Maria Sharapova sortie en huitièmes de finale

Maria Sharapova a été stoppée au stade des huitièmes de finale de l'US Open, dimanche, par la Lettonne Anastasija Sevastova (5-7, 6-4, 6-2). La Russe a craqué en fin de match face à une adversaire qui l'a souvent poussée à la faute.
L'US Open 2017 de Maria Sharapova s'est achevé dimanche, en huitièmes de finale. La Russe, remontée à la 146e place mondiale, a été battue en trois sets par la Lettonne Anastasija Sevastova, tête de série n°16 du tournoi américain (5-7, 6-4, 6-2). La joueuse russe, entreprenante et agressive dans le premier set, a rapidement perdu le fil de la rencontre au profit d'une adversaire qui a souvent attendu les fautes de Sharapova (51 fautes directes au total).
Sharapova trop juste
Physiquement trop juste pour tenir trois sets complets, Maria Sharapova a rapidement lâché prise après la perte du deuxième set. Très solide sur son service, Sevastova a eu besoin de quatre balles de matches afin de rallier pour la deuxième année consécutive le stade des quarts de finale de l'US Open. À 7-5 1-0 en sa faveur, Maria Sharapova cruellement manqué de constance, à l'image de jeux de service remportés blancs, suivis de mise en jeu plus compliquées. L'accumulation de fautes directes, fruits de coups parfois beaucoup trop forcés, a complètement remis Sevastova, 17e joueuse mondiale, dans le coup.
Touchée moralement, Sharapova s'est écroulée en début de troisième set en concédant deux breaks. Si sa rivale lui a permis de rester quelque peu dans le match en permettant un retour à 3-1, l'espoir n'était pratiquement plus permis avec un troisième break concédé de la part de l'ancienne n°1 mondiale (5-2). Sharapova a tout de même fait preuve d'une belle ténacité en écartant trois balles de match mais la solidité au service de Sevastova (76% de points remportés sur 1er service) a finalement fait la différence. Et montré à la Russe le chemin qui lui reste à parcourir pour retrouver son meilleur niveau.




Sloane Stephens en quarts de finale


L'Américaine Sloane Stephens s'est qualifiée dimanche pour les quarts de finale de l'US Open en venant à bout de l'Allemande Julia Goerges (6-3, 3-6, 6-1).
Devant son public, l'Américaine Sloane Stephens s'est qualifiée dimanche pour les quarts de finale de l'US Open en dominant l'Allemande Julia Goerges, tête de série n°30 (6-3, 3-6, 6-1). Classée au 83e rang mondial, Stephens a mieux débuté la rencontre, réussissant le break à 3-2 en sa faveur dans le premier set. Un avantage conservé pour empocher la manche 6-3 sur une quatrième balle de set. Remontée, Goerges a rapidement creusé l'écart (3-0) pour revenir à hauteur de son adversaire et disputer un troisième set.
Plus solide sur son service et notamment sur deuxièmes balles (68% de points marqués), Stephens a profité des nombreuses erreurs de Goerges (43 fautes directes) pour dominer l'ultime acte sans trembler (6-1). Au prochain tour, elle retrouvera la Lettonne Anastasija Sevastova, tombeuse de Maria Sharapova.



