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    Post La loi enfin publiée

    A la une/Actualité_Violences faites aux femmes
    le 01.02.16 | 10h00

    La loi enfin publiée
    Le texte, qui a été entériné par l’Assemblée populaire nationale (APN)
    en mars dernier, avait été bloqué durant de longs mois au niveau du Conseil de la nation
    à cause, notamment, des pressions exercées par des courants islamo-conservateurs.

    Après des mois d’attente et de polémiques, l’amendement apporté au code pénal, portant essentiellement
    sur la protection des femmes contre toutes les formes de violence, a été publié au Journal officiel daté
    du 30 décembre dernier. Il entre donc en application à partir de cette date.
    La loi, qui avait été entérinée par l’Assemblée populaire nationale (APN) en mars dernier, avait été bloquée
    durant de longs mois au niveau du Conseil de la nation à cause, notamment, des pressions exercées par
    les courants islamo-conservateurs qui ont crié au scandale, reprochant aux autorités d’avoir «importé»
    une loi qui «risque de disloquer» la famille algérienne.

    Le ministre de la Justice, Tayeb Louh, a défendu bec et ongles une loi qui, dit-il, vise surtout à protéger
    la femme qui subit des violences en tous genres. Mieux, dans la loi, il n’y a pas que la femme qui est protégée
    elle porte également sur la protection de la famille, puisqu’elle évoque la «violence sur conjoint», ce qui peut
    s’appliquer aux deux conjoints. «Est puni d’un emprisonnement d’une année à trois ans quiconque commet
    contre son conjoint toute forme de voies de fait, ou de violence verbale ou psychologique répétée, mettant
    la victime dans une situation qui porte atteinte à sa dignité ou à son intégrité physique ou psychique»,
    stipule la loi dans son article 266 bis. «L’état de violence conjugale peut être prouvé par tous
    les moyens», ajoute le texte.
    Mieux, l’amendement apporté au code pénal introduit une révolution dans
    l’arsenal juridique national. Il protège également les femmes agressées sur la voie publique.
    «Est puni d’un emprisonnement de 2 à 6 mois et d’une amende de 20 000 à 100 000 DA, ou d’une de
    ces deux peines, quiconque importune une femme dans un lieu public, par tout acte, geste ou parole portant atteinte
    à sa pudeur», précise, dans ce sens l’article 233.
    Dans ce cas et outre les amendes qui peuvent aller jusqu’à 300 000 DA,
    les personnes ayant commis de telles infractions risquent un emprisonnement qui peut aller jusqu’à 3 années.

    Dans l’article 341, la loi réprime également le harcèlement sexuel, dont l’infraction est définie pour la première fois.
    «Est réputée avoir commis l’infraction de harcèlement sexuel et sera punie d’un emprisonnement d’un à trois ans
    et d’une amende de 100 000 à 300 000 DA toute personne qui abuse de l’autorité que lui confère
    sa fonction ou sa profession en donnant à autrui des ordres,en proférant des menaces, en imposant des contraintes
    ou en exerçant des pressions dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle».
    Il reste maintenant à savoir comment les tribunaux vont appliquer la loi.

    Ali Boukhlef
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    Post Le combat d’une victime de harcèlement sexuel

    A la une Actualité_Un cadre d’Anesrif devant la justice dimanche prochain
    01 Février 2016

    Le combat d’une victime de harcèlement sexuel
    Le tribunal de Rouiba a reporté le procès du directeur des ressources humaines
    de l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif)
    poursuivi pour harcèlement sexuel à l’encontre de D. R., chargée du secrétariat de l’entreprise.
    L’affaire est reportée au 7 février, apprend-on auprès de l’avocat de la victime,
    rencontré hier au tribunal de Rouiba.

