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Vue hybride

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    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    08 Mars 2015

    Le blanc, une couleur neutre ? Mon œil !
    Par Hakim Laâlam
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    Qu’est-ce qui change le 8 Mars pour les femmes
    battues ? Les maris mettent à fond un…
    … CD de Cheb Yazid pour couvrir les cris !
    Je vous assure que je n’ai rien contre le FFS ! Wallah, juré, craché par terre ! C’est juste que je ne comprends pas le courroux des gens du FFS face à la réaction, tiède, pour ne pas dire l’absence de réaction tout court de l’opposition et des partis de l’Alliance présidentielle, ainsi que des personnalités de poids de la scène nationale face à la feuille blanche qui leur a été soumise pour appréciation par le Front des forces socialistes. C’est tout de même un peu fort d’exiger de gens sensés, sages et sachant lire – pour la plupart – de réagir à une… feuille blanche ! On te met sous le nez une feuille blanche et on te demande de dire ce que tu en penses, de donner ton avis. Ben… écoute, c’est une feuille blanche. Bien blanche. Impossible de se tromper sur sa couleur. C’est du blanc de blanc. Format de la feuille, classique. 21/27. 21/27 de blanc. A la rigueur, tu peux palper la feuille blanche et exprimer un avis sur la texture du papier. Ah ! Le beau grain que voilà ! Une fois cette sentence assénée, que peux-tu dire de plus sur une feuille blanche ? Oui ! C’est vrai ! Tu peux la retourner et confirmer qu’elle est blanche en recto-verso. Ce n’est pas inutile comme précision. Car rien n’aurait interdit au FFS de soumettre une feuille 21/27 blanche au recto et noircie par des caractères, des paragraphes, de l’écriture ou des taches de chocolat au verso. Là, pas de soucis, par contre. Après vérification minutieuse, je confirme. La feuille est blanche devant et derrière. Bon, en même temps, tu peux pousser le souci du détail jusqu’à vérifier avec une lampe spéciale, la même que celle utilisée par la police scientifique si la feuille blanche qu’on t’a remise est la même qui a été soumise aux autres acteurs du pays. Si tu décèles quantité de traces de doigts, d’empreintes, à coup sûr, alors, le FFS n’avait qu’une seule feuille blanche 21/27 qu’il a fait circuler, passer à tour de rôle de siège en siège de parti. Ça peut renseigner sur le futur programme environnemental et économique du FFS. Une seule et unique feuille blanche pour tous, c’est clairement une volonté écologique certaine et affichée là par le FFS, et le souhait de ne pas gaspiller nos sous, ni d’abattre plus d’arbres qu’il n’en faut. C’est bien ! C’est très bien ! Et c’est surtout la preuve, finalement, a contrario de ce que j’affirmais en début de chronique que l’on peut commenter une feuille blanche. Donc, en bout de course, je suis bien obligé de l’admettre : le FFS a bien raison d’être en colère devant le peu d’intérêt des partis face à sa feuille blanche. Je dirais même plus ! Il y aurait là un complot du silence ourdi contre le FFS et sa feuille blanche que ça ne m’étonnerait pas ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.
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    09 Mars 2015