Lucas Pouille éliminé par Diego Schwartzman en huitièmes de finale

Dernier Français en lice à l'US Open, Lucas Pouille a été éliminé dimanche en huitièmes de finale par l'Argentin Diego Schwartzman (7-6 [3], 7-5, 2-6, 6-2).
Le masque de frustration affiché par Lucas Pouille au moment d'aller serrer la main de l'Argentin Diego Schwartzman, dimanche, en huitième de finale de l'US Open, en disait long sur l'impuissance ressentie par le Français dans un match qu'il n'a jamais maîtrisé. Battu en quatre sets (7-6 [3], 7-5, 2-6, 6-2), le 20e joueur mondial laisse ainsi son adversaire rallier les quarts de finale où il affrontera l'Espagnol Pablo Carreno-Busta (n°12).
«La pire erreur serait de me projeter et de me dire qu'il y a la place pour aller en finale», avait livré Pouille dans nos colonnes avant d'aborder ce huitième de finale. Une déclaration en guise de réponse à ceux qui insistaient pour lui rappeler que sa partie de tableau était extrêmement ouverte, et pouvait lui promettre une place en finale. Sur le Grandstand de New York, le Nordiste n'a pas vraiment eu le temps de s'imaginer aller plus loin que son match du jour. S'il a semblé avoir le plus de maîtrise technique et le bagage pour déstabiliser son adversaire, le Tricolore a trop souvent gâché dans les moments clé pour gagner sa place en quart de finale, stade qu'il avait atteint l'année dernière après avoir battu Rafael Nadal en huitièmes.
Des breaks, aucune stabilité
Le principal constat de ce match frustrant restera l'incapacité de Pouille à se mettre à l'abri dans les deux premiers sets, alors qu'il avait breaké le premier. À 3-1 en sa faveur en début de match, il a complètement craqué sur son service pour laisser revenir Schwartzman. Poussé à disputer un tie-break, Pouille, tête de série n°16, a offert son service d'entrée de jeu décisif, et ne l'a jamais récupéré.
Pas vraiment abattu par ce contretemps, le Français a entamé la deuxième manche comme la première, en conquérant. Break à 1-1, débreak dans la foulée puis nouveau break (3-2) ont laissé espérer qu'il avait trouvé un moyen de faire douter le tombeur de Marin Cilic au tour précédent. Finalement, l'Argentin est revenu à 4-4 et a même surpris son vis à vis en le pressant à 6-5. Une seule opportunité de break/set a suffi pour comprendre que mené 2 sets à rien, Lucas Pouille semblait de moins en moins en mesure d'aller chercher la qualification.
Un pépin physique pour un bref sursaut
Euphorique et sur un nuage, Diego Schwartzman n'avait pas beaucoup de chose à se reprocher dans le match. Il a surtout agressé Pouille sur ses deuxièmes balles (41% de points seulement pour le Tricolore) et l'a souvent poussé à la faute (46 fautes directes à 37). Il a finalement fallu une alerte à la cuisse pour que l'Argentin offre un semblant d'espoir à son rival. Gêné, Schwartzman a rapidement lâché le troisième set. À 5-2 contre lui, il a demandé un temps médical avant de laisser Lucas Pouille tranquillement réduire l'écart (6-2), sans forcer.
Alors qu'il aurait pu profiter de ce moment de flottement pour prendre l'ascendant, Lucas Pouille a, au contraire, subi de plein fouet le regain de confiance de son adversaire dans le quatrième set. Et pourtant, encore une fois, il avait réussi à breaker en premier (2-1). Dans la foulée, Schwartzman est revenu au contact et a appuyé un peu plus ses frappes pour pousser à la faute. Tête baissée, Pouille a encaissé et s'est effondré. Son opposant a inscrit les cinq derniers jeux du match, achevé sur une double faute. Il n'y a plus de Français à l'US Open, et, à l'image de la plupart de ses compatriotes, Lucas Pouille a laissé une impression de rendez-vous gâché alors que les opportunités ne manquaient pas dans cette édition du tournoi américain.




Maria Sharapova se souviendra de son retour en Grand Chelem

Suite des huitièmes de finale lundi avec notamment Rafael Nadal (n°1) et Roger Federer (n°3) chez les hommes. Le Suisse aura les honneurs de la Night Session, tout comme Elina Svitolina (n°4) chez les femmes.
«Comment jugez-vous votre premier tournoi du Grand Chelem depuis votre retour?
Ça a été un super parcours la semaine dernière. C'est dur juste après une défaite de pouvoir évaluer tout ce qui s'est passé de positif dans les huit ou neuf derniers jours. Mais je peux en tirer beaucoup de choses. C'était bien de pouvoir enfin jouer un Majeur. C'était une opportunité incroyable, j'en suis reconnaissante et j'ai fait de mon mieux.
Vu le peu de matches que vous aviez avant d'arriver à New York, la fatigue a-t-elle joué un rôle dans votre défaite?
Je crois que j'ai laissé le match devenir physique, je n'ai pas été assez agressive dans le deuxième set autant que dans le premier. J'ai fait un pas en arrière et je lui ai donné le temps de dicter le jeu, de ramener plus de balles.
Quelles indications ce tournoi vous donne-t-il pour la suite?
Il y a eu tellement de choses positives. Jouer quatre matches, devant beaucoup de public, juste me battre sur le terrain, être dans cet environnement... C'est ce qui m'avait manqué. On ne peut pas retrouver la même chose ailleurs. Lundi (face à Halep au premier tour), c'était spécial pour moi. Je m'en souviendrai toute ma vie.»


