FLN. Des députés frondeurs veulent la tête de
Saâdani. Faut vraiment être tordu pour vouloir sa…… tête ! J’ai appris qu’un député avait proposé une énième fois l’institution d’un impôt sur la fortune et qu’une «énième-énième» fois, la noble Assemblée qui nous représente malgré nous a rejeté cette proposition. Je voudrais connaître l’identité de ce député qui a osé une telle proposition. Savoir s’il a agi seul. S’il est en groupe. Si ce groupe est identifié. S’il a agi seul, ou même en groupe, demander aux services de police dont dépend la gestion sécuritaire de l’APN de lui faire passer des tests aux produits dits «actifs». Drogues douces. Ou plutôt drogues dures dans son cas de figure. On peut aussi solliciter les services de santé, demander, malgré le secret médical, à consulter le dossier du sieur. Je sais qu’en théorie, ça ne se fait pas, c’est du domaine de la personne et de la vie privée, mais il y a des cas de force majeure. Et c’en est un présentement. Sinon, je ne vois comment, sans prendre de substances illicites hallucinatoires, on peut venir en 2014, ère hégirienne de la Ch’kara Reine, vouloir mettre en place un impôt sur la fortune. A ce propos, cette anecdote que me raconte un ami policier travaillant dans l’un des principaux aéroports du pays et portant le nom d’un président de la République défunt. Vous voyez, je noie le poisson pour brouiller les… pistes. Cet ami me raconte donc qu’avant, mais ça, c’était avant, les procédures VIP, les accompagnements de confort de personnalités s’appliquaient généralement aux walis, aux grands commis de l’Etat, aux personnalités connues de tous. Aujourd’hui, ces mêmes procédures se sont étendues, pour devenir en quasi-majorité appliquées aux «businessmen», aux «hommes d’affaires», aux fortunes qui ont éclos dès 1999. La Ch’kara est devenue le synonyme de laissez-passer, de sésame miracle pour ces nouvelles stars de la vie algérienne. N’oublions jamais que le «premier parti du pays» a vu le mode de désignation de ses grosses pointures dépendre sous Belkhadem du sachet noir et de la compteuse de billets. N’oublions pas, plus près de nous, pourquoi Saâdani est présentement en France. Pas pour y donner un concert, assurément. Dans ce contexte archi-friqué, dans cette jungle où les lions se jaugent aux biceps de leurs comptes en banque et à la taille des coffres où ils entassent les liasses de biffetons, je trouve irréel, limite fantasmagorique de proposer un impôt sur la fortune. Et je souhaite sincèrement une bonne prise en charge psychologique au profit de ce député délirant. Qu’il guérisse vite et revienne parmi nous, en prise avec le principe de réalité. De réalité algérienne, bien sûr ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L. |