Succession de Abdekka. Toujours pas de dauphin en vue.
Peut-être faut-il plutôt chercher du côté des…… requins ! En conférence de presse, donc devant public, et public nombreux, Hanoune s’est adressée à… Boumediène et lui a ordonné : «Boumediène, lève-toi, le pays est en danger !» ça va mal ! Ça va très mal ! Mais dans quel état, mon Dieu, ils me l’ont mise ma Tata adorée ! V’là qu’elle parle aux morts, maintenant. Elle leur demande même de se lever, de marcher et de revenir parmi nous. Et s’il n’y avait que Hanoune dans cet état. Non, bien sûr. Y a l’islamiste Hassan Aribi. Il jure qu’il a eu plusieurs entretiens avec Obi One en personne, hors promo. Et le grand Jedi lui aurait donné des détails affolants sur les détournements de fonds colossaux commis par les frères Barberousse. Mon Dieu ! Le pays part en sucette, et bientôt je vais moi aussi demander à Gainsbourg, à Annie et aux bombons à l’anis de revenir faire le ménage dans ce foutoir. Par quoi commencer, mes aïeux ? D’abord, par casser l’ostracisme qui frappe Tata Louisa. Les milieux mafieux et oligarchiques ont empêché que n’arrive à la leader du PT cette info pourtant capitale : Boumediène est mort ! Oui, je sais que ça va provoquer chez elle, et chez d’autres, un séisme, un choc, mais il faut le lui dire. Boumediène est mort. Ensuite, il faut prendre en aparté Hassan Aribi, lui projeter la bande annonce de Star Wars, le Réveil de la Force, et arriver à le convaincre, enfin, que dans ses rêves les plus fous d’islamiste parvenu, dans sa saga personnelle de doux dingue, il n’aurait jamais pu rencontrer ne serait-ce que Chubaka, voire, dans le meilleur des cas, la doublure de R2-D2 ! Une fois Aribi converti à la sagesse du Conseil de l’Empire, il me restera à éclaircir un point noir dans la galaxie Louf Ok. Déjà des voix s’élèvent pour mettre en doute l’authenticité du communiqué de Maître Miloud Brahimi. Des spécialistes graphologues, grammairiens et lexicologues jurent que Miloud n’aurait jamais rédigé ainsi ce texte. Et pour nous convaincre de cela, ils mettent en exergue cette erreur grossière. Eh oui ! Relisez bien le communiqué. Il exhorte les gens à cesser de parler au nom de l’ancien patron des services. M’enfin, Miloud !
Personne ne parle en son nom. Tout le monde parle en son prénom.
C’est différent ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L. |