Des chaînes privées en difficultés financières

Lundi 17 Octobre 2016 00:00

Les mauvais chiffres du Ramadhan, les perspectives d'avenir
peu reluisantes et surtout l'image décourageante de certaines
chaînes privées qui croulent sous des dettes énormes vont
conduire probablement à leur fermeture. Des chaînes qui
continuent pour la plupart de payer les fruits de la mauvaise
gestion, c'est le cas notamment des chaînes Beur TV, KBC ou
à un degré moindre El Djazairia TV. Ainsi pour Beur TV, la
direction depuis plus de deux mois n'a pas payé ses employés.
Une crise qui s'est accentuée par la fuite des sponsors qui ne
partagent pas la ligne éditoriale de la chaîne qui s'est inscrite
dans l'opposition et qui tire sur tout ce qui bouge. Une situation
qui a poussé le directeur exécutif de la chaîne, Adlène Mellah,
à quitter celle-ci après l'avoir enfoncée avec des programmes
polémiques. La chaîne qui ne produit qu'un seul programme
«Talaâ ou habat», le programme folklorique de cheikh Ennoui
qui essaye de faire dans le populisme primaire, mais qui en
réalité éloigne tous les sponsors de la chaîne. L'avenir de la
chaîne dépend de l'arrêt de ce programme déjanté qui nuit à
l'image de certains ministres et surtout qui offre une image
dégradante du journalisme algérien. Autre chaîne en difficulté
KBC, qui serait sur le point d'être fermée par les actionnaires
qui ont découvert des dettes avoisinant les 50 milliards. Les
actionnaires qui se sont réunis lors d'un conseil d'administration
ont décidé, selon certaines sources, de fermer la chaîne et de
libérer les journalistes et les employés qui y travaillent. Une
décision qui a été rejetée par l'actuel directeur de la chaîne KBC,
Ali Djerri qui espère obtenir encore quelques mois pour redresser
la situation. Mais les actionnaires souhaitent liquider la chaîne qui
a été associée malgré elle à des procès judiciaires et qui risque
d'être bloquée par quelques producteurs qui n'ont pas obtenu leur
argent et cela depuis 2013. Enfin la troisième chaîne qui risque
d'avoir des problèmes et qui croule sous les dettes d'une mauvaise
gestion de son ancien directeur général, c'est El Djazairia TV, qui
doit plusieurs milliards de centimes à trois producteurs pour des
productions qui ont été réalisées durant le Ramadhan et qui n'ont
pas été payées à ce jour. L'actuel DG de la chaîne Daas tente de
régler les factures antécédentes, mais les propriétaires refusent de
payer les erreurs de HHC. Une facture salée qui pourrait emmener
la chaîne devant les tribunaux. Tous ces problèmes résultent de la
mauvaise gestion de certains anciens responsables de chaînes qui
ont confondu, caverne d'Ali Baba avec Hollywood. La gestion d'une
télévision privée est une affaire sérieuse pour être confiée à des
novices en la matière.