Reshma Qureshi, défigurée par une attaque à l'acide,01 SEP 2016
défilera à la Fashion Week de New York
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Mise à jour 01.09.2016 à 10:27
Le 8 septembre 2016,l’Indienne Reshma Qureshi défileraSa particularité elle a été défigurée par une attaque à l’acide, une violence
à l’occasionde la Fashion Week de New York.
de genre encore très présente dans certains pays.Un crime d’honneur qui
laisse une femmes vitriolée,c'est à dire attaquée à l'acide, comme le sont
quatre à cinq Indiennes par semaine.L’objectif de cet acte de torture est de
défigurer la victime. Sa peau brûle, ce qui entraîne nécrose, mortification
tissulaire et cicatrisation très visible. Parfois, les os des victimes se
dissolvent et elles perdent un ou deux yeux. Souvent, ces victimes sont
des femmes (dans 85% des cas). A chaque fois, la douleur est atroce.
L’effet de ce crime passionnel est la "privation pour les victimes d’une
série de droits fondamentaux : le bien-être social et économique, la
participation politique, l’épanouissement personnel et l’estime de soi.
Par ailleurs, des troubles de stress post-traumatique, de l’alimentation,
du sommeil ainsi que la peur, l’anxiété et la fatigue sont parmi les
conséquences effroyables, sur le plan psychologique, de la violence à
l’acide" L’histoire de Reshma Qureshi aurait pu s’arrêter là, mais elle en
a décidé autrement.Après l’agression, moralement, psychologiquement
et physiquement traumatisée, elle voulait mourir. « Je détestais toute**Contenu caché: Cliquez sur Thanks pour afficher. **
présence humaine autour de moi. J’ai essayé de me suicider à plusieurs
reprises. Je ne supportais pas de me voir dans un miroir » explique t-elle
au site l’Hindustantimes.Puis son chemin croise celui de l’ONG
Make love Not Scars (Faites l’amour, pas des cicatrices) qui apporte à sa
famille un soutien financier. Elle découvre alors qu’elle est loin d’être la
seule à avoir subi une attaque à l’acide, et la honte fait place au courage
et au militantisme. Elle raconte : « Je me couvrais sans cesse le visage.
Les gens me fixaient. Mais j’ai appris que ceux qui devaient avoir honte
étaient les agresseurs, pas moi. Je n’ai plus rien à cacher. Je suis une
survivante, pas une victime ».C’est alors qu’elle se lance dans la campagne #EndAcidSale, pour le strict encadrement de la vente d’acide en Inde.
Ce liquide est utilisé dans les batteries des voitures, le raffinage des
hydrocarbures ou encore le décapage de métaux et est disponible en
grande surface à bas prix.Dans des tutoriels de maquillage diffusés sur
YouTube, elle délivre des conseils beauté avant d’exposer son message
« Vous trouverez du rouge à lèvre très facilement au supermarché,…
Comme de l’acide concentré. C’est la raison pour laquelle une fille est
victime d’attaque à l’acide tous les jours ». Ou encore « Vous trouverez
de l’eyeliner partout pour 100 roupies. Mais savez vous que vous pouvez
obtenir de l’acide concentré pour seulement 30 roupies ? ». Elle invite les
internautes à signer la pétition de l’association. Un rêve pour l’Indienne
"fan" de mode qui n’a encore jamais quitté son pays. Et un message
d’espoir pour toutes les femmes qui ont été victimes de vitriolage.
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Désolé pour les images (zadhand)



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