    La victime effondrée, une veuve de 51 ans, mère de deux enfants, place tous ses espoirs
    dans le système judiciaire pour lui rendre sa dignité. Elle confie que sa vie professionnelle
    a basculé le jour où elle a décidé de refuser de se soumettre à la loi du silence et de recourir
    à la justice pour la délivrer de son calvaire en dénonçant les avances malsaines
    d’un responsable de l’agence qui l’emploie depuis plus de 5 ans.

    Après le non-aboutissement de sa requête au niveau interne (elle l’avait déposée auprès de
    la direction générale), la victime a décidé de porter plainte pour dénoncer son harceleur.
    Les premières convocations devant la justice de toutes les parties concernées ont accentué
    la souffrance de cette employée qui, après le harcèlement sexuel auquel elle fait face,
    a dû s’armer de patience et de courage pour affronter le harcèlement moral qu’elle subit.
    «Aujourd’hui je suis hypertendue, je souffre de plusieurs maux dus au stress incessant
    et au mal-être que je vis», raconte-t-elle.
    Le refus de la victime de se plier à la loi du silence
    en subissant les avances malsaines de ce responsable est ainsi cher payé ; elle a été écartée
    de son groupe de travail sans aucune tâche professionnelle précise. «On a déplacé mon bureau,
    on ne me donne aucun travail et personne ne m’adresse plus la parole»,
    explique notre interlocutrice en étouffant un sanglot qui trahit le désespoir dans lequel elle se
    trouve depuis presque une année. «Je résiste depuis des mois. Je suis blessée dans ma dignité
    et dans mon amour-propre. Je ne demande qu’à être réhabilitée dans ce droit au respect
    et à la dignité», dit-elle.
    Le réseau Wassila Avife, qui est une coalition de plusieurs associations
    accompagnant les femmes en détresse et les victimes de harcèlement sexuel et autres formes
    de violence, se mobilise autour de cette affaire. Le harcèlement sexuel qui touche de plus en
    plus de femmes actives reste encore tabou dans notre pays. Très peu de victimes osent porter
    une plainte vu les difficultés qui se dressent devant elles pour que justice leur soit rendue.

    Malgré les amendements apportés au code pénal et le durcissement des dispositions pour lutter
    contre les différentes formes de violence faites aux femmes, les victimes ont toujours du mal
    à déposer plainte. «Les travailleuses ont besoin de la protection de la loi, mais les victimes doivent
    être soutenues pour que les harceleurs soient dénoncés et condamnés. Le processus nécessite
    une mobilisation de toute la société civile, qui doit agir pour que la victime, déjà vulnérable,
    ne reste pas livrée à elle-même», lance Soumia Salhi, militante féministe et syndicaliste venue
    exprimer son soutien à la victime.
    Fatima Arab

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    Post Deux enseignantes agressées sexuellement par un inspecteur

    Scandale dans un lycée à Skikda
    Deux enseignantes agressées sexuellement par un inspecteur

    Publication 09/02/2016 13h41 CET
    Mis à jour 09/02/2016 16h15 CET

    Un inspecteur d'éducation est accusé d'avoir agressé sexuellement deux enseignantes à Skikda,
    poussant la direction de l'Education à envoyer une commission d'enquête à l'établissement,
    a rapporté mardi 9 février le journal El Khabar.

    Scandale dans un lycée à Skikda.jpg

    Les faits de ce scandale remontent à lundi dernier quand l'inspecteur de la matière histoire-géographie
    s'est rendu au lycée Zighoud Youcef à El Harrouch (Skikda) pour une visite d'évaluation
    et d'orientation des deux enseignantes. En tête à tête avec chacune d'elles dans le bureau
    du censeur de l'établissement, explique le quotidien, il a tenté de les agresser sexuellement
    avant qu'elles ne fuient le bureau en criant.

    Le directeur du lycée a par la suite envoyé un rapport détaillé sur l'incident au directeur
    de l'Education de la wilaya. Ce dernier s'est empressé d'envoyer une commission d'enquête sur les lieux.

