En marge des consultations avec les partis d’opposition, le FFS va
procéder prochainement à l’installation de ses nouveaux…… Mouhafedh ! Comment un million de personnes peuvent sortir dans les rues du Burkina Faso protester contre les velléités de mandat à vie de Blaise Compaoré et, en Algérie, personne ou si peu pour dire non à un 6e mandat de Abdekka ? A moins que ce ne soit un 7e, j’ai arrêté de compter à partir du 5e mandat. Un 5e mandat – dois-je le rappeler ? — inoubliable tellement il aura été marqué par des réalisations extraordinaires, notamment cette extension du Métro d’Alger en ligne souterraine, sous la Grande Mosquée d’El-Mohammadia, à quelques pas seulement du siège flambant neuf du FIS. C’est d’ailleurs lors de ce mémorable 5e mandat que s’est tenu à Tlemcen un symposium, aujourd’hui encore cité partout dans le monde scientifique et pourtant sobrement intitulé «il y a une vie après un AVC !». Mais bon ! Je ne vais pas non plus vous faire le listing complet des immenses réalisations du 5e mandat. D’abord, parce que ce n’est pas le sujet de cette chronique laquelle, je vous le rappelle, avait débuté sur le thème de la fronde anti-mandat à vie au Burkina. Ensuite, parce que les 30 lignes de la chronique ne suffiraient pas à tous les énumérer, ces exaltants chantiers menés au bout du bout par Boutef’. Au fait, je ne vous ai jamais expliqué pourquoi 30 lignes pour cette chronique, et à partir de quel moment avec le journal, nous avons décidé de calibrer ainsi cette chronique ? C’est un tort ! J’aurais dû le faire plus tôt. D’abord, parce que vous êtes directement concernés, vous amis lectrices et lecteurs. Ensuite, parce que nous sommes en démocratie depuis le 1er mandat, et qu’en démocratie, on ne peut pas faire des choses comme ça, sans en expliquer les raisons. Et donc, la chronique est passée à 30 lignes pour m’aider à faire face certains jours, les jours de plus en plus nombreux où je vais me fourrer dans de vrais guêpiers avec des questions pièges, des interrogations guet-apens. Quel rapport entre un calibrage à 30 lignes et les questions délicates ? C’est tout simple ! Je compte les lignes déjà rédigées, comme je suis en train de le faire, là, en ce moment, et je me rends compte que je suis sur le point de dépasser mon quota de 30 lignes. Il ne me reste plus que l’espace pour ma ritournelle de fin. Oui, mais alors me direz-vous : «Et la manif’ anti-mandat à vie au Burkina ? Et le parallèle avec l’Algérie où personne ne manifeste dans la rue contre le 7e mandat ?» Eh bien, tant pis ! Il fallait se poser ce genre de questions plus tôt, dès le 3e, voire le 2e mandat. Aujourd’hui, c’est à peine si je peux juste vous inviter à fumer du thé pour rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L. |