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Vue hybride

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    Post 14 juillet 1953-Une manifestation, des morts, un massacre!

    Cela s’est passé un 14 juillet 1953
    Une manifestation, des morts, un massacre!

    Juil 14, 2016

    Cette date est très peu connue dans notre histoire, pourtant,
    elle eu aussi ses martyrs. Cet article qui relate les faits avec
    détails est un témoignage sur la manifestation du 14 juillet 1953
    et un hommage à ses victimes.


    Le 14 juillet 1953, comme chaque année depuis 1936, le Parti communiste
    français (PCF), la Confédération générale du travail (CGT) et de nombreuses
    organisations progressistes organisent à Paris un défilé qui se veut une
    célébration des valeurs de la République. Cette tradition rappelle celle des
    manifestations du 1er Mai.
    Ce 14 juillet, le cortège défile de la place de la Bastille
    à la Nation. Rendez-vous est donné dès 14 heures aux militants afin de se
    constituer en cortèges dont l’ordre a été décidé au préalable. Comme chaque
    année depuis le début des années 1950 les messalistes, militants indépendantistes
    du mouvement pour les libertés démocratiques en Algérie (MTLD) dirigé par
    Messali Hadj, prennent part au défilé malgré leurs divergences le PCF n’est,
    à l’époque, pas favorable à l’indépendance de l’Algérie. Ils sont encadrés par
    leur propre service d’ordre que l’on reconnaît à son brassard vert.

    Cette année le contexte est particulièrement tendu les manifestations du
    1er Mai ont été marquées par des violences policières ; celles de mai 1952
    contre la venue en France du général américain Ridgway accusé d’utiliser
    des armes bactériologiques en Corée se sont soldées notamment par la mort
    de l’ouvrier communiste Hocine Bélaïd.
    À 15 heures, le cortège s’ébranle en
    direction de la place de la Nation avec à sa tête une banderole proclamant
    l’« Union pour la défense des libertés républicaines ». L’on entonne une première Marseillaise, l’on exige la libération des militants communistes emprisonnés.
    Quoi que la presse ne s’en fasse pas l’écho par la suite, l’on scande aussi du
    côté des messalistes des slogans favorables à une Algérie indépendante.

    Du côté de la rue Jacques-Cœur surgissent quelques parachutistes, de retour
    d’Indochine, qui provoquent et agressent les manifestants. Sporadiquement,
    ces « bérets rouges » qui le matin même défilaient sur les Champs-Élysées
    agressent les manifestants. Exfiltrés par les policiers, ils ne sont pas arrêtés.

    Vers 15 heures 30, une première averse estivale, violente et soudaine, sème
    un peu le trouble mais le cortège parvient tout de même aux alentours de
    16 heures en bon ordre à la Nation où la manifestation doit se disloquer. Depuis
    la tribune où il prend place, le comité d’organisation salue les différents cortèges.

    Tandis qu’une seconde averse, encore plus drue, s’abat sur la place de la Nation,
    la journée vire au cauchemar. Après son passage devant la tribune officielle,
    le cortège des messalistes se presse en direction de l’avenue du Trône où
    un camion attend les militants pour recueillir les drapeaux algériens et les portraits
    de Messali Hadj qu’ils portaient fièrement durant le défilé. Des rues adjacentes, des policiers fondent sur eux. Ces derniers s’acharnent à piétiner les portraits du leader indépendantiste. Éclate alors une première bagarre sous la pluie torrentielle.
    Surprises par la réaction belliqueuse des messalistes qui refluent malgré tout vers
    la place, les forces de l’ordre suppléées de gardes mobiles retournent à la charge
    tandis que la tribune est évacuée.
    Soudain, sans sommation, des coups de feu
    claquent. « L’horloge monumentale, brisée à l’entrée du carrefour, est arrêtée à 17h20,

    heure où le premier coup de feu fut tiré », selonFrance Soir le 16 juillet. Dans
    la panique générale qui s’en suit, sous une pluie battante, les premiers blessés sont évacués vers les cafés où se réfugient aussi les manifestants effarés qui, comme les clients des cafés, se font frapper par la police. On appelle les ambulances pour
    transporter les blessés tandis que des médecins donnent les premiers soins. Avenue
    du Trône, un premier car de police est renversé et enflammé. Deux autres seront brûlés
    et une vingtaine endommagés. Bien que la traque des manifestants se poursuive jusque dans les cours d’immeubles et sur les quais du métro où les manifestants Algériens ou qualifiés comme tel – cherchent refuge, un calme relatif revient à peine trente minutes après les premières échauffourées qui furent d’une violence inouïe.

