Comment peut-on qualifier un meeting du milliardaire
Haddad ?Un conseil des ministres ! La Banque d’Algérie est claire là-dessus. Bien sûr, elle le dit avec d’autres mots que les miens. Mais au guichet, au final, en bout de coffre, le résultat est le même : les réserves fondent à vue d’œil, même pour les plus myopes ! Comment en est-on arrivé là, à des réserves qui ont fondu et continuent de fondre sous nos yeux ? Se pose d’abord la question : où étaient ces réserves pour qu’elles fondent ainsi ? L’endroit de leur entreposage n’était-il pas équipé en moyens empêchant que le fric fonde ? Comment arrivons-nous à construire des aires de stockage frigorifiées pour la pomme de terre, les pommes Golden, les kiwis, les maris pour les seconde, troisième et quatrième épouses, et pas pour le flouss ? L’argent qui a ainsi fondu était-il assez protégé ? Et que l’on ne vienne surtout pas me sortir l’argument climatique, le mois d’octobre ayant été classé mois le plus chaud depuis la création des relevés de température en 1880. Ça ne tient pas la route ! La météo, même exceptionnelle, doit pouvoir trouver en face d’elle l’esprit d’anticipation. On doit construire des espaces d’entreposage de l’argent où la chaîne du froid est respectée. Certes, il faut de l’argent pour ça ! Oh ! Mais je vous vois venir avec vos gros sabots. Vous voudriez insinuer que cette dépense, celle qui servirait à construire des frigos permettant à nos biffetons de ne pas fondre comme neige au soleil, est elle-même source de …fonte de ce trésor ? C’est petit comme raisonnement ! C’est mesquin ! Et c’est surtout faux ! Car la part d’investissement en chambres froides apparaîtra sur le moyen et long terme infime par rapport à ce qu’elle empêchera comme fontes futures. C’est un ratio de un pour dix, à vue de nez ! Mais voilà ! Comme toujours, nous perdons un argent fou et un temps encore plus zinzin à débattre de petites dépenses, de postes budgétaires lilliputiens, comme les frigos, alors que l’enjeu est déjà ailleurs. Oui, ailleurs ! Même la question de nos réserves qui fondent est dépassée ! Je vous étonne, n’est-ce pas ? J’avais entamé la chronique avec la fonte et j’en suis maintenant à vous dire que ce sujet que j’ai moi-même suscité, choisi est déjà obsolète, réchauffé. Oui ! J’assume. Car au-delà de notre argent qui a fondu, le plus important maintenant est de savoir où est allé le liquide produit par cette fonte. Car bon Dieu, nous assistons effondrés à la fonte de notre argent, mais même comme ça, dans un état de désespérance dépressive, nous pouvons encore nous poser la question de savoir où va «l’eau d’argent» ? Est-ce qu’elle s’évapore entièrement entre la source originelle et son cheminement vers le bas de la Vallée ? Dans le cas de la fonte des neiges, nous savons tous qu’une partie de cette neige atterrit tout de même dans nos robinets, n’est-ce pas ? Et l’eau d’argent ? Elle est où, la partie non évaporée de l’eau d’argent ? Quelqu’un peut me répondre ou faut-il que j’appelle un plombier pour vérifier si mon robinet est compatible ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L. |