02 Decembre 2014
L’étrange mauvais sort jeté contre le gentil Monsieur Kadi !
Par Hakim Laâlam
Email : [email protected] Algérie. Quelle solution pour la sortie de crise ? Il faut une
Constitution…
… anticipée et une présidentielle révisée !Toutes les maisons de cartomanciens et cartomanciennes, de diseurs et diseuses de bonne aventure et de sorciers et sorcières sont inspectées de fond en comble. Et leurs occupants n’ont même pas vu venir la chose ! C’est bien la peine de prétendre lire l’avenir si l’on n’est même pas capable de prévoir une descente de flics chez soi ! L’affaire est assez grave pour susciter tout ce déploiement de forces plus ou moins occultes autour et dans des maisons, elles, pour le coup, totalement occultes. Monsieur Kadi, un gentil monsieur tout plein de bonnes intentions, vivait très bien sa gentillesse jusque-là. Nommé gentiment ministre des Travaux publics, il s’est acquitté fort gentiment de sa tâche. Gentiment, mais fermement. Car, et tous les gentils comme moi vous le confirmeront, la gentillesse n’est pas l’ennemie de la fermeté. Et donc histoire d’un mec gentil qui bosse gentiment à être ferme. Tout aurait pu rester à ce niveau de banalité vachement gentille s’il n’y avait pas eu la «chose». Un truc non encore élucidé et qui ne devrait pas l’être avant longtemps si vous voulez me croire. Maintenant, si vous ne voulez pas me croire, tant pis pour vous, moi, je continue de narrer l’histoire du gentil Monsieur Kadi frappé soudain tout à coup par un étrange mauvais sort. A ce stade de l’info, on ne sait pas exactement si ce sort est plus étrange que mauvais, ou si c’est l’inverse ou s’il faut finalement se fo… royalement du pourcentage exact d’étrangeté et de mauvaiseté entrant dans la fabrication maléfique de ce sort. Quoi qu’il en soit, le résultat est là, avec la rime en prime : de gentil mais ferme qu’il était, le gentil Monsieur Kadi s’est vu privé de l’une de ses qualités, la fermeté. Et depuis ce jetage de sort, Monsieur Kadi n’est plus que gentil. Un exemple : avant, quand le gentil Monsieur Kadi jouissait encore de sa faculté de fermeté, il pouvait le plus normalement qui soit pour un ministre des Travaux publics engueuler un entrepreneur, un chef maçon qui n’accomplissait pas son boulot dans les délais. Aujourd’hui, amputé de sa fermeté, le gentil Monsieur Kadi ne sait plus être que gentil, pas ferme pour un sou, voire même d’une mollesse inquiétante pour de grands travaux d’art ! Qui s’est attaqué au gentil Monsieur Kadi ? Un cartomancien proche du château. Une diseuse de bonne aventure, tapie au fond d’une boule de cristal du DRS ? Un sorcier né au Maroc et téléporté en Algérie par la force d’une histoire mal fabriquée par les maçons de notre échec ? Mystère et boule de gomme. Je remarque juste gentiment et fermement que dans cette histoire de mauvais sort, le maçon revient souvent. Quel sens à ma remarque ? Aucun ! Si tout ça avait un sens, y a longtemps qu’on m’aurait jeté à moi aussi un mauvais sort. Et je ne serais plus là à fumer du thé pour essayer de rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L.
Nombre de lecture : 333003 Decembre 2014
A la recherche du village merveilleux ou le
conte de la stabilité raconté aux grands dadais !
Par Hakim Laâlam
Email : [email protected]Activités des partis. Louisa Hanoune et le PT organisent une journée… … Gueules ouvertes !Le problème des émeutes et de la violence est mal posé en Algérie. Très mal ! D’abord, il y a une erreur fondamentale, dès le départ : on s’échine à faire le listing des endroits du pays où se déclenchent des émeutes. C’est idiot. C’est long. C’est fastidieux. Et ça n’intéresse plus personne. Il est plus intelligent, plus rapide, moins fatigant et surtout bien plus captivant de chercher l’endroit, ce coin du bled où il n’y a pas d’émeutes. Ça doit exister quelque part. Et ça peut être très productif, notamment au niveau de la recherche scientifique, médicale et sociologique. Il est hautement novateur, une fois repérée et circonscrite cette zone du pays où ne se déclenchent jamais d’émeutes, d’étudier, de disséquer les paramètres conjugués entre météo, ascendance et généalogie des populations locales, position de la région par rapport à l’attraction terrestre et au degré d’inclinaison du polygone de ce patelin calculé en fonction de sa proximité ou non avec le centre de la terre. Au plan médical, un scanner des fonctions biologiques principales, essentielles de ces populations peut permettre éventuellement de déterminer un spectre plus ou moins précis des taux de réactivité-passivité face à différentes situations de la vie quotidienne. Bonne nouvelle. Mauvaise nouvelle. Catastrophe. Victoire du club local. Affichage d’une liste sur les murs de la mairie. Comment les différentes régions du corps des habitants de cet endroit exceptionnel d’Algérie réagissent-elles ? Un intérêt plus particulier sera bien évidemment accordé par les médecins aux hémisphères du cerveau de ces compatriotes qui ne se mettent jamais en émeutes. Peut-être –osons le pari — que les découvertes des toubibs feront tomber en désuétude la vieille théorie binaire des deux hémisphères. Allez savoir ! Au plan sociologique, une immersion des chercheurs in situ peut s’avérer très riche en enseignements sur le caractère local, ses aptitudes au bonheur, ses capacités à gérer le quotidien, ses dispositions à la cohabitation et à la vie en cité. La Cité au sens aristotélicien du terme, bien sûr. J’aurais pu ne pas le préciser, mais ça fait tout de suite très savant de placer «aristotélicien» dans cette chronique, et puis, moi, ça me permet aussi d’en vérifier l’orthographe dans le dico. Bref ! La colère est mal prise en charge en Algérie, c’est un fait. Elle est prise à l’envers. Et prendre les choses à l’envers, ça ne les arrange jamais, ça augmente la douleur, donc la colère, donc les émeutes. L’idée serait de lancer une enquête sérieuse, approfondie et documentée sur ce fameux village stable d’Algérie, d’en recenser précisément les habitants, de les ficher scrupuleusement et de déclarer leur périmètre ainsi cartographié «Zone Protégée». Ah ! Oui ! J’allais oublier ! Le concept de stabilité, par contre, n’est pas à prendre ici au sens aristotélicien, puisque d’une part, je n’ai plus besoin de vérifier l’orthographe du mot, et que d’autre part, je ne connais personne au monde qui prononce aussi bien le mot «Istikrar», stabilité que notre châtelain adoré. Quoi ? Vous voulez que je vous dise quand il l’a prononcé lui-même, en personne, pour la dernière fois, sans le faire dire par l’un de ses nombreux porte-voix ? Oulla la ! On devine tout de suite chez vous la graine d’émeutes ! On sent immédiatement la personne qui cède facilement à la colère. ça se voit que vous n’habitez pas la zone protégée. Un conseil, calmez-vous et fumez du thé pour rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L.Nombre de lecture : 127






Répondre avec citation