    L'inspecteur a nié les faits qui lui sont reprochés selon El Khabar, qui cite le rapport de la commission
    rendu lundi 8 février au directeur de l'Education. Les deux enseignantes, selon la même source,
    ont pour leur part réaffirmé avoir été victimes d'agression sexuelle. La direction de l'Education
    n'a pas encore rendu son verdict sur cette affaire.

    Selon une enquête du CLA (Conseil des Lycées d'Algérie) publiée en octobre 2014,
    30% des enseignantes sont victimes de harcèlement sexuel de la part de leurs directeurs ou
    des inspecteurs des matières qu'elles enseignent.

    Les chiffres sur le harcèlement sexuel au travail en général sont encore plus effrayants
    66% des employées du secteur public en sont victimes, selon une enquête réalisée en juin 2014
    par la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'Homme (CNCPPDH)
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    Post Le DRH relaxé

    Citation Envoyé par zadhand Voir le message
    A la une Actualité_Un cadre d’Anesrif devant la justice dimanche prochain
    01 Février 2016

    Le combat d’une victime de harcèlement sexuel

    Le tribunal de Rouiba a reporté le procès du directeur des ressources humaines
    de l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif)
    poursuivi pour harcèlement sexuel à l’encontre de D. R., chargée du secrétariat de l’entreprise.
    L’affaire est reportée au 7 février, apprend-on auprès de l’avocat de la victime,
    rencontré hier au tribunal de Rouiba.

    La victime effondrée, une veuve de 51 ans, mère de deux enfants, place tous ses espoirs
    dans le système judiciaire pour lui rendre sa dignité. Elle confie que sa vie professionnelle
    a basculé le jour où elle a décidé de refuser de se soumettre à la loi du silence et de recourir
    à la justice pour la délivrer de son calvaire en dénonçant les avances malsaines
    d’un responsable de l’agence qui l’emploie depuis plus de 5 ans.

    Après le non-aboutissement de sa requête au niveau interne (elle l’avait déposée auprès de
    la direction générale), la victime a décidé de porter plainte pour dénoncer son harceleur.
    Les premières convocations devant la justice de toutes les parties concernées ont accentué
    la souffrance de cette employée qui, après le harcèlement sexuel auquel elle fait face,
    a dû s’armer de patience et de courage pour affronter le harcèlement moral qu’elle subit.
    «Aujourd’hui je suis hypertendue, je souffre de plusieurs maux dus au stress incessant
    et au mal-être que je vis», raconte-t-elle.
    Le refus de la victime de se plier à la loi du silence
    en subissant les avances malsaines de ce responsable est ainsi cher payé ; elle a été écartée
    de son groupe de travail sans aucune tâche professionnelle précise. «On a déplacé mon bureau,
    on ne me donne aucun travail et personne ne m’adresse plus la parole»,
    explique notre interlocutrice en étouffant un sanglot qui trahit le désespoir dans lequel elle se
    trouve depuis presque une année. «Je résiste depuis des mois. Je suis blessée dans ma dignité
    et dans mon amour-propre. Je ne demande qu’à être réhabilitée dans ce droit au respect
    et à la dignité», dit-elle.
    Le réseau Wassila Avife, qui est une coalition de plusieurs associations
    accompagnant les femmes en détresse et les victimes de harcèlement sexuel et autres formes
    de violence, se mobilise autour de cette affaire. Le harcèlement sexuel qui touche de plus en
    plus de femmes actives reste encore tabou dans notre pays. Très peu de victimes osent porter
    une plainte vu les difficultés qui se dressent devant elles pour que justice leur soit rendue.

