Nadal envoie un message avant Roland-Garros_17/04/2016 à 18h45


L’Espagnol a confirmé son retour au sommet pour, malgré une farouche résistance du Français, remporter une 9e couronne à Monte-Carlo, 7-5, 5-7, 6-0.
Le rêve est passé. Gaël Monfils n’accrochera pas le premier Masters 1000 de sa carrière à son palmarès. Il y a pourtant cru pendant deux sets très accrochés contre le revenant Rafael Nadal. Plus de deux heures d’un combat acharné, intense les deux joueurs se rendant coup pour coup. Le Français perdait le premier 7-5, arrachait le deuxième sur le même score. Avant de complètement craquer. L’Espagnol confirmait alors qu’il était bien sur le chemin de la grande forme, augmentant encore d’un cran la violence de ses frappes pour anéantir les espoirs du Français, le broyer 6 à 0 et ainsi glaner un titre de plus, le 68e (le 48e sur terre battue) le jour où il disputait sa 100e finale.
Mais, en fait, ce sacre sur la terre ocre monégasque est bien plus qu’une nouvelle ligne à son immense palmarès. Il marque la fin de deux saisons noires, marquées par les blessures et les contre-performances. Il signe le retour au sommet de l’Espagnol sur sa surface de prédilection. Nadal n’avait plus régné sur la terre battue depuis son neuvième triomphe à Roland-Garros il y a bientôt deux ans. D’où un immense soulagement et une émotion palpable à l’heure de soulever le trophée confié par le Prince Albert. «Cette victoire est très, très importante pour moi après une année 2015 très difficile, confirmait peu après Rafael Nadal. J’ai encore perdu beaucoup de matches en début de saison mais je sentais que mon corps et ma tête étaient prêtes. Il fallait juste le confirmer en gagnant à nouveau. J'ai travaillé dur pour gagner ce trophée. C'est une grande émotion après des moments difficiles.»
Deux ans que Nadal n'avait pas battu de Top 4 sur terre battue
C’est chose faite dans son autre jardin, neuf titres également à Monte-Carlo. Huit consécutifs entre 2005 et 2012, avant de caler en finale en 2013, en quart en 2014, en demie en 2015. D’où sa satisfaction. Et un véritable avertissement à cinq semaines de Roland-Garros. L’ogre, qui fêtera ses trente ans pendant ces Internationaux de France, est de retour, comme le prouvent ses victoires, en quart puis en demi-finale, aux dépens de Stan Wawrinka (le tenant du titre à Roland-Garros qu'il brûle de détrôner en juin) et Andy Murray. Ses premiers succès sur terre battue contre des joueurs classés dans le Top 4 mondial depuis deux ans. Au passage, l’Espagnol empoche le 28e Masters 1000 de sa carrière, pour égaler le tout frais record de Novak Djokovic.