    Le 9, parce qu’elles le valent bien !
    Par Hakim Laâlam
    Email : [email protected]
    C’est officiel ! Vahid Halilhodzic va entraîner le
    Japon. Objectif du Bosnien avec l’équipe nippone,
    gagner la prochaine coupe…
    … d’Afrique !
    Pourquoi parler de la femme, de ses droits et de son calvaire un 9 mars ? Parce que le calendrier qui est en face de moi, sur mon bureau, c’est le mien. Je l’ai acheté avec mon argent, et j’en fais donc ce que je veux. Parce que les députés ordures qui ont revendiqué la pérennité du droit masculin de taper sur les femmes ne siègent pas que le 8 mars, ne débitent pas de conneries que le 8 mars. Ils le font aussi le 9 mars, le 10 mars et tous les jours de tous les mois de toutes les années de leurs mandatures. Parce que symboliquement, j’offre une fleur à ma compagne tous les 9 mars, vous vous en foutez royalement de ce cérémonial, et vous avez bien raison. Parce que procéder à un lâcher de femmes l’après-midi du 8 mars dans les rues des villes et villages, je trouve cela dégradant pour la femme. Comme si un agriculteur ouvrait les portes de ses écuries pour en laisser sortir ses bêtes, leur permettant au compte-goutte d’aller gambader dans la nature et y brouter à satiété. Parce qu’aussi, on peut être d’accord ou pas avec Louisa Hanoune, lui renter dans le chou lorsqu’elle le «mérite», mais je n’oublierai jamais qu’un leader politique islamiste n’a eu d’autres moyens de ferrailler avec cette ferrailleuse hors pair que de s’attaquer à sa vie privée, à ses habitudes de consommation et à sa liberté de ton qui ne «cadre pas avec lah’ya», la retenue musulmane. Un moment de pourriture de la pensée insupportable à mes yeux, mais qui n’a pas soulevé de tollé proportionnel à la bêtise crasse de celui qui avait proféré de telles insanités contre la leader du PT. Parce qu’aussi je n’oublie pas que le premier magistrat du pays n’a finalement retenu de Khalida Toumi que la longueur de sa jupe. Et peut-être surtout parce que parler de la femme le 9 et les jours suivants, c’est faire mal à des mecs payés plus de 30 millions par mois pour poser leur popotin sur un fauteuil luxueux et baver leur haine de la citoyenne, leur frustration de mâles hyper-testostéronés et déséquilibrés exigeant leur dîme de violence quotidienne sur la femme. Ces gens-là travaillent toute l’année à leur bazar funeste. Je ne vois pas alors pourquoi je ne les combattrais qu’une seule journée, le 8 mars ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.
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    10 Mars 2015
    Schizophrénie !

    Par Hakim Laâlam
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    C’est officiel ! Fékir en équipe de France. Ouf ! Les…
    … Verts sont passés à deux doigts de la cata !
    Abdekka a été très clair dans son discours lu par l’une de ses voix attitrées : «La femme doit pouvoir accéder aux postes !» Et hop ! Les autorités connexes au Palais ont aussitôt appliqué à la lettre les directives fermes et révolutionnaires du si bon Raïs : Cherifa Kheddar, porte-parole de l’observatoire des violences faites aux femmes, a pu accéder à un poste important : le poste de police où elle a été conduite sous bonne escorte alors qu’elle tentait de tenir rassemblement dans la capitale, un… 8 mars ! Abdekka a été encore plus clair s’agissant de l’opposition politique. Il l’a appelée, par une autre voix phonétiquement accréditée, à «se rassembler autour de la préservation de l’unité nationale et à aider à la fin de la fitna». Y a qu’à demander lui ont répondu en chœur les corps greffés au Palais : Djilali Soufiane, leader politique de l’opposition, conduisant une délégation de la CNLTD, ayant pris la route de In-Salah pour y apporter la sagesse et la volonté maintes fois réitérée de proposer in situ des solutions au drame qui se joue dans le sud du pays, se fait stopper, bloquer à cinquante bornes de son point d’arrivée, et se voit interdit de territoire algérien alors qu’il est algérien, en possession de papiers en règle, jouissant de tous ses droits civiques, majeur et vacciné et détenteur d’une carte militaire prouvant qu’il est aussi en règle par rapport au service national. C’est le moment de la chronique où généralement, j’ordonne à mes deux doigts (je tape mon texte avec deux doigts) de se poser un instant, je demande expressément à un troisième doigt de me frotter le menton fort, ensuite, je solidarise les cinq doigts de ma main droite (je suis droitier) en leur enjoignant de me gratter le sommet de mon crâne. Et enfin, après toute cette procédure, je redonne ordre à mes deux doigts tapeurs, frappeurs de revenir cogner les touches du clavier. M’enfin ! Tu fais arrêter une femme qui manifeste le 8 mars et tu veux me faire croire que le code de la famille va être révisé révolutionnairement par toi, le donneur d’ordre de cette arrestation ? M’enfin II : tu implores l’opposition de chercher avec toi des solutions à ce m… et tu dénies le droit à des Algériennes et des Algériens de cette opposition d’aller et venir librement en Algérie, créant, de fait, une zone d’apartheid ? Ça me semble clairement plus grave que je ne le pensais. Là, le fauteuil ne suffit plus. Faut carrément le divan ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.H. L.
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    11 Mars 2015
    Al-Combien, déjà ?