    Malgré les amendements apportés au code pénal et le durcissement des dispositions pour lutter
    contre les différentes formes de violence faites aux femmes, les victimes ont toujours du mal
    à déposer plainte. «Les travailleuses ont besoin de la protection de la loi, mais les victimes doivent
    être soutenues pour que les harceleurs soient dénoncés et condamnés. Le processus nécessite
    une mobilisation de toute la société civile, qui doit agir pour que la victime, déjà vulnérable,
    ne reste pas livrée à elle-même», lance Soumia Salhi, militante féministe et syndicaliste venue
    exprimer son soutien à la victime.
    Fatima Arab

    A la une/Actualité_ Affaire de harcèlement sexuel à l’Anesrif
    le 15.02.16 | 10h00


    Le DRH relaxé

    Le directeur des ressources humaines de l’Agence nationale d’études
    et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif),
    poursuivi pour harcèlement sexuel par une employée, a été relaxé hier


    La plaignante, une secrétaire de l’Agence, a décidé de faire appel.

    Le verdict rendu, hier, par le tribunal de Rouiba a suscité
    l’incompréhension des militantes du réseau Wassila qui ont accompagné
    la plaignante. «C’est un coup de massue», estime Mme Djerbal,
    du réseau Wassila, en se référant au réquisitoire du procureur
    qui «était plus juste envers la victime».

    Le procureur avait, rappelle-t-on, requis 6 mois de prison contre
    l’accusé. «Le réseau Wassila a décidé de poursuivre son action
    de mobilisation et de soutien à l’égard de l’employée d’Anesrif
    ainsi que de toutes les victimes de harcèlement sexuel»,
    ajoute Mme Djerbal, qui rappelle que le chemin «est encore long»
    devant les victimes de harcèlement sexuel, malgré les amendements
    introduits dans le code pénal.


    F.A.




    Dernière modification par zadhand ; 15/02/2016 à 12h35.
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    Post Une jeune fille libérée moins d’une heure après son enlèvement

    Une jeune fille libérée moins d’une heure après son enlèvement
    le 24.02.16 | 10h00

    Une jeune fille a été libérée des mains de ses ravisseurs par
    des éléments de la sûreté urbaine de la Chiffa (Blida), qui sont
    parvenus à arrêter les mis en cause moins d’une heure seulement
    après leur forfait, selon les services de la sûreté de wilaya.
    C’est suite au passage d’un véhicule touristique à un barrage
    sécuritaire de la ville de Chiffa, avec à son bord deux jeunes
    gens de 27 et 35 ans et d’une jeune fille de 21 ans qui appelait
    au secours que des policiers en faction ont tenté d’arrêter
    le véhicule, dont le conducteur a pris la fuite en direction de
    la ville de Mouzaïa, a-t-on expliqué de même source. Les ravisseurs
    ont été ensuite obligés d’abandonner leur véhicule avec la fille
    à son bord, prenant la fuite à la vue du déploiement des agents
    de la police à l’entrée de la ville. Suite à quoi, il a été procédé
    à l’arrestation du premier suspect dans cette affaire par les éléments
    de la sûreté urbaine de Chiffa qui ont libéré la jeune fille et
    récupéré l’arme blanche utilisée pour la menacer.
    Son complice a été arrêté plus tard par des éléments de la sûreté
    de Koléa, a indiqué la même source.
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    Post Loi sur la violence faite aux femmes

    A A la une/Loi sur la violence faite aux femmes
    03 Mars 2016
    Quelles suites dans les tribunaux ?

    Depuis le 30 décembre dernier, les violences conjugales,
    le harcèlement de rue, le vol entre époux
    et la dépossession de la femme de ses biens
    sont criminalisés. Les tribunaux
    auront-ils pour autant du pain sur la planche ?
    Le mouvement associatif est sceptique et appelle
    d’abord au changement des pratiques sociales
    et à la mise en place des mécanismes
    pouvant inculquer la notion d’égalité homme-femme.


