Les femmes continuent d’être victimes de violences
Oran
le 06.10.16 | 10h00
Rien que pour le mois de septembre dernier, 71 femmes battues ont été admises à la cliniqueLa cellule de communication et de prévention de la polyclinique
Jean Kraft, du centre-ville d’Oran, pour des soins et un soutien psychologique.
Les violences faites aux femmes inquiètent
Jean Kraft, du centre-ville (Miramar), assure la prise en charge des
femmes battues. Rien que pour le mois de septembre dernier,
71 femmes battues ont été admises dans cette clinique pour des soins
et un soutien psychologique. En effet, par le biais de son centre
intermédiaire de santé mentale EL Kalima, qui relève de l’EPSP Front
de Mer, nous avons appris qu’en plus de la prise en charge médicale
de ces femmes victimes de violences, le corps médical et les agents
paramédicaux de cet établissement organisent au profit des victimes
des entretiens et des séances psychologiques ainsi que des thérapies
de famille. Sur ce plan, l’on saura que durant les 9 derniers mois de
l’année, le centre El Kalima a assuré la prise en charge de 900 personnes
dont 735 enfants en butte à des problèmes familiaux, de scolarité ou
sociaux. Notons que la wilaya d’Oran s’est dotée, en septembre dernier,
d’un nouvel organisme, en l’occurrence Aswat Dz, qui a pour but,
notamment, de sensibiliser et lutter contre la violence faite aux femmes.
Ce projet, mis en place par l’association Action et promotion sociale et
culturelle (APROsCH Chougrani), appuyée par l’Agence de développement
social (ADS), est financé par l’Union européenne à travers l’Instrument
européen pour la démocratie et les droits de l’homme. Selon les derniers
chiffres divulgués officiellement par des instances reconnues, il y a eu,
entre 2014 et 2015, 4000 cas de violences faites aux femmes au niveau
national, et pas moins de 150 cas pour la ville d’Oran durant l’année 2015.
«Mais, ces chiffres ne veulent pas dire grand-chose, comme l’a expliqué
Nafissa Lahrache, la présidente du mouvement féminin algérien de
l’association Femmes en communication, lors d’une rencontre organisée à
Oran en novembre 2015, car peu de femmes se rendent dans les
commissariats en vue de déposer une plainte contre leurs agresseurs qui
sont souvent leurs maris.» Dans un autre registre, dans le cadre de la
campagne de prévention et d’information sur le cancer du sein, lancée
depuis le début de ce mois, l’EPSP Front mer participe à une exposition
au profit du grand public organisée à proximité de la direction de wilaya
de la santé. La direction de l’EPSP a mobilisé toute une équipe médicale
pour des visites, des contrôles et des actions de dépistage auprès de
la gent féminine durant ce mois.
T. K.




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