A LA UNE ECONOMIE_L’organisation maintient ses prévisions de demande
14 Novembre 2015
Baisse de la production de l’OPEP en octobre
Le marché reste plombé par une surabondance
de l’offre et des stocks record.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole n’en démord pas et demeure attachée à sa stratégie de défense des parts de marché. Ainsi, malgré une légère baisse au mois d’octobre, la production Opep est largement au-dessus
des objectifs de production assignés par quotas.
Selon le rapport mensuel de l’Organisation, publié jeudi à Vienne, celle-ci aurait produit en octobre 31,38 millions de barils/jour, soit 256 000 b/j de moins qu’en septembre et bien au-dessus des quotas de l’Organisation fixés à 30 millions de b/j. Mieux encore, les prévisions de demande pour le pétrole Opep sont maintenues à un niveau de 29,6 millions de b/j en 2015.
Cela n’entame en rien l’optimisme de l’Opep qui table sur un redressement de la demande de son pétrole, qui devrait atteindre 30,8 millions de b/jour en 2016.
Globalement, l’Organisation basée à Vienne maintient inchangées ses prévisions de demande mondiale de brut. Celles-ci devraient croître de 1,5 million de b/j pour atteindre 92,86 millions de b/j en 2015. en 2016,
la demande devrait atteindre 94,14 millions b/j, selon l’Opep.
L’Organisation va plus loin en estimant que les pressions sur le marché devraient être atténuées par une baisse de la production qu’elle anticipe en 2016. L’Opep table ainsi sur une baisse de 130 000 b/j de la production hors Opep en 2016, après que celle-ci eut enregistré une hausse,
moins importante que prévu, de 720 000 b/j cette année.
Une baisse inédite depuis 2007, que l’Organisation impute à la baisse des prix et par ricochet des investissements qui ont été réduits à 200 milliards cette année et en 2016. L’Opep n’hésite d’ailleurs pas à affirmer que la baisse des investissements créera «un trou béant dans l’offre». Une estimation très optimiste et qui semble conforter les gros producteurs de l’Opep qui mènent depuis une année une guerre des prix à l’effet de préserver leurs parts de marché.
Ces derniers doivent d’ailleurs faire face aux revendications
des autres membres de l’Opep, l’Algérie et l’Iran en tête,
en vue de réviser cette stratégie et travailler à des prix plus soutenus.
Rien n’y fait. Un rapport portant sur la stratégie à long terme de l’Opep, dont certaines grandes lignes ont été révélées il y a quelques jours par l’agence Reuters, soutient l’idée que la part de marché de l’OPEP devrait augmenter sur le long terme à mesure que la production des pétroles de schiste sera freinée. Le document estime aussi que la production de l’Opep devrait atteindre plus de 40 millions de barils /jour à l’horizon 2040 pour porter sa part de marché à 37% contre 33% actuellement. Enfin le document portant stratégie à long terme de l’Opep prévoit une hausse du cours du brut à 5 dollars
par an pour atteindre les 80 dollars en 2020.
Hier, les cours du brut évoluaient en dents de scie à l’ouverture des marchés. Dans les échanges européens, le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en décembre, valait 44,70 dollars, vers 11h30 GMT sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 64 cents par rapport à la clôture de jeudi. A contrario, le baril n’arrivait pas à freiner son déclin sur le marché new-yorkais.
Vers 14h05 GMT, le cours du baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en décembre, qui a perdu quelque trois dollars depuis le début de la semaine, reculait encore de 47 cents à 41,28 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
Le baril de pétrole algérien gagne 1,15 dollar
Les cours du pétrole continuent à évoluer dans un mouchoir de poche. C’est dans ce contexte que le prix moyen du baril de pétrole algérien a inscrit une légère hausse au mois d’octobre. Selon les données publiées par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, le cours moyen du Sahara blend a atteint, ainsi, 49,51 dollars contre 48,36 dollars un mois auparavant, soit une hausse de 1,15 dollar.
En glissement annuel, le baril de brent
inscrit un cours moyen de près de 55 dollars.
Une moyenne qui demeure cependant très en deçà des niveaux de 2014 à 105,12 dollars. Petit changement en revanche, le Sahara blend est actuellement le pétrole le mieux coté du panier Opep, devant le Bonny light
du Nigeria et le Girassol angolais.
Globalement, le panier de référence Opep représentant le cours moyen des pétroles commercialisés par les 12 membres de l’Opep a vu sa valeur se stabiliser autour des 45 dollars durant le mois d’octobre. Selon le rapport mensuel de l’Organisation basée à Vienne, le panier Opep a progressé de manière marginale
en prenant 19 cents entre septembre et octobre.
Il a ainsi pris moins de 5% pour atteindre 45,02 dollars. Le rapport en question explique que les cours du brut demeurent accrochés à un plus bas depuis le mois de juillet dans un contexte marqué par une absence des changements au niveau des fondamentaux. L’Opep explique ainsi que le marché reste plombé par une offre excédentaire. Celui-ci est saturé par une production et des stocks record. Sans oublier l’impact des signaux négatifs concernant la croissance en Chine. Il explique aussi que le marché du raffinage commence à s’éroder,
notamment aux Etats-Unis et en Europe.
Roumadi Melissa



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