Canal+ dégaine une pub spectaculaire pour le lancement de ses nouvelles offres

Le groupe dirigé par Vincent Bolloré sort une campagne publicitaire offensive à l'occasion du lancement de la nouvelle marque Canal.



Canal+ joue sur le spectaculaire. Le groupe s'apprête à mettre à l'antenne une campagne pub imaginée par BETC (filiale de Havas) dans laquelle il mise sur l'analogie entre gastronomie haut de gamme et programmes de premier choix. Pluri-médias, la campagne, diffusée au cinéma et en télévision, sera également déclinée en radio et en presse. Son déploiement est attendu dès dimanche soir. Une campagne pour laquelle le groupe dirigé par Vincent Bolloré a mis le paquet : Les Echos parle ainsi d'un budget colossal de 10 millions d'euros.
CanalSat est mort, vive Canal

Il faut dire que l'enjeu n'est pas mince. Derrière ce film marketing spectaculaire se cache le lancement de la nouvelle marque Canal (et de ses nouvelles offres) qui signe la disparition du branding CanalSat, dont le nom est renvoyé aux archives. Objectif : fédérer davantage autour d'une marque unique (en octobre dernier, Maxime Saada confiait vouloir doubler le nombre d'abonnés en un an) alors que le groupe Canal souffre d'une hémorragie d'abonnés.
De fait, en regardant le film publicitaire concocté par BETC, force est de constater que Canal entend marquer les esprits. Pendant 60 secondes, le film intitulé "Canal kitchen" nous plonge dans les cuisines d'un grand restaurant sur fond d'effets spéciaux impressionnants. Au menu : un vélociraptor qui sort d'une coquille d'oeuf, des équipes de football plongées dans une casserole ou encore de petits personnages animés flambés comme des crêpes. Le tout sur la musique du film "L'aile ou la cuisse" et avec un argument marketing fort : "C'est avec les meilleures chaînes qu'on fait les meilleurs télés". puremedias.com vous propose de découvrir ce film publicitaire.



Canal+ lance une offre de mini-séries payantes pour mobile



Le groupe Canal+ lance aujourd'hui son application Studio+, un bouquet de séries courtes exclusivement sur mobile, visant notamment les jeunes, qui délaissent de plus en plus la télévision.
Quinze séries vont être disponibles, pour 4,99 euros par mois sans engagement, a annoncé jeudi Dominique Delport, président de Vivendi Content. Avec à chaque fois 10 épisodes de 10 minutes, ces séries, visibles hors-ligne, entendent s'adapter aux temps de trajet en transports en commun.
Canal+, dont le nombre d'abonnés ne cesse de chuter, fait le pari que des spectateurs lassés de la télévision, notamment les jeunes, seront prêts à s'abonner pour ces contenus sur mobile. Les abonnés de Canal+ y auront accès pour 1,99 euro par mois.
A l'affiche pour le lancement de cette application, des séries d'action et de science-fiction, très rythmées, dont la comédie d'aventure française "T.A.N.K", l'histoire de tueurs à gages "Kill Skills", ou encore une comédie romantique autour d'une skateuse américaine, "Joy".
Canal+ promet d'ajouter une nouvelle série par semaine, pour un total de 25 séries originales et 25 acquisitions par an, mais aussi quelques documentaires. Avec un budget d'environ 35 millions d'euros par an pour 2016 et 2017, et des séries traduites en six langues, Studio+ veut aussi démontrer la force de frappe internationale du groupe Vivendi, propriétaire de Canal+.
Studio+ a déjà été lancée au Brésil avec l'opérateur mobile Telefonica, et a séduit 20.000 abonnés depuis le mois d'octobre. L'application devrait bientôt être disponible dans d'autres pays d'Amérique latine, dans d'autres pays d'Europe, à commencer par l'Italie, et en Amérique du Nord.
L'application a été conçue par Watchever, la filiale allemande de vidéo à la demande du groupe Vivendi, dont la fermeture est prévue pour la fin de l'année.
"Les gens ont l'habitude de payer sur mobile. Notre pari est de créer ce réflexe pour les séries", a souligné Dominique Delport en citant Gameloft, l'entité de Vivendi qui développe des jeux pour mobiles, dont certains sont payants.
Vivendi n'est pas le seul groupe à faire ce pari : Studio+ devrait bientôt faire face à l'application Blackpills, imaginée par des co-fondateurs de Deezer et d'Allociné, soutenue par Xavier Niel, et pour laquelle Luc Besson a préparé une première série.
Canal+ n'a pas donné d'objectifs de vente pour cette application, mais des offres spéciales proposées par les opérateurs Orange et Bouygues Telecom devraient aider à la diffuser début 2017.


**Contenu caché: Cliquez sur Thanks pour afficher. **