Sommet africain d’Addis-Abeba. A l’issue de 30
minutes d’entretien avec le patron du FCE, Ali
Haddad, le Président éthiopien commet l’irréparable.Il se livre au TPI ! Alain Juppé a évité les sujets qui fâchent lors de sa visite en Algérie. Je vais finir par croire que tous les sujets qui fâchent sont confisqués aux visiteurs étrangers qui foulent notre sol, dès l’aéroport, à leur arrivée chez nous. J’imagine très bien une sorte de pièce entièrement dédiée aux sujets qui fâchent. Un espace discret au sein de l’aéroport Houari-Boumediène et où seraient entreposés tous les sujets qui fâchent. Une sorte de placard à balais, mais des balais aux poils revêches et aux manches vicieusement tordus. Oh ! Attention ! Il ne s’agirait pas de procédure violente, voire fortement inamicale. Non ! Je pencherais plutôt pour une sorte d’accord tacite entre le visiteur et les visités, c’est-à-dire nos frères du Palais. Les étrangers qui sont programmés pour un voyage d’affaires et de travail et d’amitié indexée sur le cours de leurs présidentielles et sur celui de l’euro pourraient ainsi voyager avec leurs sujets qui fâchent. Au départ de Paris ou d’une quelconque autre capitale occidentale, ils grimperaient dans leur appareil avec, dans leurs bagages, bien rangés, les sujets qui fâchent. Mais, à leur arrivée, et une fois les fleurs et le l’ben servis, ils savent qu’ils doivent faire un petit crochet discret par le «vestibule à sujets qui fâchent». Il est convenu entre toutes les parties qu’il ne s’agit là que d’une simple formalité de passage, n’occasionnant pas trop de retard sur l’agenda général de la visite en elle-même. D’ailleurs, sur place, dans cet espace où sont entreposés les sujets qui fâchent, il y a un personnel formé spécialement à cette tâche. Des professionnels qui, à force d’exercice et de pratique sur le long terme, ont affiné leur technique. Ils accueillent les visiteurs étrangers avec de larges sourires. Les invitent à déposer les sujets qui fâchent en leur possession sur la table, bien en évidence. Ensuite, ces préposés procèdent méthodiquement à l’étiquetage de ces idées qui fâchent et à leur rangement dans des casiers numérotés. Et tout en souhaitant un bon séjour à nos illustres invités, les personnels du placard à sujets qui fâchent précisent tout de même qu’il sera loisible aux voyageurs de les récupérer intacts, à leur départ, au moment de reprendre l’avion retour. De source proche du placard en question, on m’affirme que tous les visiteurs ne récupèrent pas leurs idées qui fâchent. C’est loin d’être systématique. Certains les oublient là, dans cet espace de l’aéroport d’Alger.
Mais toujours aussi méticuleux, les responsables du placard à idées qui fâchent tiennent tout de même à rappeler
qu’à l’identique de la procédure propre aux objets trouvés,les propriétaires d’idées qui fâchent entreposées
à Houari-Boumediène ont une année et un jour pour les récupérer. Au-delà de ce délai,
ils peuvent toujours fumer du thé et rester éveillés à notre cauchemar qui continue.
H. L.
NB: Le problème de la page a été résolu.
Et désolé d'avoir crée cette discussion vue que pendant 40Mn
n'a pu répondre au sujet existant.
Sujet à fusionné.
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