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Discussion: Le Saviez-vous?

Vue hybride

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  1. #1
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    Re : ~Le saviez-Vous?~

    Pire que le burn out, connaissez-vous le « bore out » ?

    Tout le monde connait le terme « burn out » qui est utilisé pour désigner un épuisement professionnel. Il se caractérise par une tendance à en faire beaucoup au travail. Lors d’un burn-out, le sujet prend un rythme de travail effréné sans qu’il le réalise. Ceci entraine une perte de contact avec soi-même qui fait que le sujet n’a plus conscience de ses limites et perd le contrôle.

    Le « bore-out » est un mot utilisé pour désigner un épuisement professionnel par l’ennui. Lorsqu’il est subi, l’ennui a tendance à se muer en souffrance et peut provoquer des pathologies mentales et physiques. En effet, à l’instar du burn-out, le bore out entraîne la souffrance et peut mener le sujet jusqu’à l’état dépressif grave.

    D’après un article publié dans l’International Journal of Epidemiology d’Oxford, les sujets s’ennuyant au travail ont presque trois fois plus de chance que les autres de contracter des maladies cardiovasculaires.

    Le burn-out est considéré par beaucoup comme le « mal du siècle » cependant, bien qu’il soit autant difficile à cerner qu’à quantifier, l’ennui au travail est loin d’être un phénomène marginal. Une étude belge réalisée en 2009 sur près de 12 000 salariés considérait qu’environ 30% d’entre eux n’avaient pas suffisamment de travail pour remplir leurs journées.

    Si le burn-out n’est pas considéré comme une maladie du travail, il est plus facilement reconnu que le bore-out dans une société où la plupart rêveraient d’être payé à ne rien faire.

    3.jpg
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  2. #2
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    Post Chronologie d’une nuit tragique

    A la une/Évocation . Il y a 12 ans, 27 personnes décèdent dans l’explosion du GNL à Skikda
    publié le 19.01.16 | 10h00

    Chronologie d’une nuit tragique

    Lundi, 19 janvier 2004. A Skikda il ne pleuvait pas ce jour-là. A 18h, les derniers retardataires
    s’empressent de rentrer. Il faisait presque bon en ce début de soirée hivernale.

    Un site totalement détruit, ce qui renseigne.jpg

    A 18h40, un impressionnant bruit sourd, venant de nulle-part secoua la ville.
    C’était comme une étrange explosion qui couva de lourdeur le ciel du centre-ville.
    Elle contraignit même tous les habitants à marquer un moment d’inquiétude
    sans savoir pourquoi. A cet instant, personne ne pouvait imaginer que l’horreur
    était en train de se passer ailleurs ! A 19h, un interminable cortège d’ambulances,
    aux gyrophares actionnés et sirènes stridentes, sillonne les Arcades en direction de l’hôpital.

    Le centre-ville s’emporte et l’inquiétude s’y installe. Les gens se regardent, ébahis,
    «C’est‘louzine (l’usine) de Sonatrach !» C’était, il est vrai, le seul mastodonte capable d’ameuter
    autant d’ambulances. Skikda comprit à cet instant que l’assourdissante explosion venait de
    sa zone pétrochimique implantée à moins d’un kilomètre, à vol d’oiseau. Presque à côté.

    19h10. L’hôpital est assiégé par des centaines de personnes. «Il y a des dizaines de morts !»
    disait-on. «Non, les morts se comptent par centaines», renchérissent les autres.
    Personne ne pouvait s’immiscer à travers cette masse humaine si compacte qui assiégeait le portail
    de l’hôpital pour connaître la vérité.
    Personne. «On veut donner notre sang pour les blessés,
    laissez-nous passer», crie la foule à bout de nerfs. «Nous sommes des parents de travailleurs,
    laissez-nous entrer», suppliaient des membres de familles en pleurs.

    19h45. L’hôpital est rouge. Rouge de sang et de larmes. Les couloirs des urgences, larges de plus
    d’un mètre pourtant ne suffisaient plus pour laisser s’entrecroiser les brancards.
    Les ambulances ramenaient encore des blessés opérant à l’unité 40 du complexe gazier de Skikda,
    celle qui venait d’être pulvérisée par l’explosion.
    Les urgences de l’hôpital n’arrivaient plus à contenir
    autant de monde et on recourra alors à l’utilisation des couloirs comme salle de soins.
    On ne communiquait pas comme si on voulait se forcer à croire que ce n’était là qu’un cauchemar
    et que tout allait s’arranger. Malheureusement, il n’y avait pas que des blessés. Il y avait des morts,
    trop de morts. Vingt-sept jeunes employés du GNL venaient de rendre l’âme sur place dans
    la fournaise de la bêtise. Certains avaient même été déchiquetés.

    Même après 23h, le cortège des ambulances se poursuivait et les sirènes entonnaient alors comme
    une malédiction. Le lendemain, mardi 20 janvier 2004, la ville essaya de se relever avec un insupportable
    mea culpa. Le président Bouteflika arrive à Skikda pour rendre visite aux blessés. «On a trouvé du mal
    à soigner les brûlés», lui rapportaient quelques médecins. Sous l’émotion, Bouteflika promet alors
    de construire un nouvel hôpital des grands brûlés. Il tiendra sa promesse et le construit à… Batna !

    Khider Ouahab
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