10 Décembre 2015

Bonjour,désolé du retard cause la source était inaccessible


SVP ! Lui, il est pour moi
!
Par Hakim Laâlam
Email : [email protected]
Fait divers ! Le ministre Benkhalfa aurait menacé l’expert
Mebtoul avec un objet contondant.
La loi de finances 2016 !
Ils vont partir. Ils vont même bientôt partir. Dans quel état, je ne sais pas, n’étant pas devin et ne tenant pas spécialement à le devenir, mais ils vont partir, et pas dans l’état de superbe de leur arrivée. Tous ! Tout le clan. Mais, et si j’avais un souhait, une demande, une supplique et n’ayons pas peur des mots un fantasme, lui, je ne voudrais pas qu’il parte comme ça, compris dans le lot des départs. Non ! ça serait trop bête qu’il parte, comprimé, niché, caché, dissimulé dans le package du clan en exil. Lui, ça serait bien, ça ne serait même que justice, qu’il reste encore un peu. Il partira, certes, personne n’en doute, mais partir aussi vite que les autres, ça serait du gâchis. Du gâchis pour le chat que je suis. Les chats ne tuent que rarement la souris qui est à leur portée tout de suite, dès le premier coup de patte. Ils jouent d’abord avec. Comme pour se délecter longtemps de la pitance à venir. Allez savoir pourquoi ? Peut-être est-ce inscrit dans leurs gènes, cette propension au sadisme. Peut-être un atavisme créé par des années de rage contenue chez les félins. Je ne sais pas ! Mais lui, saura ce que sont les gènes d’un chat lorsqu’il verra que les autres sont partis, mais pas lui. On lui expliquera gentiment qu’il prendra le prochain train pour les rejoindre. Ou le train qui vient après le prochain. Ou peut-être pas. Allez savoir. Les trains chez nous sont tellement capricieux. Mais lui, il faut qu’il reste. Je le réclamerais presque comme un tribut. Oh ! Je sais que je ne suis pas le seul à revendiquer cette «dîme de justice». Nous sommes quelque-uns et quelques-unes, surtout, à vouloir le garder encore un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, lorsque ses copains et parrains s’en seront allés, forcés par le vent féroce d’une histoire qu’ils n’ont jamais réussi à imprimer, même pas sur une vulgaire Epson domestique. Si l’on accède à mon souhait, si l’on entend ma demande et qu’on la satisfasse, je promets ici même de me mettre en vacance de méchanceté envers toutes les autres cibles, envers celles à venir aussi. Pour me consacrer entièrement à lui. Pour ne m’occuper que de lui. Comme seul un chat joueur et lecteur assidu du Marquis de Sade sait le faire. Lorsque tout le clan sera parti, faites en sorte – je ne sais pas comment vous allez vous arranger, comment vous allez goupiller la chose, mais je vous fais confiance – que lui reste. Et laissez-le-moi.
Oui, laissez-moi Saâdani en gage de mon engagement républicain, en cadeau.
C’est le seul avantage que je demande.
En plus, bien sûr, de fumer du thé pour rester éveillé au cauchemar qui continuera.
H. L.