Algérie-France. Najat Vallaud-Belkacem, en visite en
Algérie, souligne la qualité des rapports et le rapprochement
notable.La PAF algérienne confirme ! On avait juste dit «faut surveiller internet». Pas le couper, tout de même ! C’est toujours le même problème, l’excès de zèle. Je leur ordonne de tendre l’oreille, de happer tout ce qui sort des bouches et des claviers, et qu’est-ce qu’ils font ? Ils coupent les bouches et les claviers. Bon, maintenant, faut me réparer tout ça, les gugusses. Oui ! Réparer vos bêtises et fissa. Parce que les rapports qui remontent jusqu’à mon fauteuil semi-roulant ne sentent pas bon la paix sociale. Ça gronde au cyber ! Ça chauffe devant les écrans noirs, et pas grâce aux sites hard cette fois-ci. Encore une journée ou deux, et y aura même plus besoin de les écouter en catimini, les Algériens, c’est sous mon balcon qu’ils vont venir gueuler. Déjà qu’on laisse entendre certaines choses terribles. Comment ça quelles choses ? Mais comme cette coïncidence étrange qui fait que c’est toujours à partir de Annaba que les «points de rupture» capitaux du pays ont lieu. Eh oui ! Boudiaf, c’était Annaba. Et maintenant, le câble internet. D’accord, il est vrai que ce n’est pas une règle absolue. Ben Bella en train de regarder un match des Verts contre le Brésil alors que se mitonnait dans son dos un machin tordu, c’était à Oran. Mais bon, Garincha et Pelé, c’est juste l’exception qui confirme la règle. On en est où avec les équipes de réparation du câble ? La mer est démontée ? Ça va prendre du temps ? Y a pas que la mer qui sera démontée si vous ne réparez pas plus vite ! Vous m’écoutez au moins quand je vous parle ? Ah ! Bon ? Et vous m’avouez comme ça, tout de go qu’effectivement, vous m’écoutez ? Vous admettez donc que vous m’écoutez ! Et qui vous a demandé de m’écouter, hein, qui ? Je vous ordonne d’écouter les Algériens, et non seulement, je me retrouve avec une méga-panne d’internet, mais en plus c’est moi que vous écoutez ? Répondez quand je vous pose une question ! Allo ? Allo ? Sapristi ! Voilà qu’ils me raccrochent au nez et au fauteuil maintenant. Plus de téléphone ! Plus d’internet. Garincha est mort depuis longtemps. Et Pelé ne fait plus rêver que les pensionnaires de maisons de retraite. Que vais-je devenir ? Un fumeur de thé condamné à rester encore quelques mois éveillé à ce cauchemar qui continue, M’sieur !
H. L. |