    Sept manifestants sont tombés sous les balles de la police, six Algériens et un Français Amar Tabjadi, 26 ans, décédé à l’hôpital Saint-Louis ; Abdallah Bacha, 25 ans, décédé à l’Hôtel-Dieu des suites d’une balle reçue dans la gorge ; Larbi Daoui, 27 ans, tué d’une balle dans le cœur ; Abdelkader Dranis, 31 ans, décédé à l’hôpital Saint-Louis ; Mohammed Isidore Illoul, 20 ans, décédé à l’hôpital Saint-Louis ; Medjen Tahar, blessé
    par deux balles, décédé à l’hôpital Tenon et enfin Maurice Lurot, 40 ans, mort à l’hôpital Saint-Louis d’une balle dans le cœur.
    D’après le bilan officiel de la Préfecture de police,
    une soixantaine de policiers furent blessés à divers degrés. Le journal Combat indique
    le chiffre de quatre-vingt policiers blessés ; du côté des manifestants, outre les sept
    morts, le même journal recense quarante-quatre blessés. Mais le décompte officiel de
    la Préfecture – quarante blessés par balles et sept morts – est certainement à réévaluer
    de nombreux blessés, de peur d’être incarcérés, ne se rendent pas dans les hôpitaux et certains médecins ne les signalent pas.
    Dans les jours qui suivent, l’émotion est intense ;
    la presse s’indigne, comme par exemple
    l’Humanité, ou au contraire voue aux gémonies les Algériens agresseurs des forces de l’ordre : leFigaro du 15 juillet dénonce les communistes
    et les Algériens respectivement responsables et initiateurs des affrontements. Le PCF,
    tout en taisant les revendications indépendantistes des messalistes, invite à un meeting
    le 21 juillet au Cirque d’Hiver qui remporte un franc succès.
    Le même jour, les corps
    des victimes algériennes sont transportés à la mosquée de Paris pour une cérémonie religieuse tandis que rue Duhesme, au local de la section du PCF à laquelle appartenait Maurice Lurot, une chapelle ardente est dressée en hommage aux sept victimes de la répression policière. Le lendemain, leurs corps sont exposés à la Maison des Métallos avant l’enterrement de Maurice Lurot au cimetière du Père-Lachaise et le transfèrement des corps des Algériens vers l’Algérie.
    Mais les brimades ne sont pas encore terminées
    les corps de Larbi Daoui et Mohammed Isidore Illoul ne peuvent être rapatriés en Algérie pour des raisons administratives. Ils seront enterrés dans le carré musulman du cimetière de Bobigny. Quant à Amar Tabjadi, si sa dépouille est bien parvenue en Algérie,
    l’Humanité du 26 juillet rapporte que son corps a été subtilisé à sa famille par des militaires français et enterré « à l’esbroufe ». Tahar Madjeb sera inhumé à Guergour, Abdallah Bacha à Bahalil et Abdelkader Dranis à Nedrouma.Malgré quelques commémorations, le massacre du 14 juillet 1953 sera vite occulté dans les années qui suivent par ceux d’octobre 1961 et de février 1962.Le 21 septembre 1995, le fils de Maurice Lurot écrivait dans le courrier des lecteurs de l’Humanité-Dimanche : « chaque année, alors que chacun danse, c’est les larmes aux yeux que je cherche un mot qui réchauffe dans l’HD [l’Humanité-Dimanche]. Chaque année, mon père est de nouveau assassiné par les camarades, par leur oubli ».

