Partenariat entre la France et l’Algérie dans le domaine
du rail. Eux, ils ramènent les locomotives et les wagons.
Et nous, les…… Voyageurs ! Vous allez où ? Vous engouffrer encore une fois dans ce tunnel ? Dans ce piège à cons tendu de manière cyclique ? Stop ! Marquez une pause. Tenez ! Juste là, à l’entrée du tunnel, sur la gauche, en contrebas de la route, il y a un banc. Asseyez-vous et prenez le temps de voir enfin. D’ouvrir les yeux afin de ne pas tomber, comme nous le faisons à chaque fois dans le même piège, dans le même traquenard. Madani Mezrag a parlé ? Il a donné une interview dans laquelle il s’en prend encore une fois violemment à Abdekka ? Bizarre tout de même – et à la longue – comme ce Madani Mezrag parle en des timings bien «particuliers». En des moments que je qualifierais d’«instant cocotte-minute». Vous ne tiquez pas à force de voir l’hirsute émir intervenir bruyamment et grossièrement à chaque étape «délicate» que traverse le Palais, à des périodes où l’opinion doit être décompressée, emmenée voir ailleurs ? Wallah qu’on le dirait même réglé, le Madani, comme un mécanisme d’horlogerie suisse. Tic ! Tac ! Tic ! Tac ! Tic ! Tac ! Allez Mezrag, c’est à toi, parle, éructe et déverse ton fiel, top départ ! Tu arrêteras lorsqu’on te dira d’arrêter, lorsque les colères du peuple envers leurs gouvernants auront été transvasées sur ta Fatcha et sur d’autres sujets vachement périphériques. Alors oui ! Tu vois, mon ami(e), les pauses sur le banc à l’entrée du tunnel à moutons, à gauche, en contrebas du Chemin des Illusions, ça aide, ça sert à quelque chose. Le recul vital ! Allonger les jambes, offrir son visage au soleil un long moment, étirer les bras, puis, avec le droit ou le gauche selon que tu sois droitier ou gaucher lui envoyer un beau bras d’honneur en pleine figure au Mezrag qui vient de parler. Ensuite, revenir sur tes pas de manière entêtée et rester sur aujourd’hui, rester sur
ce Palais en ruine, ce peuple en abandon et ce pays passé du statut de Mont de Cocagne à celui de Mont de Cocasse.
Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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