Lucas Pouille ressentait « beaucoup de tristesse » après sa défaite en huitièmes de finale

Très touché par sa défaite en quatre sets contre Diego Schwartzman (7-6 (3), 7-5, 2-6, 6-2), Lucas Pouille n'a pas caché sa déception de ne pas avoir saisi ses nombreuses occasions.
« Lucas Pouille, quel est votre premier sentiment ?
Beaucoup de tristesse. Je passe à côté d'une occasion même si je sais que c'est un très bon joueur de tennis. J'aurais pu faire un meilleur match et à chaud, ce n'est pas toujours évident d'être lucide. Là, c'est beaucoup de tristesse et de déception.
Est-ce la défaite la plus frustrante de votre carrière ?
Je ne sais pas. Il y a beaucoup de défaites qui sont dures à digérer. Je pense que celle-là en fera partie. C'est sûr qu'il y avait un coup à jouer, je n'ai pas réussi à saisir l'opportunité mais c'est un très bon joueur.
Que s'est-il passé en fin de match ?
Je ne sais pas. Ce n'est pas très facile de jouer contre un adversaire dont on ne sait pas trop ce qu'il a. A la fin du troisième set, il se met à ne plus aller chercher de balles. Il doit se faire mal (bas du dos, adducteurs) aux alentours de 4-2 ou 5-2. Le dernier jeu, il n'essaie même pas de retourner. Après, je suis partagé entre la mettre dedans et être agressif, je perds le rythme, ça me tend et je n'arrive plus du tout à rester dans le match.
Lui, ça allait de mieux en mieux. Moi, je me suis pris la tête tout seul et c'est dommage. Mais ça ne joue pas non plus qu'au quatrième. Les deux premiers sont importants. J'ai le break tôt dans le premier et je n'arrive pas le tenir. Dans le deuxième, j'ai deux fois le break et je n'arrive pas à les garder une fois. Sur les débuts de set, je pense être un peu meilleur et je n'arrive pas à garder cet avantage.
« La Coupe Davis ? Si je suis sélectionné, j'arriverais à switcher et à penser à autre chose »
Comme contre Donaldson au deuxième tour, vous avez connu des difficultés à « garder votre adversaire la tête sous l'eau ». Le problème se situe là ?
Il retourne bien, il fait beaucoup jouer, il bouge bien et il contre bien. Mais c'est vrai que si j'avais réussi à mieux servir dans les moments importants, être plus opportuniste et agressif et à garder la main sur l'échange à chaque fois où je l'ai breaké, ça aurait fait une différence. C'est probablement une piste de travail à explorer. Maintenant il faut se tourner vers la suite.
Est-ce difficile de basculer tout de suite sur une probable demi-finale de Coupe Davis ?
Si je suis sélectionné, j'arriverais à switcher et à penser à autre chose. C'est un peu notre sport. Toutes les semaines, il y a un nouveau départ. D'autres sportifs se trouent aux Jeux Olympiques et doivent attendre quatre ans. Nous, on a des objectifs qui arrivent très rapidement après des déceptions, il faut se relancer. »




Kevin Anderson s'en sort face à Paolo Lorenzi et se qualifie en quarts de finale

Kevin Anderson a mis fin à la belle aventure de l'Italien Paolo Lorenzi en huitièmes de finale (6-4, 6-3, 6-7 (4), 6-4). Le Sud-Africain est qualifié pour le deuxième quart de finale de Grand Chelem de sa carrière.
Paolo Lorenzi a quitté le court Louis Armstrong avec un grand sourire. Pourtant, il venait de s'incliner en huitièmes de finale contre Kevin Anderson (6-4, 6-3, 6-7 (4), 6-4). Mais l'Italien vient de vivre le plus beau parcours de sa carrière en Grand Chelem, à trente-cinq ans, et ne peut nourrir aucun regret sur sa défaite, tant elle est logique.
A l'exception du tie-break du troisième set et du début du quatrième, Anderson a toujours été au-dessus de son adversaire, s'appuyant sur son excellent service (18 aces) et sa puissance en coup droit. « C'était très difficile, a reconnu le Sud-Africain de trente et un ans à la fin de la partie. J'ai très bien commencé, j'ai imposé mon jeu. Mais je connais Paolo depuis longtemps, c'est un très bon joueur, il s'accroche jusqu'au bout, il m'a poussé dans mes retranchements. »
Anderson disputera mardi, contre Mischa Zverev ou Sam Querrey, le second quart de finale d'un Majeur de sa carrière. Le premier, c'était déjà à Flushing Meadows, il y a deux ans. A l'époque, il s'était incliné contre le Suisse Stan Wawrinka (6-4, 6-4, 6-0). « C'est très spécial pour moi de jouer à l'US Open, a-t-il expliqué.
J'ai de la famille qui vit dans la région, et des amis sont venus me supporter. C'était fantastique. Je suis heureux de pouvoir jouer un autre match ici. »