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    Post 16 juillet 1931-naissance du militant Miloud Salmi

    16 juillet 1931-naissance du militant Miloud Salmi
    Juil 16, 2016

    Il fait partie de nombreux militants anonymes qui méritent d’être connus
    et reconnus. Miloud Salmi est né un 16 juillet, sous la colonisation française
    en Algérie. Voici un texte plein d’émotion écrit par son neveu Smaïl Medjeber
    qui lui rend un vibrant hommage.
    Les leçons que l’on reçoit, souvent malgré
    nous, conséquemment à l’Histoire, de la Révolution française, de la Patrie des
    Droits de l’Homme, des Communards, imprégnés des idéaux pour un monde
    plus juste, plus solidaire, plus libre, du combat des résistants français contre les
    nazis à l’image de Jean-Moulin, de la déception vécue dramatiquement,
    tragiquement, un certain 8 mai 1945 à Kherrata et à Sétif : comment ne pas
    comprendre et honorer la génération de nos grands-pères, de nos pères ou de
    nos oncles, qui se sont révoltés contre la colonisation française en Algérie ?

    Miloud Salmi, mon oncle, était de cette génération aux convictions fortes. C’était
    un jeune militant, qui sacrifia sa jeunesse, sa vie, pour sa patrie, l’Algérie, et la
    liberté de son peuple. D’une unique photographie de son visage émane une seule expression : Ah ! L’Algérie, un jour, un jour tu seras libre ! » L’indépendance de
    son pays, c’était sa raison d’être, sa seule raison de vivre. Son serment et sa
    devise, c’était « La lutte pour la liberté ».
    Né le 16 juillet 1931, le digne enfant de
    Taourirt Moussa, un village de Kabylie (Algérie), s’engagea très jeune, naturellement, sincèrement, cœur, corps et âme, dans les rangs de la Fédération de France du FLN,
    aux côtés de son père. A sa mère, dont c’était le garçon unique, qui le suppliait de se marier, de fonder un foyer, il répondait toujours: “Je ne marierais qu’après avoir vu
    que l’Algérie est libre”.Il sera arrêté, à Paris, par la police française, le 29 septembre
    1958 et sera interné dans le camp de concentration de Vadenay, un petit village français, situé dans le département de la Marne et la région de Champagne-Ardenne.

    Voici quelques extraits de lettres qu’il envoyait à sa mère depuis le camp de concentration “… Alors courage et à bientôt. Tout cela finira dans trois mois au maximum. La France
    vit une période de capitulation… Patience, nous serons bientôt là-bas tous ! Avec ceux
    de la montagne qui ont fait la gloire de la patrie, en versant leur sang pour que vive l’Algérie libre et indépendante, avec sa place dans le concert des Nations.

    Je finis en rendant un très grand hommage, m’inclinant devant tous ceux et toutes celles qui ont donné leurs poitrines aux balles des soldats de l’armée colonialiste, en déroute, pendant tout le drame qu’on a vécu depuis bientôt sept années de martyre plus particulièrement ceux et celles qui sont tombés lors de cette journée historique du 5 juillet 1961. A ceux qui ont donné leur sang pendant ce calvaire de sept années, ont sonné le glas de la fin de la colonisation française en Algérie, une bonne fois pour toutes.
    Tant à ceux qui souffrent dans les prisons et les camps de concentration, je les salue très fraternellement ainsi que patriotiquement car j’étais et je suis dans le même cas qu’eux… “ (Vadenay, le 7/7/1961)“… Après sept années de fer, de feu et de sang, j’estime que
    notre peuple mérite récompense pour tous les sacrifices qu’il a consenti et qu’il est prêt
    à consentir encore à l’avenir, pour bâtir l’Algérie de demain, pour le bonheur de tous ses enfants…” (Vadenay, le 29/9/1961) Selon son avocat, Maître Pierre Kaldor, dans un courrier qu’il adressa à son père, le 4 janvier 1960, Miloud Salmi : “… a fait devant
    la Xème Chambre de la Cour d’Appel le 19 octobre 1959, une déclaration courageuse…
    La presse y a d’ailleurs fait un large écho.
    Quelques mois après sa libération du camp de Larzac, après le cessez-le-feu du 19 mars 1962, expulsé de France, il retourne à son
    pays natal, au pays pour lequel il sacrifia sa jeunesse. Il s’engagea aussitôt dans la lutte postindépendance, dans le nouveau combat pour la reconstruction de l’Algérie, tel qu’il le souhaitait, afin de réaliser son rêve pleinement et librement, en qualité de responsable politique…
    Dans un contexte postindépendance troublant, chaotique, brûlant et sanglant, mon oncle, Miloud Salmi, perdit la vie, dans un tragique et obscur « accident » d’automobile, au cours d’une mission, avec deux autres compagnons, les nommés
    Ahmed Abbou et Mohamed Belahcène, le 11 août 1962 sur la route, près de Ténès,
    une ville côtière d’Algérie…