    Par Hakim Laâlam
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    Pour ou contre le gaz de schiste ?
    Nabil Fékir n’a pas encore tranché !
    C’est le combientième en quelques semaines ? Je ne compte plus. Parce qu’au-delà, il me faudrait plus de deux mains. Dernier Qatarien en date à être reçu en grande pompe, le président de leur Conseil des ministres et ministre de leur intérieur bling-bling, Abdellah Ben Nacer Ben Khalifa Al-Thani. C’est drôle de voir comment Abdekka est toujours d’une touchante et attentionnée disponibilité dès qu’un enturbanné et sa mallette pointent le bout de leur nez à Alger. Point de fatigue ! Pas de roulis aux roulettes du fauteuil. L’œil presque vif et le son de la voix moins étouffé, moins rauque, moins écrasé. Notre châtelain retrouve la santé comme par miracle dès qu’une portion biftonnée de Qatar atterrit à Houari-Boumediène. Les miracles, ça existe ! Mais ce n’est pas le sujet du jour, la santé de Boutef’. Non ! Par contre, en le voyant si bien accueillir le Al-Thani, dixième du nom, en ne comptant pas les chiffres impairs et les années bissextiles, j’ai eu une pensée pécheresse, je l’avoue ! Mon esprit naturellement torturé, originellement tordu, ataviquement déglinguos s’est laissé aller à un fantasme frisant le satanisme par les temps qui courent. Je m’en vais vous le résumer mon p’tit rêve, et n’allez surtout pas ensuite me gâcher mon plaisir en me rétorquant que c’est diplomatiquement impossible, que c’est politiquement irréalisable, que c’est structurellement inimaginable et que c’est tout simplement un rêve de fou. Ça n’y changerait rien ! Mon fantasme est là : j’imagine un jour, un jour enfin débarrassé des fauteuils à roulettes, un jour où le Président élu par nous et pas contre nous et qui serait assis sur un fauteuil fixe, qui ne roulerait que pour l’Algérie et pas pour une portion de géographie financière de ce pays, donc que ce président-là décrète officiellement que l’Algérie peut très bien se passer de recevoir en grande pompe un Al-Thani, un Al-Thaleth et tous les Al-puissance «n» que comptent les déserts d’Arabie réunis. Un Président qui refuserait tout bonnement la moindre relation avec un pays qui finance les tangos, qui sponsorise des assassins ayant le sang d’Algériennes et d’Algériens sur les mains, ou du moins sur les bords de leurs coffres-forts. Non ! N’y pensez même pas ! Je vous avais prévenus plus haut. N’essayez pas de m’expliquer que je ne m’y connais pas en politique et en relations internationales et géostratégiques, que l’Algérie ne peut pas s’exclure du monde arabo-musulmano-machinchouette. Rien ! Laissez-moi avec mon fantasme. J’en baverais d’entendre un Président algérien dire à haute voix, sa voix à lui et pas celle d’un procuré, qui lirait sa déclaration «Monsieur Al-X, vous n’êtes pas le bienvenu en Algérie. Je ne vous recevrai pas. Votre argent et vos investissements sont non-grata sur notre sol. Et si ça ne vous plaît pas, libre à vous d’entamer toutes les procédures de représailles dans les hémicycles arabo-tartempions, nous n’en avons cure ici ! Ezz'lit Oua T’fariîn !» Mon Dieu le beau rêve que ça fait ! S.V.P, ne me réveillez pas ! Laissez-moi baigner encore un petit instant dans ça. Au réveil, plus tard, bien plus tard, j’aurai assez le temps pour fumer du thé et rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
    H. L.
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    12 Mars 2015