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    Dernière modification par zadhand ; 03/03/2016 à 10h56.
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    Post L’Algérie enregistre des avancées

    A la une_LUTTE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
    08 Mars 2016

    L’Algérie enregistre des avancées

    L’Algérie semble avoir amorcé un véritable tournant en matière de protection
    de la femme. Les lois jusque-là inadaptées à une réalité qui a fini par prendre
    le dessus, ont enregistré un bond en avant et continuent à progresser au sein
    d’une société qui prend conscience de l’ampleur du désastre.
    Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Le hasard a voulu que la journée du 8 mars coïncide
    avec l’organisation de la 5e Assemblée générale de la Déclaration de la Conférence
    internationale de Kigali, à Alger, portant sur le rôle des organes de sécurité,
    pour mettre fin aux violences, faites aux femmes et aux filles.
    Une rencontre dont les recommandations permettront certainement à l’Algérie
    d’élaborer un plan national contre la violence à l’égard des femmes et des filles.
    Les violences atteignent les femmes dans tous les milieux, dans la vie privée,
    dans les espaces publics comme au travail. Signe d’une discrimination fondée sur
    le sexe et de l’inégalité entre hommes et femmes, ce phénomène continue à prendre
    de l’ampleur en Algérie. La preuve : le nombre croissant des plaintes déposées
    au cours de ces dernières années auprès des structures de la Sûreté nationale par
    des femmes violentées. Selon la chargée du Bureau national de la protection de
    l’enfance, de la délinquance juvénile et de la protection de la femme,
    victime de violences, à la direction de la Police judiciaire,
    Mme Kheira Messaoudène, ce nombre était moins important en 2010 avant de connaître
    en 2013 une hausse d’une moyenne de 7 000 plaintes. «Aujourd’hui, 9 000 plaintes ont été
    déposées par des femmes violentées», précise-t-elle. Soulignant la prise de conscience de
    la part de la société civile et des femmes victimes, elle estime que la nouvelle loi contre
    les violences faites aux femmes permettra d’encourager les femmes agressées ou violentées
    à franchir le pas et à porter plainte. Cette loi témoigne justement d’une prise de conscience
    des politiques après tant d’années de silence. Le projet a d’ailleurs suscité moult remous dès
    son élaboration. Les partis islamistes ont été les premiers à faire de la résistance pour son adoption.
    Résultat : le texte a traîné des mois dans les tiroirs avant d’être adopté. La nouvelle loi contre
    les violences faites aux femmes lève ainsi le tabou des violences subies par les femmes notamment
    au sein du couple. Un important arsenal juridique qui prévient et sanctionne ce phénomène.
    Il permet aux femmes victimes de briser le silence dans lequel elles sont maintenues par
    la crainte de violences répétées.Toutefois, les associations et organisations de défense des droits
    des femmes continuent à plaider pour une loi-cadre afin de compléter la législation algérienne
    dans ce domaine. Cela même si elles relèvent du positif dans l'amendement du code pénal à travers
    la reconnaissance, pour la première fois, des violences contre les femmes comme
    une infraction. Si cette loi ne reflète que la partie répressive, la politique de lutte
    contre les violences faites aux femmes doit être multiforme. L’évolution des mentalités
    et des habitudes devrait être une priorité. Vient ensuite l’école qui doit jouer un rôle dans
    la prévention des violences et la lutte contre des comportements sexistes.
    De même pour les médias qui doivent s’impliquer dans la prévention et l’éducation.
    Ry. N.
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    Post Ban Ki-moon appelle l’Algérie à une tolérance zéro

    A la une/Actualité_Lutte contre les violences à l’égard des femmes
    le 08.03.16 | 10h00


    Ban Ki-moon appelle l’Algérie à une tolérance zéro

    Le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a appelé le Premier ministre,
    Abdelmalek Sellal, à faire en sorte que l’Algérie arrive «à la tolérance zéro
    face aux violences en mettant en place des mesures coercitives et enquêter sur
    toutes les violences pour empêcher l’impunité»
    .
    M. Ban, qui prenait part à l’ouverture,
    hier à Alger, des travaux de la Conférence des chefs de police africains
    sur les rôlesdes services de sécurité dans la lutte contre les violences
    à l’égard des femmes, a également exhorté les hommes à changer
    leurs mentalités,faute de quoi,il n’y aura jamais
    le respect des droits de plus de la moitié du monde…