    (In « ABC AMAZIGH Une expérience éditoriale en Algérie, Volume 2, de Smaïl MEDJEBER, Editions L’Harmattan)
    Par Smaïl MEDJEBER

    Ecrivain, ancien président de parents d’élèves du collège Jean-Vilar de Villetaneuse


    Déclaration du militant Miloud Salmi devant la Xème Chambre de
    la Cour d’Appel, le 19 octobre 1959


    “Monsieur le Président,
    Mes compatriotes et moi tenons à vous dire que nous ne sommes ni des voleurs
    ni des criminels : nous sommes des travailleurs honnêtes. Le seul délit dont on
    nous accuse aujourd’hui, c’est que nous voulons être nous-mêmes, c’est-à-dire
    des Algériens dignes de ce nom, conscients de notre devoir envers notre Patrie.

    Sachez que ces événements qui ensanglantent notre Patrie, nous posent un cas
    de conscience physiquement et moralement, nous ne pouvons rester indifférents.

    Et, en tant que militants du Front de Libération Nationale, nous ne nous considérons
    pas comme des ennemis du peuple français, mais plutôt des ennemis du colonialisme français qui, par ses misères, ses injustices, ses humiliations, a poussé notre peuple
    à bout jusqu’à engendrer une guerre qui déchire de plus en plus le peuple français
    et le peuple algérien qui, il y a à peine 19 ans, combattaient côte à côte pour un même idéal, la liberté.
    Or, maintenant, à notre tour, nous demandons cette liberté. Nous
    estimons que la France doit nous montrer son vrai visage en reconnaissant au peuple algérien le droit à disposer de lui-même. Nous n’en- tendons pas, par-là, nous séparer définitivement de la France, mais coopérer étroitement avec elle, sur un pied d’égalité,
    tout en tenant compte de ses intérêts légitimes.Nous pensons que ce n’est pas en faisant couler davantage de sang ou en condamnant des milliers d’algériens dans les prisons ou dans les camps de concentration que l’on mettra fin à la guerre d’Algérie, mais plutôt en tenant compte des aspirations du peuple algérien car c’est là que se trouve la clef du problème.
    Nous estimons que les chances d’une paix commencent à se dessiner à l’horizon. Nous gardons l’espoir qu’il se trouvera, en France, des hommes de bonne volonté qui trouveront une solution juste et équitable pour tous afin de mettre un terme à cette guerre atroce. Nous savons que c’est le vœu du peuple français comme du peuple algérien.”Quelques mois après sa libération du camp de Larzac, après le cessez-le-feu du 19 mars 1962, expulsé de France, il retourne à son pays natal, au pays pour lequel il sacrifia sa jeunesse. Il s’engagea aussitôt dans la lutte postindépendance, dans le nouveau combat pour la reconstruction de l’Algérie, tel qu’il le souhaitait, afin de réaliser son rêve pleinement et librement, en qualité de responsable politique…

    Dans un contexte postindépendance troublant, chaotique, brûlant et sanglant, Miloud Salmi, perdit la vie, dans un tragique et obscur “accident” d’automobile, au cours d’une mission, avec deux autres compagnons, les nommés Ahmed Abbou et Mohamed Belahcène, le 11 août 1962 sur la route, près de Ténès. Une jeunesse sacrifiée pour une indépendance qui sera récupérée, confisquée, transformée en fonds de commerce au profit d’une caste dictatorio-militaro-politico-omnipotente-fasciste.
    (Déclaration reproduite dans l’hebdomadaire France Nouvelle du 31 décembre 1959)
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    Post Jean Jaurès, le génie pacifiste

    Jean Jaurès, le génie pacifiste

    Raoul Villain l'assassin de Jaurès
    Publié le 31 juillet 2016 à 08:42

    Jean Jaurès
    Homme politique

    Jean Jaurès Homme politique.jpg

    Jean Jaurès est un homme politique français, né à Castres
    le 3 septembre 1859 et mort assassiné par Raoul Villain à
    Paris le 31 juillet 1914.

