnel des Céréales pour y faire envoyer vite, très vite, une équipe de psys, de sociologues, de chercheurs en molécules du cerveau et plus largement d’enquêteurs, de «profilers». Ça ne peut pas attendre. Car, si comme moi vous avez lu cette information publiée hier en exclusivité dans la page Periscoop du Soir d’Algérie, vous avez dû en arriver à la même conclusion, forcément : ils doivent être fous, anormalement constitués, détraqués, hors-normes à l’OAIC. Sinon, comment expliquer que cet office anticipe sur une baisse de prix du blé sur les marchés internationaux et entame la mise en place de silos gigantesques pour y stocker les grains achetés en cette période de bon marché ? Ça ne va pas non ? Depuis quand on gère ainsi une entreprise en Algérie ? Avec intelligence et anticipation sur les cours ? C’est une grave atteinte à la constante nationale dans le management, celle de se faire blouser, de se faire arnaquer, de se faire faire la peau par manque de prévision et de lecture anticipée des cours sur les marchés. Tout le monde ou presque par ailleurs dort, tout le monde ou presque se contente de cette règle basique et si tenace chez nous, un label authentiquement algérien dans le commerce avec l’étranger, celle du «Donnant-Dormant» sauf à l’OAIC ! Ils cherchent quoi les gens de l’OAIC à nous faire ainsi gagner des millions en devises, hein ? Qui leur a demandé d’anticiper et d’engranger du blé à très bon prix ? C’est quoi ce zèle ? Et puis, surtout pourquoi «faire tomber les poux» sur la tête des autres gestionnaires qui roupillent ? Si c’est pas honteux ! Je dirais même plus, c’est un coup porté à l’un des piliers de ce qui fait notre fierté, l’immobilisme, l’absence quasi atavique d’esprit d’entreprise et de prise d’initiative et un culte immodéré pour le hamac ! Vous comprenez maintenant pourquoi il faut une cellule de crise autour de cette affaire d’OAIC, et une étude scientifique approfondie du mal qui semble avoir atteint ses gestionnaires. Le mal du travail bien fait. Le terrible fléau du service public engagé et performant que l’on croyait pourtant éradiqué. Brrr !
Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L. |