Alger et Londres se concertent


13 Décembre 2016

Le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africain et de la Ligue des Etats arabes,
Abdelkader Messahel a déclaré, lundi à Londres que l’Algérie et le Royaume-Uni ont le même
point de vue en matière de lutte antiterroriste, et ce lors de la 7e session du dialogue bilatéral
entre les deux pays.
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En marge de la réunion que le ministre a présidé conjointement avec le conseiller britannique
à la sécurité nationale, Mark Lyall-Grant, Abdelkader Messahel a affirmé, à la presse, que les
positions d’Alger et Londres «convergent parfaitement» sur les moyens d’action, à mettre en
place, dans le cadre international pour la lutte antiterroriste. Il a relevé que la réunion a été
consacrée aux questions politiques et sécuritaires, ainsi qu’aux échanges de vues sur
«les conflits qui menacent la paix et la sécurité dans notre région et en Méditerranée notamment
la situation prévalant en Libye et au Sahel». La réunion a été «très utile», selon le ministre, et a
permis d’échanger les analyses et les points de vues des deux parties sur les différents dossiers.
A l’ordre du jour, notamment la lutte antiterroriste et la déradicalisation que les deux parties ont
passé au peigne fin. «Nous avons échangé nos expériences à ce sujet», a ajouté Messahel. Et
d’ajouter : «Le rôle de la démocratie en Algérie, comme facteur essentiel de lutte contre le
phénomène de radicalisation, est pleinement assumé en Algérie». «Il était question, lors de la
concertation d’aujourd’hui, des échanges d’analyses et de points de vue, mais également de
projection sur la menace que fait peser le fléau du terrorisme pour la paix et la stabilité dans le
monde et d’une lutte plus efficace et plus coordonnée», a-t-il dit. Quant à la situation en Libye,
M. Messahel a souligné qu’il était question de «faire converger tous les points de vues afin de
progresser ensemble vers une solution politique» dans ce pays. Alger et Londres ont réaffirmé
l’impératif de soutenir l’unité, la sécurité, la stabilité et la souveraineté de la Libye, d’une part,
et réitéré leur appel à un dialogue global entre les parties libyennes pour conforter l’accord
politique signé le 17 décembre 2015, tout en convergeant sur la nécessité de la non-ingérence
étrangère dans les questions internes de la Libye, a relevé encore le ministre. Par ailleurs,
Abdelkader Messahel a souligné l’utilité de la concertation avec un «partenaire aussi important
que le Royaume-Uni qui est membre permanent du Conseil de sécurité», de manière régulière
et périodique. A noter qu’un accord avait été signé en 2013 entre Alger portant sur la
coopération en matière de sécurité. Le gouvernement britannique avait souligné, en différentes
occasions, le rôle important de l'Algérie, dans la stabilité de la région, grâce, notamment, à son
expérience dans la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme. La réunion de Londres intervient
dans un contexte politique mondial marqué par de nombreux conflits sécuritaires, notamment
au Moyen-Orient et en Libye, et une menace mondiale terroriste grandissante. Limitée pendant
longtemps à la coopération énergétique, la relation entre Alger et Londres s’est diversifiée la
dernière décennie et le dialogue politique et sécuritaire entre Alger et Londres a été instauré
en tant que mécanisme de consultation bilatérale sur les questions faisant partie du partenariat
stratégique notamment de sécurité régionale.