Opep. Sommet de Doha. Plusieurs pays du Golfe opposés
au gel. Ah ! Bon ! J’ai toujours cru qu’ils étaient plutôt
friands de… … gel ! Le ministre de l’Habitat a été très clair ! Il n’y a plus de foncier pour construire de nouveaux logements. Dit crument, y a plus de terrains constructibles. Remarquez, y en avait déjà plus depuis un moment déjà. Ce qui avait poussé à la procédure de «reconversion». Des terres non initialement destinées à la construction le devenaient sous l’effet d’un paraphe en bas d’une page. C’est ainsi que du foncier agricole s’est retrouvé blindé de béton ! Et même là, il paraît que la «réserve foncière agricole» est vide. A été vidée. Alors ? Quelle solution ? Oh ! Elle est simple. Choisir nécessairement entre manger ou habiter. Il paraît que ce dilemme cornélien n’est pas aussi loin situé qu’on ne pourrait le penser. Manger ? Habiter ? Avec cette myriade d’autres questions subsidiaires qui s’y accolent. Si tu ne manges pas, très vite, tu tombes d’inanition, et terrain constructible ou pas, tu n’es même plus en mesure de construire quoi que ce soit. Certes, cet aspect du problème a été grandement réglé, par l’importation en masse de maçons chinois. Mais même là, il y a des obstacles imprévus. Comme ce collectif citoyen de quartier qui s’est plaint de la proximité d’un chantier AADL et des nuisances de toutes sortes que cela occasionnait sur leur vie quotidienne. Eh oui ! Manger, c’est bien, mais digérer tranquillement, c’est mieux. Et ces compatriotes se sont donc plaints que le labeur des Chinois les empêche de digérer à la cool ! Ça épaissit le problème ! Manger ? Habiter ? Ou alors manger, habiter et déposer plainte contre les Chinois qui osent travailler aux horaires de boulot sur des terrains pris à la production de la… nourriture ! On en est là ! Plus de terrain. Même plus ceux que l’on chipait jusque-là au garde-manger. Et des Chinois qui nous dérangent par leur force de travail. Et si la solution était là, justement ? Ne plus déposer plainte contre les Chinois quelle que soit l’heure à laquelle ils bossent, faire la diète en attendant qu’ils livrent les nouvelles cités, ensuite,
et seulement ensuite, les… manger. Oui ! Manger les Chinois ! Et boucler toute cette boucle du pendu
en fumant du thé pour rester éveillé au cauchemar qui continue.
H. L.
|