En conférence de presse, Tayeb Louh, le
ministre de la Justice a évité tous les sujets
qui fâchent. Donc, si je comprends bien, il est…… resté muet ! Tata Louisa est catégorique lorsqu’elle s’adresse à Abdekka : «Vous avez opéré un virage à 180°, Monsieur le Président !» Une fois balancée cette sentence, ma Tata adorée remercie les journalistes qui ont assisté à sa conférence de presse, ramasse ses notes, range ses lunettes et s’en va. Comme ça ! Sans prévenir. Nous laissant avec, sur les bras, un énoooooorme problème de physique ! Comment Abdekka a-t-il réussi à opérer un virage à 180° sur sa chaise roulante ? Question d’autant plus taraudante que tout le monde sait qu’il ne conduit pas lui-même son fauteuil mobile. On le pousse dans le dos. Prenez toutes les images d’archives, toutes les vidéos, même celles qui ont été bidouillées et vous en aurez confirmation. Le Raïs est tout le temps poussé dans le dos. D’où cette interrogation légitime. Le virage à 180° dont parle Hanoune résulte-t-il d’un ordre donné par Abdekka lui-même à son «Pousseur Dorsal» ? Ou alors, le Pousseur Dorsal, en plus d’avoir de la force dans les bras pour pousser, aurait aussi un peu de cervelle entre les deux oreilles pour décider que c’était le bon moment pour faire faire au fauteuil présidentiel un demi-tour à 180° ? Ce n’est pas pareil ! Pas pareil du tout ! Je m’explique : si c’est Boutef’ lui-même qui a ordonné qu’on lui fasse faire une rotation à 180°, même avec sa voix faible, nous aurions entendu cet ordre. Quand j’écris «nous», il faut comprendre les gens parmi nous qui ont de grandes oreilles. Et forcément, avec cette preuve d’un virage imminent à 180°, des mesures conséquentes auraient été prises pour y faire face. De biais, bien sûr. Par contre, si c’est le Pousseur Dorsal qui aurait décidé tout seul, comme un grand qui découvre qu’il est enfin devenu grand et mature, de faire pivoter le fauteuil du chef de 180°, là, ça aurait été plus délicat à deviner, même pour les grandes oreilles. Elles ont d’énormes pouvoirs, les grandes oreilles, mais pas celui de lire dans les fantasmes dévoreurs des nouveau-nés à peine vagissants ! Eh oui ! Le Pousseur Dorsal n’allait tout de même pas claironner sur tous les toits son intention poussive, balancer des kilomètres de communiqués pour annoncer qu’il s’apprêtait à faire tourner le siège du raïs de 180°. Ce genre de mouvements, on ne le gueule pas à tue-tête. On ne le balbutie même pas. On le pense. Et c’est bien ce qui m’inquiète en fait. C’est que maintenant, le bébé pense. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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