    Naissance 3 septembre 1859, Castres, France
    Décès 31 juillet 1914, Paris, France
    Lieu d'inhumation : Panthéon, Paris, France
    Épouse Louise Bois (m. 1886–1914)
    Enfant Louis Paul Jaurès


    Par son geste, le rémois Raoul Villain, meurtrier du leader socialiste
    Jean Jaurès,
    fut longtemps considéré comme l'un des "assassins de la paix".



    Figure emblématique du socialisme français, Jean Jaurès est assassiné
    le 31 juillet 1914, quelques jours avant le déclenchement de la Première
    Guerre mondiale. Ardent pacifiste et génie oratoire, le leader de la gauche
    réformiste était aussi le fondateur du quotidien L'Humanité. Focus.

    Notre reportage revient sur le parcours de ce nationaliste et ultra catholique,
    instable psychologiquement, avec qui la justice se montra plus que clémente
    lors de son procès d'après-guerre.
    En 1916, alors que depuis deux ans, l'Europe
    se déchire, un homme attend son procès en prison. Raoul Villain, 30 ans, un ultranationaliste français qui deux ans plus tôt, à la veille du conflit, assassine
    le leader socialiste Jean Jaurès à Paris. Originaire de Reims, Raoul Villain grandit
    dans une famille marquée par un drame personnel. Sa mère, Marie, diagnostiquée
    comme déséquilibrée mentale, est internée à Châlons-sur-Marne alors qu'il n'a
    que deux ans. Il ne la verra qu'une seule fois et grandira au côté de sa grand-mère,
    une femme profondément catholique qui lui transmettra une vision extrémiste de
    la religion. Une fois adulte, instable professionnellement, il envisage un temps de
    partir vivre dans les colonies mais reste en métropole pour œuvrer au grand projet
    de sa vie, la reconquête des provinces perdues d'Alsace et de Moselle.
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    Post 11e anniversaire de la mort de Hachemi Cherif

    11e anniversaire de la mort de Hachemi Cherif

    le 01.08.16|10h00
    Le MDS et le PLD rendent hommage à «leur père spirituel»

    Le Mouvement démocratique et social (MDS) et le Parti pour la laïcité et
    la démocratie (PLD) rendent hommage au défunt Hachemi Cherif.


    A l’occasion du 11e anniversaire de sa mort, le 2 août 2005, les deux mouvements rappellent le combat de l’homme pour la démocratie et contre l’intégrisme islamiste.
    Dans deux communiqués différents, ils appellent tous les patriotes et démocrates à
    rester fidèles aux idéaux de cet acteur politique sincère que fut Hachemi Cherif.

    «C’est à la mémoire de cet homme, coordinateur du PAGS, fondateur d’Ettahadi et
    du MDS, qui a lutté pour une refondation totale d’une classe politique obsolète, qui
    allait à la rencontre des humbles et des laissés pour compte que nous nous
    recueillerons le mardi 2 août, à 10h, au cimetière de Miramar à Raïs Hamidou»,
    annonce le MDS dans un communiqué rendu public hier. Pour ce parti qui a réussi à ressouder ses rangs après des années de division, les «patriotes et les démocrates
    doivent venir nombreux pour rendre hommage à son courage et à sa lucidité et
    réaffirmer avec force ses idéaux de justice et de liberté, de citoyenneté et de
    démocratie». Rappelant son parcours très riche, le MDS souligne la constance de
    ses positions politiques et ses aspirations pour un changement démocratique.

