Algérie ! Chaque année, le monoxyde de carbone tue
plus que l’alcool. Alors…… buvez ! Vous vous réchaufferez
moins dangereusement ! Alors là, je dis bravo ! Respect Monsieur le Ministre ! Quel ministre ? M’enfin ! Celui des Finances. Benkhalfa vient de nous faire la révélation du siècle. Et quand un charitable ministre te fait une révélation du siècle, t’es bien obligé –que dis-je ? – c’est un devoir que de lui rendre le plus appuyé des hommages. Yaâtik essaha Si Benkhalfa. De nous annoncer ainsi, alors que nous ne nous attendions vraiment pas, que nous ne devinions franchement pas la chose, que nous étions à cent lieues d’imaginer que ça puisse se produire, de nous annoncer donc que… 2016 sera et est déjà l’une des années les plus difficiles que nous ayons eu à vivre. Et le ciel s’est ouvert ! Et la révélation fut ! Alléluia mes frères ! C’est là où tu prends réellement conscience de l’importance d’un ministre des Finances, d’un gouvernement. C’est à ce moment précis que tu tempères tes ardeurs et ta critique hargneuse sur la mauvaise gestion, sur les salaires et les avantages exorbitants accordés aux ministres et aux commis de l’Etat de manière générale. Non ! Ces «statuts dorés» sont amplement mérités. Rémunérer un mec pour qu’il vienne te révéler d’un bloc, alors que toi, dans ta cité populaire, tu étais sagement allongé sur un transat, sous un parasol, au bord de l’immense piscine communautaire fournie gracieusement par ton APC, que l’année 2016 va être catastrophique, je trouve que c’est un salaire amplement mérité. Tout seul, tu n’aurais jamais pu le deviner. Tu ne t’en serais pas douté un seul instant que 2016 allait t’en faire baver des caisses. Mais là, grâce au ministre des Finances, tu sais, désormais. Et tu te maudis un peu, intérieurement. Tu culpabilises même un chouia : quel buse je fais, tout de même. Ne pas avoir vu le coup venir. Ne pas avoir anticipé sur cette traîtresse d’année 2016 ! Pourtant, d’habitude, je suis plus vigilant, sur mes gardes, méfiant au diable, limite parano. Mais, là, oups ! Je n’ai rien vu venir. Al-hamdoulillah qui a mis sur mon chemin et sur le vôtre, amis lectrices et lecteurs, un saint homme comme Benkhalfa sans qui nous ne nous serions jamais rendu compte d’une situation dont nous souffrons pourtant quotidiennement, depuis des lustres. Alors, ne soyons pas ingrats. Merci qui ? Merci Sidi Abderrahmane ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L. |