Florentino Perez, le président du Real Madrid, tiendra une conférence de presse ce lundi, à 19h30. Il y évoquera l’avenir de Rafael Benitez, l’entraîneur qu’il a intronisé cet été et qu’il devrait vraisemblablement maintenir à son poste. Si c'est le cas cela ne va pas faire plaisir aux fans du Real Madrid et à la presse espagnole.




la presse espagnole imagine déjà Benitez "condamné". Elle l’affirmait déjà dimanche matin. Elle en remet une couche ce lundi, à l’image de Marca. Le quotidien madrilène explique que l’ancien coach de Chelsea et de l’Inter Milan ne peut plus diriger ce Real. Que le divorce avec son vestiaire est consommé. Marca avance 4 raisons :

1. Benitez n’est pas "connecté" à ses joueurs : "semaine après semaine, le fossé s’est creusé".

2. "Sa méthode de travail n’est pas appréciée" : Benitez serait trop "obsédé par le travail tactique". Et ne tiendrait pas compte "des sensations" de ses joueurs.

3. Son "empreinte" est incomparable avec celle laissé par Carlo Ancelotti, viré en juin dernier, un an après avoir ramené la dixième Ligue des champions du Real à Madrid.

4. Son soutien affiché au Dr Olmo, aux récents diagnostics contestés, le décrédibilise un peu plus : les joueurs voulaient carrément interdire l’accès du vestiaire au médecin de club.

" Les joueurs ne le supportent plus, ni ceux qui ne jouent pas, ni ceux qui jouent"

Citant un proche du vestiaire, Marca va même plus loin : la rupture dépasserait le simple cas de Benitez. Elle concernerait aussi le staff technique. "Les joueurs ne le supportent plus, ni ceux qui ne jouent pas, ni ceux qui jouent." Désormais, les déjeuners divisent les deux clans. Contrairement à la saison dernière, "le staff technique mange presque seul", écrit Marca.

Symbole de cette fracture, Cristiano Ronaldo cache de moins en moins le peu d’affection qu’il porte à son entraîneur. Dimanche, La Gazzeta Dello Sport allait jusqu’à relater une entrevue entre le Ballon d’Or et Perez. Une entrevue au cours de laquelle le Portugais aurait posé cet ultimatum : "C’est Benitez ou moi !"

Difficile de certifier que cette entrevue a bien eu lieu. Peu probable, aussi, que Florentino Perez la confirme sur les coups de 19h30. Mais le président madrilène se sait critiqué : c’est lui qui a installé Benitez sur le banc merengue cet été. Il a donc décidé de monter en première ligne. Sans doute pour maintenir publiquement sa confiance à son entraîneur. Jusqu’à samedi, ses résultats masquaient la fracture avec le vestiaire.