Austérité. Sellal en appelle à éviter les dépenses superflues.
Comme celle…
… d’allumer la télé pour le voir et l’écouter ?
Et dire que ça ne suscite pas plus que cela de commentaires ! La nouvelle tombe et nous continuons notre chemin en sifflotant. Quelle nouvelle ? Mais celle du nombre de piliers que comportera la Grande Mosquée Abdekka ! 618 piliers. C’est écrit noir sur blanc. C’est gravé dans le marbre que les Chinois placent déjà dans cet édifice en chantier. 618 ! Vous vous rendez compte ? S’il fallait un indice sérieux de la lutte des clans, il est là, tout entier dans ce chiffre : la mosquée du Raïs adoré s’appuiera sur 618 colonnes. Attention ! On n’arrive pas à ce chiffre de 618 comme ça, juste parce que de petits architectes ont gribouillé des plans et tapoté, pianoté sur des calculettes. Ce chiffre est le résultat sanglant d’une guerre qui se déroule là-haut, dans le Palais et ses périphéries, et dont ne nous parviennent que les échos effroyables, sous la forme d’une addition de piliers. Il faut maintenant tout le concours, la science et l’éclairage halogène surpuissant des experts pour nous expliquer ce que veut dire ce chiffre de 618 colonnes. Si la Grande Mosquée Abdekka compte 618 colonnes, cela veut-il dire que nous serions revenus au point de départ de l’Histoire, 1962, et cette Algérie des colonels qui rentrent au pays à dos de chars ? 618 piliers, est-ce le nombre exact de congressistes réclamé au FARS, le FIS Bis de Madani Mezrag, pour qu’il puisse tenir son congrès constitutif et obtenir son agrément plus rapidement ? 618 colonnes, cela se traduira-t-il par une nouvelle stratégie en matière d’écoute des communications téléphoniques des citoyens, privilégiant la 4G fixe et la traçabilité des modems achetés sur Ouedkniss.com ? 618 colonnes, est-ce un code subliminal, un truc tordu des Illuminati pour nous indiquer que le manuscrit de la future Constitution est caché sous la 619e colonne de la Grande Mosquée ? Un pilier marqué de la lettre T. Le T pouvant prendre la place de toutes les autres lettres dans l’alphabet algérien, contrairement à ce qu’enseignent les nouveaux grammairiens du pays, tous issus de l’école fondamentale.
Donc peu fiable ! Et surtout, pas du tout versés dans la science des colonnes,
des colonels et des vrais piliers en terre d’islam.
Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H.L
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