    Ban Ki-moon insiste sur «une présence féminine importante» dans les rangs de la police africaine.jpg

    C’est un homme détendu et entouré par son équipe, dont Christopher Ross,


    secrétaire général pour le Sahara occidental, mais aussi par le Premier ministre,
    Abdelmalek Sellal, et plusieurs ministres qui a pris part hier à l’ouverture, à Alger,
    des travaux de la 5e Assemblée générale de la Déclaration de Kigali sur le rôle de
    la police dans la lutte contre les violences à l’égard des femmes, organisés par
    la Sûreté nationale. Tantôt en langue française, tantôt en anglais, son discours est
    un réquisitoire contre ce fléau, mais aussi contre «les mentalités des hommes» qui,
    selon lui, «doivent changer, sinon il n’y aura pas de respect pour les droits de plus
    de la moitié de la planète». «Depuis 10 ans, dit-il, je ne cesse de dénoncer
    les violences contre les femmes.
    En 2008, j’ai lancé une campagne contre ce fléau
    à laquelle ont adhéré des dizaines de chefs d’Etat, de chefs de gouvernement,
    de ministres et des millions de citoyens du monde (…). Ce combat est la priorité
    du programme de développement à l’horizon 2030. Il faut parvenir à l’égalité
    des sexes et mettre à l’abri des violences les femmes et les petites filles.»

    Ban Ki-moon a applaudi l’initiative africaine de faire de 2016 l’année des droits
    de l’homme particulièrement ceux des femmes.

    «Les chefs d’Etat ont fixé leur volonté de ne plus accepter les violences
    à l’égard des femmes, de lutter contre toute exploitation ou mutilation sexuelle
    et tout traitement dégradant et inhumain, en ratifiant les conventions internationales
    des droits de l’homme et de lutte contre les discriminations à l’égard des femmes,
    qui viennent ainsi renforcer le droit des femmes à une vie sans violence.»
    Pour le secrétaire général de l’ONU, «le changement n’est possible qu’avec des lois
    et des politiques. Nous devons changer les mentalités des hommes. Si ces derniers
    ne changent pas, il n’y aura pas de respect des droits de l’homme. Sans changement
    des mentalités nous ne pouvons rien faire». Il rappelle les violences qu’ont subies
    les femmes au Liberia, en soulignant : «Les victimes sont souvent silencieuses.

    Elles ont honte de parler de leur souffrance. Elles n’en parlent qu’avec leurs mères.
    Il a fallu l’arrivée de femmes membres des forces de maintien de la paix, pour qu’elles
    en parlent.» Il revient avec émotion sur les violences commises en Centrafrique par
    les membres de la mission onusienne de maintien de la paix. «Lorsque je parle de ces faits,
    j’ai très honte. J’ai d’ailleurs renvoyé le délégué pour la Minusca (Mission des Nations unies
    pour le maintien de la paix en République centrafriquaine, ndlr). J’ai désigné un juge canadien
    pour enquêter. Il a pu obtenir de nombreux témoignages. Nous devons combattre toutes
    les violences que subissent les femmes dans le monde…»

    «Il faut enquêter sur toutes les violences pour empêcher l’impunité»
    Ban Ki-moon insiste sur «une présence féminine importante» dans les rangs de la police africaine.
    Il s’adresse à Abdelmalek Sellal et lui demande de faire en sorte à ce que l’Algérie arrive
    «à la tolérance zéro face aux violences sexuelles et à l’éventail d’autres violences en mettant
    en place des mesures coercitives contre ce fléau
    et d’enquêter sur toutes les violences pour empêcherl’impunité». Dans la foulée,
    il annonce la tenue, les 2 et 3 juin prochain, d’un sommet de responsables
    des services de police, permettant à ces derniers d’échanger les points de vue sur la manière
    de prendre en charge les défis sécuritaires qui se posent à eux.

