les enjeux de 2018
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C’est devenu une tradition chaque début d’année, nous vous proposons un état des lieux des dossiers chauds en matière de droits TV qui alimenteront les mois à venir. Et l’on ne devrait pas s’ennuyer une fois encore, à tous les niveaux.
FOOTBALL
– Ligue 1 & Ligue 2 (2020-2024) : Même si l’échéance de l’actuel contrat plaide pour un appel d’offres en 2019, le sujet de la prochaine consultation de la ligue pour la Ligue 1 (et la Ligue 2) ne devrait pas quitter les conversations cette année. Pour preuve, les dernières indiscrétions au sein de la LFP rapportées par l’Équipe évoquent l’automne 2018 après avoir successivement parlé de l’automne 2017 et du printemps 2018.
– Euro 2020 (et 2024 ?) : L’UEFA a déjà commencé à vendre le prochain Euro au travers du continent (par exemple en Allemagne). La France ne devrait pas tarder, après le succès de l’édition 2016 pour TF1 et M6. L’incertitude demeure quand à la présence de l’édition 2024 encore non attribuée, qui aura la particularité de se situer entre la Coupe du monde de Rugby 2023 et les Jeux Olympiques 2024 en France qui vont peser sur les porte-monnaies des chaînes gratuites.
– Équipe de France (2018-2022) : On attend toujours la confirmation du secret de polichinelle qu’est le partage M6/TF1, confirmé en interview par les deux patrons des chaînes. En même temps que l’Euro ?
– Liga (2018-2021) : Le Clasico vient d’offrir en cette fin d’année une audience record à beIN SPORTS, 977.000 téléspectateurs en moyenne un samedi 13h. De quoi rappeler à la chaîne l’importance de ce droit alors qu’il faudra désormais vivre sans Ligue des Champions. Prix du contrat actuel, 33 millions d’euros.
– Série A (2018-2021) : Autre négociation du printemps, le championnat italien est moins vendeur, mais offre néanmoins une quantité non négligeable de matchs européens. Outre beIN SPORTS, actuel diffuseur, son coût contenu pourrait intéresser par exemple Eurosport ou Altice/SFR.
– FA Cup & Community Shield (2018-) : Les droits du football anglais en dehors de la Premier League sont actuellement détenus par beIN SPORTS. Les droits internationaux ont été répartis sur la période 2018-2024 à IMG et Pitch International, ce dernier gérant notamment l’Europe de l’ouest, contre près de 150 M€ par saison. Il faudra donc sortir le chéquier pour conserver les rencontres des très vendeurs clubs anglais. A noter que les droits de l’équipe nationale pour les matchs amicaux à domicile, de la Carabao Cup (Coupe de la Ligue) et de la D2 devraient également être remis en jeu.
– Coupe d’Espagne (2018-2021) : beIN diffuse la compétition, à l’exception de la finale, sur Canal+. La chaîne cryptée dispose également de la Supercoupe d’Espagne et des matchs amicaux à domicile de la Roja.
– Coupe d’Italie (2018-2021) : C’est Eurosport qui diffuse actuellement les matchs, mais cela pourrait intéresser beIN, SFR comme Canal+. La Supercoupe est également dans le deal à réaliser.
– Coupe d’Allemagne (2018-2021) : Dernier droit football annexe à vendre cet été, la coupe d’Allemagne est actuellement sur beIN SPORTS. Le groupe qui a renouvelé cette saison la Bundesliga est logiquement favori sur ce dossier comprenant au passage les matchs amicaux à domicile des actuels champions du monde.
– UEFA Youth League (2018-2021) : La compétition est arrivée sur le groupe Canal en 2015. Logiquement, avec le nouveau cycle médias de l’UEFA pour ses compétitions européennes, la diffusion est remise en jeu. La chaîne cryptée, dépossédée de la Champions League, conservera-t-elle ces quelques matchs en journée les semaines de Coupe d’Europe ?
– Premier League (2019-2022) : Sauf surprise, ce sera le grand rendez-vous de l’automne. Canal+, dépossédé de son dernier grand championnat européen à la surprise générale par Altice, pourrait bien le récupérer, profitant de l’investissement consenti par l’actuel diffuseur pour la Champions League. A moins qu’un 3e acteur vienne renverser la table.