    «Chaque épreuve l’aura renforcé dans sa détermination. C’est ainsi qu’il a, ensuite, défendu l’ANP et les services de sécurité contre les odieuses insinuations du ‘qui tue
    qui ?’. Il a été aux côtés des patriotes en armes, des gardes communaux et des
    familles des victimes de la barbarie intégriste et dénoncé tout compromis avec le parti
    des assassins. Il aura participé à la libération du pays et pesé de tout son poids d’intellectuel et d’homme politique pour éviter l’effondrement de l’Algérie sous les
    coups des partisans de l’Etat théocratique. Deux basculements d’époque», lit-on
    dans ce communiqué.
    Pour sa part, le PLD, un parti non encore agréé lancé par
    un transfuge du MDS, a préféré, à cette occasion, improviser une lettre que Hachemi Cherif aurait pu écrire de l’Au-Delà. Une lettre dans laquelle il traitera de l’actualité algérienne de 2005 à nos jours.

    M. M.


    Dernière modification par zadhand ; 01/08/2016 à 23h37.
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    le 7 septembre 1997, Mobutu s’éteint loin du Zaïre
    Ce jour-là
    07 septembre 2016 à 07h49

    Le maréchal Mobutu n'aura pas survécu à la perte de son pays en mai 1997. Il s'éteint en exil au Maroc
    à la suite d'un cancer. Sa mort et son enterrement se font dans une discrétion qui contraste fort
    avec l'exercice du pouvoir qui le caractérisait.
    **Contenu caché: Cliquez sur Thanks pour afficher. **
    "Mbata ya bakolo" au Congo, la vie sans les "Zaïrois" de RDC
    RDC la nostalgie Mobutu
    Loin, très loin des bords du fleuve Congo et de sa ville natale de Lisala,
    le maréchal-fondateur zaïrois, désormais en exil, rend son dernier souffle
    le 7 septembre 1997 sur les côtes marocaines à Rabat. Mobutu n’aura pas
    fait long feu après la perte de « son pays ».
    Cela faisait des années que
    Mobutu était gravement malade, atteint d’un cancer de la prostate. Le Zaïre
    des dernières années de son règne est à l’image de sa santé. Le pays est
    enlisé dans un processus de démocratisation depuis 7 ans et en proie à une
    foudroyante rébellion, l’Alliance des forces démocratiques pour la libération
    du Congo (AFDL) de Laurent-Désiré Kabila, qui a causé sa chute.

    Le gargantua de la gloire, le monarque qui usait parfois de la troisième
    personne pour parler de lui-même, l’Ubu roi du Zaïre est enterré lors d’une
    cérémonie qui paraît bien étonnante comparée à ses trente années de règne.
    Une semaine après son décès, le 13 septembre, dans la plus simple discrétion
    Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Zabanga (en français le guerrier
    tout-puissant qui grâce à son endurance et son inflexible volonté vole de victoire
    en victoire et sème la désolation sur son passage), est inhumé dans le carré
    européen du cimetière de Rabat en présence de sa famille et de ses plus
    proches qui l’ont suivi dans son exil.

    Chassé-croisé zaïrois
    Sa fuite du Zaïre fut rocambolesque. Pressé par les troupes du Mzee,
    Laurent-Désiré Kabila, le léopard quitte Kinshasa le 16 mai en toute hâte pour
    son fief Gbadolite. Le 17 mai, le Zaïre vit un chassé-croisé historique. Les
    troupes de l’AFDL entrent dans Kinshasa, alors plongé dans un calme sidérant.
    La veille, dans les profondeurs de la forêt équatoriale, à Gbadolite, l’avion de
    Mobutu décolle tout en essuyant des rafales tirées par des soldats de la rébellion.

    Quelques heures plus tard, l’ex-homme fort zaïrois atterrit à Lomé, accueilli par
    un de égaux sur le plan de la longévité au pouvoir : Gnassingbé Eyadéma.
    L’escale à Lomé n’est pas trop longue. Le 23 mai, un autre exil l’attend.

