Facebook : de nouvelles options publicitaires pour doper les ventes en magasins.



Le réseau social propose deux nouvelles options aux marchands possédant des boutiques en dur. La première leur permet de communiquer sur des offres ajustées selon leurs stocks et la localisation des clients. La seconde leur apporte un ciblage optimisé par Facebook pour toucher les prospects les plus enclins à se déplacer dans leurs échoppes.

Quoi de plus frustrant pour un consommateur que de se rendre dans un magasin après avoir vu une publicité annonçant une promotion alléchante et de constater que le produit est déjà en rupture de stock. Pour éviter cette expérience négative, Facebook propose aux commerçants deux nouveaux outils publicitaires. La première solution est une publicité “dynamique” qui s'ajuste automatiquement en fonction de la disponibilité du stock et de la localisation des clients.
Par exemple, si une enseigne de prêt-à-porter veut lancer une promotion nationale sur l’ensemble de ses boutiques, les publicités n’évoqueront que les produits disponibles dans le magasin le plus proche de la personne qui consulte l’offre. Et si un produit se retrouve en rupture dans une boutique, la réclame sera automatiquement mise à jour pour ne plus le mentionner.


La seconde solution proposée par Facebook est une “optimisation des visites” par le biais d’un ciblage publicitaire qui va s’adresser aux clients les plus susceptibles de se rendre dans la boutique de l’annonceur. Ces nouveaux formats sont d’ores et déjà testés aux Etats-Unis avec plusieurs chaînes de magasins en dur comme Abercrombie & Fitch, Argos, Macy’s, Pottery Barn et Target, etc.













Partage de données Facebook/WhatsApp : l'Allemagne dit Nein!



Facebook a interdiction de collecter et stocker les données des utilisateurs allemands de WhatsApp. Pour le régulateur, le réseau social viole la législation nationale et a en outre trompé les utilisateurs en revenant sur ses engagements publics.






Dormez tranquilles. C'est en substance le message adressé à l'époque par les dirigeants de WhatsApp et Facebook au sujet de l'utilisation des données personnelles. Les années sont passées et les engagements ont pris un sens nouveau.

Non seulement les entreprises vont pouvoir communiquer auprès des utilisateurs de la messagerie, mais en outre WhatsApp va partager des données avec Facebook, sa maison-mère. Et comme souvent, cela relève globalement du "à prendre ou à laisser".

Synchronisation de masse sans base légale ni consentement

L'autorité de protection des données personnelles de Hambourg a choisi. Ce sera à laisser. Celle-ci vient de rendre une décision ordonnant à Facebook de mettre fin à la synchronisation de masse des donnéesentre les deux plateformes.

Le régulateur "interdit à Facebook, avec effet immédiat, de collecter et stocker les données des utilisateurs allemands de WhatsApp. Il est également ordonné à Facebook de supprimer toutes les données qui ont déjà été transmises par WhatsApp."

Interdiction donc pour Facebook de procéder à des croisements de données avec les informations des près de 35 millions d'Allemands utilisant WhatsApp. L'autorité reproche à Facebook d'être revenu sur ses engagements pris publiquement de ne pas partager ces données.

Elle estime ainsi que ce changement de pratique constitue une tromperie vis-à-vis des utilisateurs et du public, mais en outre viole la législation nationale sur la protection des données. WhatsApp et Facebook ne disposent pas de base légale pour procéder à ces échanges de données. Par ailleurs, le régulateur estime que le service n'a pas recueilli le consentement des utilisateurs.

Les carnets d'adresses WhatsApp pas encore transmis

Le réseau social pourra arguer, comme il a pu le faire par le passé, ne pas dépendre de l'autorité allemande mais de son homologue irlandaise. Le gendarme de Hambourg anticipe l'argument et assure que Facebook est bien soumis à la législation nationale, le traitement des données s'effectuant par l'intermédiaire de sa filiale locale.

"Cela doit être leur décision, s'ils veulent [les utilisateurs allemands] connecter leur compte avec Facebook. Par conséquent, Facebook doit au préalable demander leur consentement" insiste, dans un communiqué, le commissaire à la protection des données, Johannes Caspar "

Mais, Facebook a négligé de collecter le consentement de nombreux autres internautes, qui peuvent être utilisateurs ni de WhatsApp ni de Facebook. Comment est-ce possible ? Car ils figurent dans les carnets d'adresses téléchargés sur Whatsapp. Et ceux-ci pourraient donc en principe être partagés avec Facebook.

"Selon Facebook, cette quantité gigantesque de données n'a pas encore été collectée" signale cependant le régulateur. Pas encore. "La gravité de la violation de la protection des données aura un impact beaucoup plus grave" encore insiste l'autorité.