– Major Soccer League (2019-) : L’actuel contrat avec Eurosport se termine à l’issue de l’année civile 2018.
RUGBY
– Coupe du monde 2019 (et 2023 ?) : Pour la prochaine édition, ne manque que la confirmation officielle du deal de TF1. L’enjeu reposera sur une éventuelle sous-licence à d’autres acteurs. Pour l’édition 2023 en France, seule une double annonce 2019-2023 de la part de TF1 est envisageable.
HANDBALL
– Championnats du monde 2019 : Après les succès des éditions 2017, les acteurs devraient s’intéresser aux prochains mondiaux. En tête, beIN SPORTS et TF1 qui ont profité pleinement des éditions 2015 et 2017. Le retour à une commercialisation classique par agence après l’achat par beIN Media Group en 2015 devrait offrir de nouvelles possibilités, telle qu’une implication plus marquée des acteurs en clair ou un retour de Canal+ dans le milieu.
– Lidl Starligue (2019-) : Le partenariat avec beIN SPORTS arrive à son terme à l’été 2019. Une consultation est logiquement à envisager dès cette année, alors que les chaînes en clair s’intéressent de plus en plus à ce sport telles que la chaîne l’Équipe qui s’est offerte les Coupes de France.
VOLLEY-BALL
– Ligue A (2018-) : La Ligue nationale de Volley a cédé en 2015 les droits au groupe L’Équipe pour 3 saisons, s’assurant un minimum de 24 matchs par saison en clair. Cet été sera remis en jeu ce partenariat avec pour objectif de trouver le meilleur canal de développement pour une discipline peu médiatique.
– FIVB Nations League (2018-) : La Ligue Mondiale va évoluer cet été avec une centralisation autour d’IMG des droits médias. beIN SPORTS qui diffusait jusqu’à présent les rencontres des bleus devra discuter auprès de l’agence, avec le risque de voir émerger la concurrence de la chaîne L’Équipe et de SFR Sport.
TENNIS
– Wimbledon (2019-) : Plus qu’une édition du plus prestigieux des grands chelems reste à diffuser pour beIN SPORTS. Le concurrent le plus coriace pourrait être Eurosport, détenteur des 3 autres grands chelems.
– ATP Tour (2019-) : Mais le plus gros dossier tennis sera l’ensemble des tournois ATP 500 et 1000 à acquérir dès la saison 2019. Pour rappel, beIN SPORTS dispose de ce contrat, moins des éditions de Paris Bercy et Monte Carlo préemptées par Canal+ en tant que diffuseur hôte suite à des accords avec les organisateurs qui expirent également fin 2018.
SPORTS MÉCANIQUES
– Moto GP (2019-) : Actuellement diffusé par Eurosport, le championnat réalise de belles audiences pour la chaîne, notamment portées par la présence de français aux belles places. Par ailleurs, France Télévisions dispose des droits en clair du Grand Prix de France. Il faudra donc renouveler tout cela à l’issue de l’année civile 2018.
JEUX OLYMPIQUES
Si une sous-licence des Jeux d’hiver 2018 parait désormais impossible pour France Télévisions, Discovery discute avec l’ensemble des acteurs concernant l’édition 2024 à Paris. Le groupe a de grands espoirs financiers à une heure où l’ensemble des rédactions se serrent la ceinture, notamment France Télévisions, avec un budget du service des sports amputé de 12 millions d’euros en 2018. L’issue des négociations devrait cependant être pour cette année.
FOOT US
– NFL (2019-2022) : beIN SPORTS diffusera les derniers play-offs de l’actuel contrat en ce début d’année, comme W9 pour la sous-licence du Superbowl. La principale concurrence viendra de SFR Sport, qui diffuse actuellement les championnats universitaires américains. En 2015, le dossier avait traîné jusqu’à l’aube du début de la saison. Difficile encore de savoir quand nous serons fixés sur ce dossier si ce n’est le fait que ce sera avant l’automne.
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