    Pour sa part, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, souligne la «responsabilité de l’Etat à aller
    contre ces violences, mais aussi contre l’impunité. La présence du secrétaire général de l’Onu
    est un encouragement pour renforcer nos efforts contre les violences. Il est temps de donner
    à l’autre moitié de la société sa place qui lui est consacrée par la Constitution».

    Abondant dans le même sens, le Directeur général de la Sûreté nationale, Abdelghani Hamel,
    insiste sur les différentes initiatives allant dans le sens de la lutte contre les violences à l’égard
    des femmes, en rappelant la Déclaration de Kigali qui, dit-il, doit avoir une «large adhésion»
    au niveau continental afin que «ce fléau fasse partie des priorités des plans d’action d’Afripol
    et incite à un partenariat, dans le but d’assurer un avenir meilleur aux femmes africaines
    dans le cadre de l’égalité des chances et de l’Etat de droit».

    Pour Hamel, la lutte contre les violences à l’égard des femmes «repose certes sur les moyens
    mais aussi sur l’implication des citoyens et des institutions (…). Dans ce cadre, la stratégie de
    la police algérienne dans sa lutte contre ces violences repose essentiellement sur le développement
    des moyens mais aussi sur le renforcement de la confiance des citoyens et la promotion
    du partenariat institutionnel et avec la société civile».

    Le premier responsable de la police algérienne estime que la tenue de cette conférence à Alger
    et sa programmation avec la Journée mondiale de la femme, «se voulaient un hommage à
    la femme africaine et algérienne eu égard aux sacrifices consentis et au combat qu’elle a mené
    durant les différentes étapes de l’histoire de notre pays». Il termine en déclarant que l’institution
    qu’il dirige compte 20 000 femmes dans ses rangs, parmi lesquelles 427
    occupent des postes de commandement.
    Lui emboîtant le pas, l’inspecteur général de
    la police rwandaise et président de la 4e Assemblée générale de la Déclaration de Kigali,
    Emmanuel Kazaka, estime qu’en Afrique, les services de police «doivent se définir en tant
    qu’élément essentiel dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes et plaider pour
    la conjugaison des efforts». «Nous devons nous unir à tous les niveaux, local, régional
    et international et aller au-delà du continent africain.

    Il faut accorder surtout un peu plus d’importances aux situations post-conflits et faire
    des recommandations de la Conférence de Kigali une partie intégrante des politiques
    de service de sécurité». Après ces allocutions d’ouverture, la Direction générale de
    la Sûreté nationale a remis des distinctions au secrétaire général de l’Onu,
    au président de la République et au Premier ministre.

    Les travaux de cette rencontre ont repris en fin de matinée, mais à huis clos.
    Les chefs de police africains devront débattre du rôle de leurs structures dans
    la lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles, échanger les expériences
    et les actes de bonne gouvernance en la matière, avant de clore les débats aujourd’hui
    avec des recommandations devant faire partie de plans d’action contre ce fléau.
    Salima Tlemçani


    Dernière modification par zadhand ; 08/03/2016 à 23h09.
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    Post Loi criminalisant les Violences faites aux femmes

    A la une / Actualité_Loi criminalisant les Violences faites aux femmes
    21 Mars 2016
    Une petite avancée