    Et c’est reparti comme en 40 !
    Par Hakim Laâlam
    Email : [email protected]
    Blida. 5 milliards de dinars pour réhabiliter l’hôpital Frantz-Fanon. Merci qui ?
    Merci l’incendie ! Choukran les morts !
    Il a suffi que le cours du pétrole replonge ces dernières heures sous la barre des 40 dollars, qu’une nouvelle tendance baissière repointe son vilain museau à l’ombre de nos derricks pour que Sellal brandisse un mort. Attendez ! Attendez ! Pas de panique. Mon mort, le mort auquel je fais allusion, c’est le fameux plan Desertec. Un projet mort-né. Même pas né, d’ailleurs ! Mort dans le ventre de sa mère inconnue. Et déjà qui se prépare ? Qui a ressorti son joli cartable ? Qui a extirpé de son dressing son regard le plus maussade ? Qui a mis des cartouches neuves dans son chargeur à morgue et à tronches de cake ? Le comité restreint de crise, pardi ! Ah ! Mon Dieu, qu’est-ce qu’ils m’ont manqué les membres atterrés de ce comité de crise ! Le gouverneur de la Banque d’Algérie qui pose ses lourds dossiers sur la table de réunion comme le bourreau étalerait sur le billot de bois les différentes lames, parmi lesquelles il devra en choisir une pour armer sa guillotine. Le premier bidasse du pays pour le cas où le comité restreint de crise s’en remettrait à nos troupes pour donner l’assaut contre la récession, la baisse de nos réserves de change et toutes les autres méchantes poches de pauvreté à venir. Le Président qui martèle dans son micro-joue qu’il faut en finir avec les dépenses faramineuses et le train de vie exorbitant de l’Etat, et qui, aussitôt la réunion terminée, prend son avion médicalisé pour aller se soigner en France et y aider à relancer un secteur que la ministre française de la Santé, Marisol Touraine, décrit tous les jours comme moribond. Ghoul qui n’en finit pas de regarder les autres avec ce même air béat de celui qui ne comprend toujours pas la baraka qui lui est tombée sur la tête, le petit ange zélé qui est en permanence assis à califourchon sur son épaule et qui lui a permis de grimper aussi vite sur l’échelle dorée du régime rentier. Tous, je dis bien tous et je l’écris à l’encre indélébile, tous les membres attitrés du comité restreint de crise m’ont manqué à un point que je n’ose vous décrire. Pourquoi je n’oserais pas vous le décrire ? Parce que rallonger cette chronique, bouffer encore de l’espace, grignoter sur les réserves de papier du journal, ça serait aussitôt considéré par mes ennemis comme un signe de richesse extérieure. Et ce n’est plus de bon ton depuis que le pétrole a rechuté sous les 40. Je reste donc sobre. Je souhaite juste un bon retour parmi nous au comité de crise. Bonjour tristesse ! Et c’est reparti comme en 40 ! Fumons du thé et restons éveillés frères et sœurs d’infortune, le cauchemar continue ! H. L.
    Nombre de lecture : 1621


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    14 Mars 2015

    Apartheid sanitaire !
    Par Hakim Laâlam
    Email : [email protected]
    Saâdani se soigne en France. Faut-il s’inquiéter ? Oui, absolument. Faut s’inquiéter sérieusement pour…
    … les médecins !
    Je rigole, je rigole, avec cette histoire de Saâdani qui se soigne en France –une info exclusive du Soir d’Algérie — mais reste le fond du problème. Coup sur coup, le Président, le patron du premier parti du pays, de très hauts commis de l’Etat, des figures du régime ont été soignés en France, en Europe et en d’autres parties du «monde bien soignant». Le plus naturellement qu’il soit on nous annonce que tel responsable a été évacué vers telle clinique prestigieuse des bords de Seine ou des berges du lac Léman, comme si ça devait… couler de source, constituer un processus normal, voire banal. Banal ta mère ! Quelle crédibilité peut avoir ce système qui soigne ses bobos, grands et petits, chez Fafa au moment même où des hôpitaux algériens brûlent, avec des patients dedans ? C’est quoi cette gâchette sanitaire rapide sur laquelle ils appuient aussi souvent dans le Palais et dans ses dépendances et qui leur permet de s’envoler aussi prestement vers la France pour s’y faire retaper, alors que toi, tu supplies qu’on t’avance de deux mois ton rendez-vous en radiothérapie, celui qu’on a bien voulu te délivrer au lance-pierre étant programmé six mois plus tard, inch’Allah si Dieu veut, peut-être, peut-être pas ? Non M’sieur ! Ce n’est pas un point de détail, les plus hautes personnalités du régime qui se soignent à l’étranger, à leur tête Abdekka. C’est central, comme problématique. C’est existentiel ! C’est un point de fracture essentiel. Faut qu’on nous le dise, que ça soit assumé publiquement : le bétail, c’est ici que ça se soigne, dans les alcôves vétérinaires, tafadhalou les moutons et les brebis. Et le haut du panier, les crabes aux pinces d’or, c’est la clinique Hartmann, à «Bariz», chez Anne Hidalgo ! Ya sidi, inscrivez ça quelque part dans la future Constitution ! Au moins, là les choses seront claires. Mais que ça se passe comme ça, par le simple fait du prince, qu’il soit institué, canonisé par une jurisprudence non écrite que les pontes du système se voient dédié un «couloir sanitaire» français, suisse ou américain, alors que la plèbe peut mourir dans un hôpital en feu, c’est de l’apartheid ! C’est de la discrimination criminelle. Faut-il que les Algériens se massent autour de l’avion médicalisé de Abdekka, tiennent sit-in devant sa passerelle, fassent cordon «in-sanitaire» de part et d’autre de cet aéroplane pour que l’on saisisse l’innommable injustice du système de soins algérien ? Faut-il qu’en plus de manifester à In-Salah contre les dégâts à venir sur notre santé à cause du gaz de schiste, nous remontions plus au nord pour immobiliser leurs avions médicalisés achetés avec nos impôts et qu’ils ont accaparés, leur conférant des statuts ubuesques de jets privés ? Attention ! Les incendies ne se déclarent pas seulement dans les hôpitaux psychiatriques. A force de pousser ce peuple dans ses derniers retranchements, jusqu’à la colère folle, le feu peut aussi gagner les tarmacs. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.
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    15 Mars 2015

