L’opposition lance un appel au peuple algérien. Suite à votre
appel…… Nous nous excusons de ne pouvoir donner suite. Le
peuple est éteint ou hors de la zone de couverture. L’info est sûre. Archi sourcée ! J’ai même là, sous les yeux, le texte de l’ONM, l’Office national de la météorologie qui l’atteste. Il va faire froid, pluvieux et neigeux à partir d’aujourd’hui. Je suppose que le régime de bananes qui nous non-gouverne n’a rien pu faire devant l’énormité de cette nouvelle, qu’il a bien sûr tenté de l’étouffer par tous les moyens en sa possession, en stock dans ses caves, mais qu’il a finalement échoué. Et nous voilà donc face à cette situation terrible. Il va faire plus froid, plus humide et neigeux dès ce mardi. On ne peut pas rester sans réagir ! L’aveu forcé d’un tel changement, c’est le signe. Le signe que ça va très mal là-haut. Que les luttes de clans, entre clans et intra-clans ont atteint des degrés de férocité telle que le «Plan Météo» aurait été déclenché. Attention ! Avec cette histoire de froid, de pluie et de neige, il ne faut pas se précipiter à conclure hâtivement. Mais plutôt se poser les bonnes questions. Qui ça arrangerait, dans le sérail, au jour d’aujourd’hui, qu’il se mette soudain à faire froid, pluvieux et neigeux ? Ces précipitations climatiques joueraient en faveur de quelle faction, précisément ? Des interrogations légitimes, d’autant plus que ni le froid, ni le vent, encore moins les flocons de neige n’ont exprimé une revendication qui accompagnerait leur arrivée. Ils n’ont appelé personne à «dégager». C’est troublant. Et ça rend encore plus opaque le rapport de force ! Veut-on créer l'instabilité en suscitant les émois du ciel ? La manœuvre est-elle entièrement téléguidée du sol ou alors s’appuierait-elle sur des forces aériennes combinées, entre locales et étrangères ? Ne perdons surtout pas de vue un élément essentiel, central : la neige est blanche. D’accord, elle devient brunâtre une fois au sol, voire carrément noire lorsque des pneus lui passent dessus, mais à l’origine, elle est blanche. Oui ! C’est peut-être là qu’il faut commencer à fouiller. Je dis peut-être, parce que la neige n’est que l’un des pôles de ce triptyque angoissant. Prenez cette histoire de température. On ne nous dit pas tout ! Certes, on admet enfin, et encore, du bout des lèvres charnues du fauteuil roulant, que le mercure va chuter, mais quid des vents ? Oui ! Pourquoi ne nous précise-t-on pas si le froid va s’accompagner de vents, et surtout, dans quels sens vont-ils souffler, pour peu qu’ils soufflent ? Et je n’évoque même pas la pluie ! Bruine ? Averse drue ? Giboulée ? Ou, plus grave, pluies acides ? Les heures qui suivent peuvent être considérées comme les plus angoissantes de ce 4e mandat. Car là, nous entrons dans une zone de turbulence certifiée. Si nous y réchappons, si le gouvernement arrive malgré tout à calmer les éléments déchaînés par une augmentation salariale, il ne faudra pas juste s’en féliciter. Mais plutôt essayer de réfléchir. Gamberger sur notre avenir commun. Qui nous garantit que demain, dans quinze jours ou avant la fin de l’année, on ne va pas nous annoncer un retour brutal du beau temps ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L. |