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| Avec la langue, c’est mieux ! |
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Par Hakim Laâlam
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L’Autorité de régulation des médias audiovisuels n’a toujours
pas de siège. Et le terrain où était implanté…… El Florilegio ? Il faut bien se rendre à cette évidence ! Le différend entre la Coordination pour la transition démocratique et le FFS est trop énorme pour être aplani aussi vite, aussi facilement. Il ne s’agit pas entre ces deux-là d’un léger décalage idéologique ou de deux lignes proches, mais pas totalement convergentes. Non ! Il y a une fracture fondamentale, une séparation tellement nette que je ne vois pas comment souder entre les deux parties. Ce qui coince, c’est la durée de l’étreinte ! Le temps du bisou ! Le chronométrage du smack. Le FFS juge que cette étreinte, ce bisou et ce smack fait par la CNLTD au bras armé du FIS est trop court. Il aurait fallu que les images la montrant, cette étreinte historique, durent plus longtemps. Du côté de la Coordination par contre, on estime pour l’heure que les lèvres et les joues ne se gèrent pas à la légère. Et leur timing d’activité ne peut se calculer, être calibré hors de la Coordination. On donne un bisou, certes, on embrasse, d’accord, mais en ayant tout de même un œil vigilant sur la trotteuse. Pour sa part, le bras armé du FIS dont les joues et les lèvres sont ouvertes à tout contact, pourvu qu’il soit impactant, ne s’est pas encore exprimé sur cette question cruciale. Il se contente juste de réaffirmer qu’il est là, toujours disponible à écarter ses lèvres et à offrir ses joues. Sans compter le temps. Le temps des autres, bien sûr. Le FFS, lui, est chagrin. Il trouve que cette disponibilité des anciens émirs tangos est mal récompensée par ceux qui l’embrassent. Le FFS veut plus de goulu. Plus de tactilité. Plus de corps à corps échevelés. Plus de pulsions. Et surtout que ça dure plus longtemps. Que le rapport s’éternise. Et c’est là que ça achoppe ! Que ça coince ! Pour l’heure, bien sûr. Oui, pour l’heure, on peut penser que le différend est majeur, non résorbable. Mais en même temps, je me dis au fond de moi, qu’en ces temps d’amours folles, d’ébats politiques sans tabous, la théorie de la longueur et des langueurs de l’étreinte peut très bien évoluer. Dans le sens langoureux de la durée. Quand on donne des bisous, on ne peut pas ensuite, avec le temps, se suffire que de cela, de préliminaires. On est tenté de mettre la langue ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L. |
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