Hollande l’a juré ! La France n’a pas payé de rançon
pour faire libérer son dernier otage retenu au Yémen.
Oui ! François l’a juré ! Sur la tête de…
… Valérie Trierweiler !Le document existe ! Si ! Si ! Je vous jure qu’il existe. Je tiens l’information d’une source infaillible, bourrée de calcium et d’oligoéléments. Un mémo signé de l’émir Abdelkader parle du degré d’avancement des négociations entre l’Algérie et… l’OMC ! Il évoque clairement les difficultés à finaliser notre adhésion à cette Organisation mondiale du commerce. J’ai abordé le sujet avec un ami anthropologue et historien des civilisations, spécialisé dans l’ancien bassin de Numidie. Et il s’est aussitôt mis en colère, évoquant le peu de crédibilité de cette thèse d’un émir Abdelkader qui aurait mené, à travers une délégation choisie par ses soins, les premières négociations avec l’OMC. Selon mon ami, l’Emir n’a fait qu’hériter d’un dossier déjà ancien. Et les vraies prémices de discussions entre l’Algérie et l’OMC remonteraient en fait à l’époque des rois numides. Sauf qu’à la question légitime que j’ai posée à mon ami érudit de savoir quel roi numide précisément est derrière ces premiers contacts avec l’Organisation mondiale du commerce, là, il a semblé hésiter, caler même. Puis, un peu penaud, il a reconnu qu’au jour d’aujourd’hui, au vu des documents en possession des chercheurs et du DRS section «Histoires anciennes» rien ne permet d’affirmer que c’est Juba I, Juba II ou Ptolémée qui a mené les négos ! Donc, on sait plus ou moins que l’OMC et l’Algérie, c’est une romance qui remonte aux Numides, mais quelle époque numide, mystère et boule de gomme. Un mystère déjà bien épais, que je pensais impossible à épaissir encore plus lorsqu’est intervenue Béatrice. Qui est Béatrice ? allez-vous me demander. Voilà ! Vous venez de me le demander, même si je vous ai un peu forcé la main pour le faire. Mais qu’importe, l’essentiel étant que je réponde vite à votre curiosité taraudée et taraudante. Béatrice est une paléontologue de réputation mondiale travaillant dans une unité de recherche suisse. Je l’ai connue lors d’un déplacement en terre helvète pour le centenaire d’Hergé. Et tout benoîtement, alors que nous devisions à la pause-café, elle a appris que je m’intéressais de près à la question de la relation unique, privilégiée et si longue de mon pays, l’Algérie avec l’OMC. Sans se démonter, le plus sérieusement du monde, Béatrice m’a alors révélé que des clichés pris par une équipe de chercheurs en fouilles dans la région du Bas-Tlemcen – à ne surtout pas confondre avec le Haut-Tlemcen, encore moins avec le Tlemcen septentrional — montrent clairement des gravures rupestres dans une grotte, des gravures datant du paléolithique premier et représentant une scène de chasse figurant la mise à mort d’un jeune mammouth nedromi par un chasseur à la chevelure légère et flottant au vent. Et tenez-vous bien, Béa (oui, j’ai fini par l’appeler ainsi, vu une certaine intimité qui s’était installée entre nous) m’a juré que cette gravure rupestre était signée en bas, à droite de trois lettres : OMC ! Alors ? Vous comprenez maintenant que j’en sois historiquement et même préhistoriquement réduit, condamné même à vivre avec ce lourd secret ? Et que je ne tiens finalement qu’en fumant du thé pour espérer rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L. |