Épatante Kvitova, qualifiée pour les quarts de finale de l'US Open après son succès contre Muguruza



Moins de neuf mois après son agression, Petra Kvitova s'est brillamment qualifiée pour les quarts de finale en battant 7-6 (3), 6-3 la grande favorite Garbine Muguruza.
Tout le monde connaît son talent. Quand Petra Kvitova joue bien, elle devient plus que redoutable. Depuis le début du tournoi, la Tchèque a retrouvé son niveau de jeu et elle l'a confirmé en battant 7-6 (3), 6-3 Garbiñe Muguruza en huitièmes de finale. La 3e mondiale a été la première à reconnaître la qualité de son adversaire : « Elle a été supérieure aujourd'hui (dimanche). Elle a vraiment bien joué avec beaucoup de coups gagnants. Elle a très bien servi, notamment dans les moments importants. Elle a bien frappé son coup droit, bien bougé, elle a réalisé une très bonne performance. Je n'ai pas le sentiment d'avoir mal joué, elle a juste très bien joué. Mais c'était un très bon tournoi pour moi, pas seulement le tournoi mais l'été. Je suis très heureuse.»
Lors de cette nouvelle brillante prestation, Petra Kvitova a juste connu quelques ratés en début et fin de match. Il lui a fallu attendre de sauver trois balles de 5-1 pour entrer dans la partie. A partir de là, elle a joué sa meilleure partition avec ses coups droits décroisés, ses volées déposées, ses revers croisés et ses services slicés de gauchère qui mettent au supplice toutes ses adversaires depuis une semaine. Le tout à une vitesse supersonique et avec un jeu de jambes de nouveau plus alerte sous une température frisquette qui n'est pas pour lui déplaire.
Kvitova : « C'était un gros combat »
De son côté, l'Espagnole qui reste en course pour la première place mondiale mais n'a plus son destin en main, a subi et sa belle confiance glanée cet été s'est étiolée au fil des coups gagnants adverses (24 au total). Lors de cette rencontre d'excellente qualité, elle peut juste regretter la fin de match où la 14e mondiale a vu la tension la rattraper. « J'étais un peu tendue. Tu peux juste rêver de ça mais quand tu y es, c'est différent, a avoué l'ancienne numéro 2 mondiale. C'est encore une expérience. » Deux fautes de coup droit l'ont condamnée et ont offert à Petra Kvitova, qui n'a toujours pas perdu un set, son deuxième quart de finale à l'US Open (2015, le premier) face à Venus Williams. « C'était un gros combat. J'ai été agressive et mon service de gauchère m'a aidée. »
Moins de neuf mois après sa terrible agression où elle a cru sa carrière brisée, la Tchèque est revenue à son meilleur niveau. « J'ai changé ma façon de voir les choses. Je n'avais pas d'attentes particulières ici, contrairement à Wimbledon où j'ai gagné deux fois, a-t-elle expliqué. C'est sûrement la raison pour laquelle j'ai joué plus relâché et plus libre. » Si elle n'a pas encore récupéré totalement l'usage de sa main gauche et garde un grand traumatisme, elle revit sur le court et peut encore espérer soulever un troisième trophée du Grand Chelem après deux à Wimbledon. Mais elle devra écarter au prochain tour Venus Williams, autre exemple de résilience et d'abnégation.




Le programme de lundi
Arthur Ashe Stadium

À partir de 17h00, heure française
Karolina Pliskova (RTC/n°1) - Jennifer Brady (USA)
Rafael Nadal (ESP/n°1) - Alexandr Dolgopolov (UKR)
CoCo Vandeweghe (USA/n°20) - Lucie Safarova (RTC)

Pas avant 1h00

Roger Federer (SUI/n°3) - Philipp Kohlschreiber (ALL/n°33)
Elina Svitolina (UKR/n°4) - Madison Keys (USA/n°15)

Louis Armstrong Stadium

À partir de 17h00

Match à déterminer
David Goffin (BEL/n°9) - Andrey RUblev (RUS) 0-
Daria Kasatkina (RUS) - Kaia Kanepi (EST)

Grandstand

À partir de 17h00

Trois matches à déterminer
Juan Martin Del Potro (ARG/n°24) - Dominic Thiem (AUT/n°6)