COP21. C’est l’impasse ! L’accord final retardé à cause de
l’Algérie qui refuse toujours de réduire le taux de production
de……bêtise émis par l’usine à gaz Saâdani ! La «chaîne de télé privée du Palais» ne s’est pas embêtée à travailler l’argumentaire. Pour atténuer l’effet désastreux du boxing-day parlementaire autour du vote de la LFC2016, elle a exhumé les images de parlements à travers le monde où des députés se castagnaient à tout-va. Corée. Croatie. Pologne. Tout y est passé ! Et l’archiviste documentaliste de cette chaîne TV enchaînée dans les douves du Palais en éternue encore tellement il a dû se coltiner toutes les vieilles bobines en stock dans le grenier. Piètre démonstration qui ne peut gommer l’essentiel, la seule info valable en ces temps d’intox : le bateau est ivre alors qu’il est pourtant interdit au capitaine de boire une seule goutte d’alcool ! L’Algérie, mon pays, me fait penser à ces documentaires que j’adorais regarder, enfant, même s’ils me provoquaient des sueurs froides d’effroi. Haroun Tazieff, le vulcanologue accroupi au bord du bord ultime d’un cratère en train de prendre des mesures et de nous expliquer benoîtement comment s’écoule la lave, quel chemin elle va prendre. A cette époque, celle des terreurs enfantines, je gueulais presque, de façon expressive sur mon visage, mais en silence pour ne pas gêner la quiétude de la maisonnée : «Mais attention ! Tu vas tomber dedans, Haroun ! C’est bon, j’ai compris la mécanique de la lave et le processus de poussée des gaz par en dessous. Maintenant, s’il te plaît, redescends !» Qui, aujourd’hui, en 2015 pour crier, pour dire que ce jeu de Palais, ces entrechats de clans déchiquetant la ch’kara à belles dents avant la fin de la récréation ont placé Al-Djazaïr au bord du bord ultime du volcan de mon documentaire ? Benflis, dans son style, tout en sobriété, vient encore une fois de le faire. Pas en vantant les mérites à venir de son parti. Ni en se gaussant de faire mieux s’il est «adoubé». Non ! Il a juste dit mesdames et messieurs du Palais, vos manœuvres mènent le pays à la catastrophe. Arrêtez avant qu’il ne soit trop tard. Louisa Hanoune le fait aussi régulièrement. Dans son style. Disons…moins sobre. Et surtout un peu oublieux de ses performances promotionnelles au profit d’un châtelain même plus capable de faire lui-même campagne. Mais bon ! Est-ce l’essentiel ? Non ! Assurément non ! L’Algérie est en train d’être regardée du bout du bout du précipice par le vieux Tazieff. Et de son paradis des volcans jamais éteints, lui doit très certainement savoir comment
et où la lave va s’écouler. Ce qu’elle va engloutir et ensevelir en pays D.Z.
Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L. |