10 Novembre 2015


Ça, j’peux vous garantir
que c’est lui et personne d’autre !

Par Hakim Laâlam
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Ouyahia répond enfin à la demande d’audience
des 19 : « Aucun souci ! Vous serez tous reçus,
un à un, par le président …

… du tribunal !»Je vais vous faire un aveu. Je n’ai pas traité de cette «affaire» de Chakib Khelil qui a été invité à l’ambassade d’Algérie à Washington à l’occasion du 1er Novembre pour une raison fort simple : je n’y ai tout bonnement pas cru à cette info ! Oui ! Penaud aujourd’hui, je le reconnais. Je n’y ai pas cru du tout. Je l’ai lue ici et là, tout comme vous, mais je me suis dit «encore une rumeur ou pis, un canular». Parce que convaincu que la situation de l’Algérie, même en totale déliquescence, même malmenée, à terre, foulée aux pieds, restait tout de même un SMIG de bonne tenue dans cette République. Subsistait un chouia de sens des institutions officielles pour ne pas permettre ce «truc inouï». Après quelques heures à me frotter les yeux d’incrédulité, à me pincer les bras jusqu’au sang, à répéter tout seul, comme un fou, entre mes lèvres «CéPaPossible ! CéPaPossible ! CéPaPossible !», j’ai bien dû l’admettre, ILS L’ONT FAIT ! Ils ont effectivement invité Chakib Khelil à venir siroter son scotch à l’ambassade algérienne, à Washington. Cet édifice de souveraineté, surmonté d’un drapeau avec du vert, du blanc, du rouge, une étoile et un croissant. Le co-pilote de la cession de notre sous-sol aux amerloques — le pilote-chef étant connu de tous, sauf des 19 bisounours — qui trône dans le plus beau, le «plus meilleur» des salons de cette institution, y félicite l’ambassadeur pour la qualité de son malt et de ses Ferrero Rocher (oui, je sais, ça fait cliché !) et qui y plaisante même sur l’effondrement des cours mondiaux du brut et ses répercussions sur les économies des pays non-prévoyants. Du délire ! C’est comme si, en pleine guerre anti-mafia, l’ambassadeur d’Italie aux Etats-Unis avait invité Al-Capone dans la résidence diplomatique et avait imposé à Eliot Ness d’assurer la sécurité de cet invité prestigieux durant toute la soirée. Kif-kif bourricot, comme dirait feu Abane ! Je ne sais pas comment va Abdekka. Je ne sais pas non plus s’il est encore réellement aux commandes de cette contrée en roue libre. Je n’ai pas demandé à le voir pour lui poser toutes ces questions. Par contre, ce que je sais, c’est que lui et lui seul Abdelaziz Bouteflika est derrière cette invitation surréaliste de Chakib Khelil à la résidence de son excellence l’ambassadeur d’Algérie à Washington. Ce genre de «truc pervers» et tordu,
c’est sa signature ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L