Ces métiers ingrats, mais tellement, tellement…
14 Avril 2016
Ces métiers ingrats,
mais tellement, tellement… |

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Par Hakim Laâlam
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En Algérie, on est toujours dans les extrêmes. Soit on ne laisse
pas le temps à un Président de travailler. Annaba. Soit on lui
en laisse trop, trop, trop, trop, trop, trop, trop… Zeralda ! |
Moi, à la limite qu’Ouyahia accepte de se prendre dans la figure, qu’il essuie le cambouis après les grosses fuites, qu’il se charge sans rechigner des travaux les plus pénibles, c’est son problème. Je suis de ceux qui considèrent que cet homme aurait pu avoir une dimension nationale. Peut-être est-ce une erreur ? Qu’importe ! Je n’ai pas vocation ni pouvoir à le pousser ni lui ni aucun autre dans le dos pour qu’il trace son destin et celui d’un pays. C’est juste que lorsque je le vois, l’entends et le suis – ça fait un bail pour les vieux chnoques que nous sommes lui et moi – c’est toujours la même expression qui me vient à l’esprit : quel gâchis ! Mais bon, le propos aujourd’hui, ce ne sont pas les actes manqués de H’mimed. Non ! C’est plutôt l’admiration sans bornes et réelle, non feinte que j’éprouve pour un métier : REDRESSEUR ! Si ! Si ! Je vous assure que je ne simule pas, je ne la joue pas ! Je suis toujours en béatitude, bouche ouverte et bave qui coule sur le côté de ma bouche devant les professionnels du redressement. Encore là, avec cette histoire de reprise en main du RND. Avant aussi, avec cet illustre inconnu missionné pour chercher des noises à ma Tata préférée, Louisa Hanoune, laquelle Louisa, cela dit en passant, lui a donné la plus belle fessée de sa vie à ce redresseur de 2e division, voire même de régionale D2 ! Mais bon ! Faut avoir à la base un don pour pratiquer ainsi le redressement. Au doigt et à l’œil. Non ! Non ! Et non ! Ne me dites pas que ce ne sont que des larbins, des demi-sel qui ne font qu’exécuter les basses œuvres. Faut avoir le cœur bien accroché et la dignité mise en mode vibreur pour obéir ainsi, au quart de tour, lorsqu’on te donne l’ordre de redresser,
lorsque te parvient la feuille de route sur laquelle on te beugle noir sur blanc que
le moment est venu de casser du Ouyahia,de la Tata ou du Belkhadem.Et puis, je pense aussi qu’en plus de toutes ces compétences avérées
et que j’admire, il faut tout de même procéder à quelques aménagements techniques.Comme de supprimer tous les miroirs à la maison pour éviter
de voir s’y refléter votre visage.Apprendre à regarder ses enfants de biais, ou ne plus les regarder du tout. Savoir dire oui tout le temps
et avaler jusqu’à la dernière goutte,voire redemander une rasade pour plaire un peu plus. Assurément, c’est un métier.Pénible certes, mais un métier ! Ah !
Cette Algérie laborieuse ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
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ZsFa