Facebook sort une nouvelle application mobile, un calendrier pour trouver des "événements"
Facebook a sorti vendredi une nouvelle application mobile, un genre de calendrier permettant de trouver ou retrouver des "événements" annoncés sur son réseau et susceptibles d'intéresser les utilisateurs.
L'application, baptisée "Events", est disponible depuis vendredi aux Etats-Unis pour les propriétaires d'iPhone, et est promise pour "bientôt" dans une version compatible avec les smartphones Android, indique le groupe américain sur son site internet.
L'application permet de visualiser facilement "les nouveaux événements qui intéressent vos amis, des événements annoncés récemment par des pages que vous aimez, et les mises à jour pour des événements avec lesquels vous êtes déjà connectés", détaille-t-il.
Elle permet également de rechercher des recommandations d'événements en fonction du moment ou de l'endroit qui intéressent l'utilisateur (immédiatement et près de l'endroit où il se trouve, ou dans la ville où il prévoit d'aller passer le week-end par exemple).
L'application intègre une carte interactive pour repérer où ont lieu les événements, ainsi qu'un calendrier rassemblant ceux que l'utilisateur a sélectionnés.
La nouvelle application va donner davantage de visibilité aux événements qui existent depuis longtemps sur le réseau, et qui représentent d'après Facebook plus de 100 millions d'utilisateurs chaque jour.
Le groupe n'a pas caché dans le passé sa stratégie de créer toute une "famille" d'applications mobiles. Hormis le réseau social lui-même, les plus populaires aujourd'hui sont ses deux services de messagerie Messenger et WhatsApp, qui revendiquent chacun plus d'un milliard d'utilisateurs, et l'application de partage de photos Instagram, qui émarge à 500 millions.
Voilà comment Mark Zuckerberg imagine le futur de Facebook.
Zucky a réalisé une démonstration live de ce que pourrait devenir le réseau social grâce à la réalité virtuelle. Son idée? Placer la communication avec ses proches au centre de l’expérience.
Lors du dernier Mobile World Congress, Mark Zuckerberg avait eu la maladresse de poster une photo où on le voyait seul face à une foule de journalistes équipés d’un casque de réalité virtuelle. Il semblait ainsi symboliser le géant du web triomphant d’une population d’internautes asservie. Plus question de reproduire cette erreur. Zuck a entrepris de montrer au public les bons côtés de la VR et surtout comment elle pourrait améliorer leur expérience sur le réseau social.
https://www.facebook.com/zuck/videos/10103154531425531/
Hier, à l’occasion d’une conférence centrée sur le casque Oculus, le patron de Facebook est monté sur scène pour réaliser une impressionnante démonstration live de communication avec plusieurs personnes situées physiquement à distance. Aussitôt, ses collaborateurs Lucy et Michael sont apparus sous la forme d’avatars. Chacun se tendant un miroir pour voir à quoi ressemble son double virtuel en éclatant de rire.Un potentiel riche de nouvelles fonctionnalités
Même si le rendu de l’image n’était pas extraordinaire, l’exercice a eu pour mérite de montrer tout le potentiel que pourrait tirer Facebook de ce nouveau média. Un groupe d’amis dispersé peut se rassembler virtuellement dans un même lieu et même s’immerger dans un autre monde, qu’il s’agisse de plonger sous la mer avec des requins ou d’explorer la planète Mars. Ou encore se retrouver dans le bureau bien réel de Mark et dans son salon près de son chien qui trône sur le canapé.On peut imaginer à partir de là de nombreuses fonctionnalités : jouer aux cartes, s’affronter à l’escrime, créer des accessoires après les avoir dessinés dans les airs, afficher des photos et des vidéos et de zoomer dedans. Le moment le plus surréaliste de la démo est sans doute celui où Zuckerberg appelle... sa femme Priscilla Chan sur son smartphone et prend un selfie de son avatar avec elle, puis le poste sur Facebook.Une expérience plus libre et immersive
Le tout semble simple mais relève pourtant de la performance. Mike Schroepfer, le directeur de la technologie de Facebook, en témoigne sur son compte. Son équipe a beaucoup travaillé sur la création des avatars et le fait de pouvoir communiquer y compris avec des gens qui ne sont pas équipés de casques de VR.Pour que tout cela devienne réalité, il faudra que les innovations technologiques de Facebook dépassent le stade du prototype. A commencer par le fameux "inside-out tracking", qui consiste à embarquer une caméra et des capteurs dans le casque pour détecter la position et suivre les mouvements de l’utilisateur, sans avoir besoin de recourir à des capteurs disposés dans la pièce ni être relié à un ordinateur. Pour une expérience plus libre et immersive, seule garante d'une communication bien réelle en environnement virtuel.
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Facebook va-t-il proposer une connexion mobile gratuite aux Etats-Unis ?
L’appli Free Basics, qui offre gratuitement des services internet de base dans les pays émergents, pourrait être lancée aux Etats-Unis. Mark Zuckerberg serait en train de négocier le soutien de la Maison Blanche.
Connecter la planète, c’est le mantra de Facebook avec sa fondation Internet.org et son application mobile Free Basics, qui ciblait spécifiquement jusqu’à présent les pays en voie de développement. Mais, surprise, l’opération pourrait être étendue bien au-delà et notamment aux Etats-Unis.
Free Basics est disponible actuellement dans 49 pays d’Amérique Latine, d’Afrique et d’Asie et offre une sélection à des services pratiques (emploi, santé, informations) grâce à des partenariats avec des opérateurs locaux. Selon le Washington Post, Facebook envisagerait de déployer Free Basics outre-Atlantique à destination d’un public pauvre et rural. Pour le moment, on ignore quels seraient les contenus disponibles et comment l’appli pourrait être circonscrite à une population bien définie.
La neutralité du net remise en question
Mais l’idée a de quoi inquiéter. Les partisans de Facebook diront que son application permet de connecter des personnes jusque-là exclues d’Internet. Mais son existence même est une entorse flagrante à la neutralité du net.
Free Basics repose en effet sur le principe du zero rating qui consiste à ne pas décompter pas du forfait data des abonnés l’utilisation de certains services. Une pratique polémique : le gendarme européen des télécoms a décidé clairement d'encadrer et de limiter cette pratique pour éviter qu’elle ne renforce le poids d’acteurs déjà leaders sur leur marché. Quant auxassociations de défense des libertés, elles dénoncent le rôle de prescripteur de Facebook qui impose aux internautes mobiles le contenu et les services consultés. Ce qui est selon eux une forme de censure déguisée.
Pour faire bonne figure, Facebook a ouvert son API à tous les éditeurs et développeurs tiers qui le désirent. Mais les contenus gratuits sont toujours le fruit d'une sélection. C'est la raison pour laquelle l'Inde a interdit Free Basics sur son sol. Facebook aimerait donc bien éviter de reproduire ce fiasco. D'où son intense lobbying auprès de la Maison blanche depuis le printemps et sa tentative pour s'allier à des opérateurs locaux mineurs. En les appâtant avec un modèle freemium : la moitié des utilisateurs de Free Basics finit en effet par souscrire à des services payants une fois qu’ils ont goûté durant plus d’un mois à l’internet mobile. Pas sûr que cela suffise pour réussir ce coup de force.
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