La France commence à préparer la 5G prévue pour 2020
avec l’Agence nationale des fréquences qui lance une consultation
sur les usages des fréquences

Publié le 15 décembre 2016 à 10h44

La France prépare la 5G qui est prévue en 2020.
En effet, l’Agence nationale des fréquences lance
une consultation sur les usages des fréquences,
comme en fait part le Figaro.


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L’objectif est de déterminer les fréquences qui seront attribuées
à la 5G et pour quels usages. La 5G doit permettre de connecter
1.000 fois plus de terminaux de manière 1.000 fois plus rapide,
avec un taux de latence très bas. En plus des PC et des
téléphones s’ajouteront des appareils de l’audiovisuel, les
transports,la sécurité,les villes connectés, la gestion de l’habitat,
de l’énergie, l’e-santé, les drones...L’ANFR a recensé plus de
21 domaines impliqués dans l’usage des fréquences.Les enjeux
de la 5G dépassent le cadre des opérateurs télécoms et de la
défense. L’ANFR a recensé plus de 21 domaines impliqués dans
l’usage des fréquences. "En ouvrant cette consultation, nous
souhaitons qu’une population plus large se sente investie par
les enjeux représentés par l’utilisation des fréquences", indique
Gilles Brégant, président de l’ANFR. Mais il s’attend aussi à voir
l’arrivée d’opposants aux déploiements d’antennes.L’Europe doit
déterminer les fréquences attribuées à la 5G pour répondre aux
attentes de l’industrie. Celles de la 2G, 3G et 4G pourraient être
relouées et s’ajouteraient également la bande des 3.5Ghz.Le
groupe Bolloré et Iliad, qui sont détenteurs de licences en 3.5
Ghz, auraient une carte à jouer. Un expert souligne que "si ces
licences attribuées pour du Wimax étaient réescomptées pour
être utilisées en 5G, leur valeur patrimoniale serait décuplée".
Le but de l’Europe est d’avoir une ville connectée au réseau 5G
en 2020.D’autres bandes pourraient être utilisées ou mobilisées,
comme dans les 26 Ghz. La Corée et les États-Unis ont choisi le
28 Ghz. Les équipementiers télécoms,fabricants de smartphones
et ceux qui produiront les objets connectés en 5G doivent se
préparer. Le but de l’Europe est d’avoir une ville connectée au
réseau 5G en 2020 dans chaque pays de l’Union. À l’étranger,
la Corée veut se lancer pour les JO de 2018, le Japon pour les JO
d’été de 2020 et aux États-Unis, Verizon lance ses premiers tests
en 5G.Les standards internationaux de la 5G devraient être fixés
en 2019 par la 3GPP, organe international de standardisation des
normes mobile. Didier Casas, DG adjoint de Bouygues Telecom,
explique dans les lignes du Figaro "regarder ce que font les
opérateurs coréens pour préparer la 5G et confronter
les expériences dans l’Internet des objets". Cependant, les
opérateurs télécoms devront sans doute mettre la main à la poche
pour un nouveau "dividende numérique", alors que les fréquences
700 Mhz ont déjà coûté 2.8 milliards d’euros.Aucune information
n’est encore connue sur la date où les fréquences de la 5G seront
attribuées ni pour combien, mais l’État pourrait saisir une opportunité économique.