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Re : Tour de France
Deuxième victoire d'étape pour Joaquim Rodriguez sur le Tour 2015

Déjà victorieux au Mur de Huy (3e étape), Joaquim «Purito» Rodriguez s'est de nouveau distingué sur le Tour de France, jeudi, en remportant la dernière étape pyrénéenne, sur le Plateau de Beille. Chris Froome a contré les tentatives de Nairo Quintana.
Impérial depuis le début de la traversée des Pyrénées, Christopher Froome a semblé un peu plus humain, jeudi, dans ce qui devait être l’étape-reine du premier massif montagneux traversé par le Tour. Celle qui devait consacrer son règne. Toujours en jaune, le Britannique et ses lieutenants ont encore laissé une échappée se constituer et ses éléments se disputer la victoire d’étape.
Le film de la course
Déjà vainqueur au sommet du mur de Huy, Joaquim Rodriguez (Katusha) s’est imposé brillamment au plateau de Beille avec 1’12’’ d’avance sur Jakob Fuglsang (Astana) et 1’49’’ sur Romain Bardet (AG2R La Mondiale), deux des nombreux baroudeurs et autres revanchards à s’être glissés dans le bon coup de la journée. Lieuwe Westra, coéquipier du Danois, avait bien senti l’affaire en lançant les hostilités après le sprint intermédiaire placé dès le kilomètre 20.

Rodriguez avait su se faire discret
Un groupe de 24 puis 21 coureurs, animé par Sylvain Chavanel (IAM), Romain Sicard (Europcar), Jérémy Roy (FDJ) ou encore le champion du monde Michal Kwiatkowski (Etixx-Quick Step), se constituait et prenait très vite le large. Très discret dans la vie de l’échappée, Rodriguez ne pointait le bout de son nez que dans la vallée précédent la dernière montée. Après avoir repris Kwiatkowski, qui avait anticipé l’ascension finale en s’extirpant dans le port de Lers avec Sep Vanmarcke (LottoNL-Jumbo) et Georg Preidler (Giant-Alpecin), «Purito» tirait plusieurs cartouches, avant de définitivement quitter ses derniers compagnons d’infortune à huit kilomètres de l’arrivée, et de l'emporter largement.
Froome bousculé
Largement, car les favoris avaient décidé d’attendre la dernière montée et l’arrivée du déluge sur les hauteurs de la station ariégeoise pour la grande explication. Si aucun écart ne s’est fait entre Nairo Quintana (Movistar), Alberto Contador (Tinkoff-Saxo), Pierre Rolland (Europcar), Tejay van Garderen (BMC) ou encore Vincenzo Nibali (Astana), certains rivaux du maillot jaune ont eu le mérite d’essayer de faire trembler Froome en multipliant les attaques.
D’abord le «Pistolero» Contador, qui a surpris la mécanique en apparence parfaitement huilée des Sky en postant Rafal Majka, Roman Kreuziger ou encore Michael Rogers en tête de peloton avant d’attaquer. Ensuite Quintana, qui a pu compter sur les accélérations répétées d’Alejandro Valverde visant à fragiliser Froome. En vain. Ces à-coups ont en revanche été trop durs à digérer pour certains candidats aux places d’honneur.

Pinot reprend des couleurs
Bauke Mollema (Trek) et Robert Gesink (LottoNL-Jumbo) ont cédé 59’’. Quant à Tony Gallopin (Lotto-Soudal), il a montré des signes de fatigue en occupant la queue du peloton dès les derniers kilomètres du port de Lers avant de craquer dans l’ascension finale et de concéder 2’59’’ en compagnie de Warren Barguil (Giant-Alpecin), Andrew Talansky (Cannondale-Garmin) ou encore Mathias Fränk (IAM).
Au milieu de ces averses, un rayon de soleil est venu de la part de Thibaut pinot (FDJ). Le Franc-Comtois, adepte de la pluie, a réussi à suivre les meilleurs et s’est rassuré en vue de la semaine alpestre où l’on attend encore une réaction de la part des rivaux de Froome. Un maillot jaune qui aura à peine pâli sous le ciel menaçant du plateau de Beille.
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