Dernière minute ! Gourcuff quitte les Verts pour entraîner
Madrid. Quelle déchéance !
Pour Christian, bien sûr !L’urgence, là-haut, dans le Palais et dans ses dépendances, ce n’est pas de retrouver un chef, un commandeur, un capitaine capable de ressouder l’équipe et de la conduire comme tout bon commandeur doit conduire son team. Non ! L’urgence – et je suis sérieux, pour une fois – c’est une serpillière, des chiffons, du papier buvard et beaucoup de petites mains pour… essuyer le sang qui s’écoule déjà par flaques de sous les portes intérieures et gagne centimètre après centimètre le grand portail marquant l’entrée. Yaw ! C’est la guerre totale ! Les ¾ du gouvernement ne parlent plus au ¼ de Premier ministre. Le bus en folie du FCE se vide de ses passagers et tangue dangereusement en sous-virage perso. Le patron désigné du FLN vient se planter sur un plateau télé algérien, procède en direct à l’assassinat du Polisario et de la RASD, et personne ne le recadre vraiment, si tant est que l’on ait franchement envie de recadrer un portrait pareil. Les députés tirent à boulets rouges sur la loi de finances et allument le feu des augmentations des prix, alors que le gouvernement venait tout juste d’endosser l’habit des pompiers et leur susurrait d’enclencher les extincteurs pleins tubes. ça part en java, les mecs ! Et je reste poli en n’évoquant ici que la java ! Samedi dernier encore ! Tata Louisa a émis des doutes sur l’auteur réel du message de condos et de soutien envoyé à Hollande et signé Abdelaziz Bouteflika ! Mon Dieu ! On ne va tout de même pas s’acheminer vers l’obligation constitutionnelle faite au Président de rédiger et de signer toutes ses lettres et communiqués face à une caméra et des micros indépendants et en présence d’huissiers assermentés, non ? ça devient invivable ! Même ma fille s’y met ! Elle qui a persiflé l’autre soir : «Et qui te dit, mon papounet chéri, que c’est bien lui qu’on nous montre, là, recevant le Premier ministre maltais ?» Et zut ! Elle n’a que douze ans et doute elle aussi, déjà ! Non, je vous avais prévenus en début de chronique. Il faut augmenter le nombre de serpillières, de chiffons, de buvards et de petites mains. Car l’indice majeur que «t’zaguat» c’est le portail central du Palais. Faut le préserver. Si le sang coule par en dessous, sort, glougloute à l’extérieur, c’est foutu ! C’est bien simple ! Moi, du coup, je passe mes journées en face.
Et je me tiens le ventre. Pourvu qu’il y ait assez de serpillières ! Mon Dieu !
Faites qu’il y ait assez de serpillières. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L. |