    Selon l’intervenant qui cite des statistiques officielles, dans certaines communautés, presque 20%
    des femmes sont victimes de violences conjugales dans un pays où la loi est pourtant connue pour sa sévérité.
    Si la loi criminalisant la violence faite aux femmes adoptée récemment, après une année de blocage au
    Conseil de la nation, a agréé les milieux démocrates, en général, et le mouvement féministe, en particulier,
    le Dr Madjid Yesli, médecin de famille au Québec et ancien DSP (directeur de la santé et de la population)
    de Tizi Ouzou au début des années 2000, demeure prudent. Pour lui, entre la théorie et la pratique du terrain,
    il y a loin de la coupe aux lèvres. Il a étayé son propos dans une conférence qu’il a animée, samedi à Montréal,
    à l’invitation de la fondation Tiregwa. L’orateur, qui a disserté sur la violence intrafamiliale, a construit d’emblée
    un plaidoyer pour une communication “non violente” au sein de la famille. L’orateur affirme que cette loi,
    que les milieux conservateurs ont tenté de saborder, notamment au niveau du Sénat, est le fruit du combat
    des femmes démocrates. Il y voit “une petite avancée”, même si M. Yesli ne manquera pas de nuancer son propos.
    C’est que, d’après lui, la clause du pardon contenue dans la loi en question est pour le moins problématique,
    en ce sens qu’elle peut anéantir les maigres acquis arrachés de haute lutte par les femmes.
    Le conférencier suggère une forte mobilisation pour appuyer le mouvement féministe. “C’est le seul moyen,
    en l’absence de volonté politique des pouvoirs publics ; il reste encore du chemin à faire”, explique-t-il
    . L’ancien DSP de Tizi Ouzou, après un long exposé sur la violence conjugale, relève que celle-ci fait des dégâts
    dans les communautés immigrantes, à commencer par la communauté maghrébine établie au Québec.
    À ce propos, il dira que 5,2% des femmes sont violentées au Québec. Ce chiffre est en-deçà de la réalité,
    dans la mesure où, dit-il, la sous-déclaration des cas avérés chez les familles immigrantes est monnaie courante,
    et ce, pour des raisons historiques, culturelles et sociologiques. Selon l’intervenant qui cite des statistiques officielles,
    dans certaines communautés, presque 20% des femmes sont victimes de violences conjugales dans un pays où
    la loi est pourtant connue pour sa sévérité. “À titre indicatif, 6 700 femmes avec leurs enfants ont sollicité des refuges
    à la suite des violences dans leurs foyers”, souligne le conférencier, qui suggère au gouvernement algérien de prendre
    exemple sur le Canada qui consacre un budget de 4 milliards de dollars pour lutter contre les violences faites aux femmes.
    Le numéro vert 911 est un moyen redoutable au Québec. Nombre de femmes algériennes ont dû appeler le 911 à
    la suite des violences dont elles sont victimes. Les auteurs de ces violences finissent par séjourner en prison ou dans
    les commissariats. Même si les chiffres ne sont pas disponibles, il y a, selon des témoignages, des dizaines d’Algériens
    qui ont fait de la prison pour des violences conjugales. Parfois, ces violences débouchent sur le divorce, une autre plaie
    au sein de la communauté nationale établie au Canada

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    Post Une fillette de 13 ans agressée sexuellement à Khadra

    A la une/Actualité_MOSTAGANEM
    03 Avril2016
    Une fillette de 13 ans agressée sexuellement à Khadra

    Une fillette de 13 ans a été agressée sexuellement, les faits se sont déroulés en cette fin de semaine dans
    le douar Dadas relevant de la commune de Khadra. La petite victime aurait croisé un individu qui l’a attirée
    avec des sucreries puis l’a emmenée de force dans un buisson pour lui faire subir d’importantes violences sexuelles.
    L’agresseur présumé qui est âgé de 29 ans a été interpellé le jour même des faits, il est originaire du même patelin
    que la fillette. La famille de la victime et la population de ce douar se disent très soulagées par cette arrestation
    mais restent consternées par ce qui s’est passé à la petite fille. Présenté devant le parquet du tribunal de Sidi Ali,
    le mis en cause a été écroué et répondra de ses actes devant les assises.
    A. B.

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