    Le maréchal-fondateur devenu paria
    L’ancien relais et homme de confiance des Occidentaux en Afrique, pendant
    la Guerre froide, est désormais perçu comme un paria.
    L’accès à sa demeure
    de villégiature, à Roquebrune-Cap-Martin, sur la french riviera lui est refusé par
    les autorités françaises. Mobutu n’ira donc pas se soigner et couler de vieux jours
    sous le soleil de Provence.
    Son salut vient du souverain chérifien, Hassan II, qui
    l’invite à Rabat. Mobutu Sese Seko est très affaibli par la maladie, un cancer de
    la prostate diagnostiqué en 1989, mais non-soigné. Ce n’est qu’en 1996 que
    Mobutu a entamé un traitement, le conduisant à quitter son Zaïre natal à plusieurs
    reprises pour les cliniques suisses et françaises. Le crépuscule de l’autocrate se
    fait en quelque sorte au ban des « grands hommes », sa mort ne suscite que peu
    de réactions dans les chancelleries, notamment occidentales.
    Aujourd’hui, la tombe
    de l’ancien homme fort du Zaïre jouxte les sépultures anonymes de compatriotes
    migrants, morts noyés dans la méditerranée. Et bien que la question du rapatriement
    en terre congolaise de la dépouille du chantre de la zaïrianisation soit régulièrement abordée, pour l’heure aucune disposition concrète ne laisse entrevoir une inhumation
    de Mobutu dans son pays natal.
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    Post Violent séisme à El-Asnam

    Un fort séisme secoue la région d’El Asnam

    Cela s’est passé un 9 septembre 1954
    Violent séisme à El-Asnam
    jeudi 8 septembre 2016 à 15:38


    Le 9 septembre 1954 à 1h07 du matin, un tremblement de terre de magnitude
    de 7 sur l’échelle ouverte de Richter, secoue la ville de Chlef, Orléans ville à
    l’époque. Réveillés dans leur sommeil, les habitants de la région se rendent
    compte qu’il s’agit d’une véritable catastrophe. La terre tremblera sans arrêt
    jusqu’au matin. Les répliques dureront des semaines. Le 16 septembre suivant,
    une autre forte réplique est enregistrée. La situation devient dramatique pour
    les habitants de la ville. On dénombre 1500 morts, 5000 blessés (d’autres
    parlent de 14 000) et des milliers de bâtisses effondrées. La ville est détruite
    à 90%.
    En plus des secousses, des pluies diluviennes viennent s’ajouter à cette catastrophe. Le nombre des sinistrés s’élève à 300 000. Une grande solidarité
    est affichée par les algériens des quatre coins de l’Algérie pour venir en aide aux
    victimes. Des volontaires se sont déplacés pour aider à retrouver les nombreux
    disparus sous les décombres. Des tentes de toiles sont installées pour abriter
    les sinistrés sans toits, de même que des couvertures et des aliments sont
    acheminés pour les habitants de la région.
    En 1958 la ville sera entièrement
    reconstruite. Et en 1964, elle sera rebaptisée El Asnam. Cette région connait
    une sismicité particulière étant située sur une faille, comme c’est le cas de toute
    la zone côtière du nord de l’Algérie, causé par le chevauchement des plaques
    tectoniques eurasienne et africaine qui bougent vers le nord-ouest à raison de
    6 millimètres par an.
    Cette région avait déjà connu deux séismes important
    auparavant, en 1922 et en 1934. Le 10 octobre 1980, la ville connaitra un second tremblement de terre dit majeur, d’une magnitude de 7,5 sur l’échelle de Richter,
    qui détruira El Asnam à 80%. Peu de temps après cette dernière catastrophe,
    la ville est rebaptisée Chlef, du nom du fleuve qui la traverse, pour conjurer le
    mauvais sort d’une appellation jugée païenne.




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    Post M. Dag Hammarskjöld est décédé dans un accident d'avion le 18 septembre 1961

    M. Dag Hammarskjöld est décédé dans un accident d'avion
    le 18 septembre 1961

    DAG HAMMARSKJOLD Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU)
    DAG HAMMARSKJOLD (Suède)
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    1953 - 1961 (Deuxième Secrétaire général)
    Portrait officiel de M. Dag HammarskjldDag Hammarskjöld est né
    le 29 juillet 1905 à Jonkoping en Suède.
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    Docteur en droit et économie politique de l'Université d'Upsala il a été
    en 1933 professeur-adjoint d'Economie Politique à l'Université de Stockholm.