    Campagne subliminale !

    Par Hakim Laâlam
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    La compagnie aérienne Swiss va relier Alger à Genève à partir de juin. Pfutt ! C’est pas nouveau ! HSBC le fait depuis longtemps déjà et bien plus vite.
    En un seul clic !
    C’est la première fois qu’un soutien notoire de Abdekka valide le rôle central du frère du Président dans la conduite actuelle des affaires de l’Algérie. Dans sa dernière sortie, Louisa Hanoune, pièce importante de la matrice reconductrice du 4e mandat de Abdelaziz, saute le pas : publiquement, elle admet enfin que les affaires du pays sont gérées par le cadet, l’aîné souffrant apparemment d’absences. C’est important comme validation. Elle n’émane pas d’un opposant notoire au système. D’un chien de garde qui, pour se débarrasser du régnant, s’attaque à sa portée. Non ! Elle est prononcée par un pilier de ce système. Elle introduit surtout l’idée jusque-là dans l’air, très en l’air, presque irréelle d’«aérianité» planante que Saïd a déjà pris la succession de Abdelaziz. Que le petit a poussé quelques centimètres plus loin le fauteuil roulant du grand pour s’installer dans le vrai axe du pouvoir, sur le fauteuil fixe. Cette validation par la leader du PT peut apparaître de prime abord comme une verte critique de ce système de succession par fratrie, népotique. Lorsqu’on l’entend vitupérer ainsi, on se dit presque mécaniquement : «ça fait plaisir ! Elle leur rentre enfin dans le chou. Certes, elles s’est fourvoyée longtemps dans son soutien offert sans retenue, mais là, elle revient à ses valeurs travailleuses, travailleurs». Un peu court. Très attendu. Presque espéré comme lecture et interprétation. En fait, lorsque Tata Louisa étalonne Saïd au grade d’interlocuteur du Palais, de destinataire de sa colère, elle l’habille déjà de la tenue d’apparat du futur raïs. Elle nous contraint très intelligemment – il faut le lui reconnaître — à la suivre dans cette sorte de Moubayiaâ indirecte, subliminale de Saïd au sommet du sommet culminant du pouvoir. Dit plus brutalement : on pense que Tata joue contre Saïd. Elle joue pour lui, en définitive. Et accessoirement pour les soutiens argentés de Saïd. N’oublions jamais que c’est sous la dialectique de Hanoune, grâce à sa campagne acharnée et soutenue que Haddad s’est aussi vu tailler très vite un costard de faiseur de ministres, de vizir en approche et en devenir. C’est une campagne de promotion, une campagne électorale très originale. Alors qu’on nous susurre que la succession n’a pas encore été réellement tranchée, Tata Louisa pèse, impacte en faisant entrer dans nos têtes l’idée que le vrai puissant, celui qui détient déjà les leviers, c’est Saïd. Nous savons ce que ce genre de promotion vaut en Algérie. Promotion vaut élection. C’est quasiment un proverbe de chez nous. Du terroir. Du terroir-caisse ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
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    Dernière modification par zadhand ; 15/03/2015 à 12h50. Motif: Pousse avec eux By Hakim Laâlam
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