    De 1936 à 1945 il a occupé les fonctions de Secrétaire général du Ministère
    des Finances et il a présidé le Conseil d'Administration de la Banque nationale
    de Suède de 1941 à 1948.
    En 1946 M. Hammarskjöld a été nommé conseiller
    financier du Ministère des Affaires Etrangères avec rang de Ministre
    plénipotentiaire puis en 1950 il a été nommé Ministre d'État.Le Vice-Ministre
    des Affaires Etrangères de Suède a pris, dès l'origine, une part active aux
    travaux de l'O.E.C.E. (dont il a été l'un des vice-présidents) et du Conseil
    de l'Europe.
    M. Hammarskjöld a participé, en qualité de vice-président de la
    délégation suédoise, à la sixième session de l'Assemblée g énérale des
    Nations Unies et en qualité de président de la délégation de son pays à
    la septième session de l'Assemblée Générale.Sur la recommandation du
    Conseil de Sécurité, l'Assemblée générale a, le 7 avril 1953, nommé
    M. Dag Hammarskjöld Secrétaire g énéral de l'Organisation des Nations Unies.
    Il a été réélu à l'unanimité pour un nouveau mandat de cinq ans le 26 septembre 1957.

    M. Dag Hammarskjöld est décédé dans un accident d'avion le 18 septembre 1961.

    Dag Hammarskjöld, Secrétaire général de l’ONU, était décédé en 1961
    dans un accident,
    lors d’une mission au Congo !

    Publié 8 Septembre 2016

    Au moment où la situation politique en RDC est en train de s’embourber
    suite aux manœuvres dilatoires et éhontées organisées par le pouvoir en
    place en vue de pérenniser le mandat de Joseph Kabila, nous voudrions
    rappeler à toute l’opinion, surtout à ceux qui sont aveuglés par les immenses
    richesses de ce pays que le CONGO a toujours été un « bourbier ».
    De Léopold II à nos jours, plusieurs personnalités nationales et étrangères
    s’y sont enfoncées.
    A titre de rappel, nous informons les mbokatiers que Dag Hammarskjöld, le second Secrétaire Général de l’ONU, avait péri le 18 septembre
    1961 vers Ndola en Zambie, dans un accident d’avion, durant une de ses missions
    de paix au Congo. C’était d’ailleurs son 4ème voyage au Congo dans le but de
    superviser les opérations de la Force des Nations Unies (ONUC), créées en juillet
    1960, à la demande expresse du Gouvernement congolais à l’époque, d’une
    assistance militaire de l’ONU. Dans cet accident dont les auteurs seraient les
    éléments de la sécession katangaise dirigée à l'époque par Moïse Tshombe,
    16 personnes dont la liste ci-dessous perdirent la vie.

    L'enterrement en Suède le 29 septembre 1961
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    LES VICTIMES.

    -Dag Hammarskjöld (Suède) : Secrétaire Général de l’ONU.

    -Heinrich A. Wieschhof (USA) : Directeur et adjoint au Sous-Secrétaire
    aux affaires politiques et aux affaires du Conseil de sécurité.

    -Vladmir Fabry (Tchécoslovaquie) : Conseiller spécial auprès du fonctionnaire
    chargé de l’opération des Nations Unies au Congo (ONUC)

    -William Ranaldo (USA) : Attaché particulier du Secrétaire général.

    -Alice Lalande (Canada) : Secrétaire du fonctionnaire de l’opération des
    Nations Unies au Congo (ONUC).

    -Harold M. Julien (USA) : Chef par intérim du service de sécurité (ONUC).
    -Serge L. Barrau (France) : Agent du service de sécurité (ONUC).
    -Francis Eivers (Irlande) : Enquêteur (ONUC)
    Équipage de vol.
    -Per Hallonquist : Capitaine.
    -Nils-Eric Aahréus : Capitaine.
    -Lars Litton : Copilote
    -Nils Goran Wilhelmasson : Mécanicien navigant.
    -Harald Noork : Commissaire de bord.
    -Karl Erik Rosén : Opérateur radio.
    Militaires suédois du 11ème Bataillon d’infanterie stationné à Léopoldville(Kinshasa).
    -S.O. Hjelte : Sous-officier.
    -P.E. Persson : Soldat.






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