Les élèves algériens sont plutôt « tête bien pleine » que « tête bien faite »

C’est bien la conclusion d’une étude menée en 2016 par le ministère de l’éducation au niveau de neuf wilayas pilotes sur un corpus de 464.000 erreurs tirées des copies des examens de 5ème et de BEM. Selon Farid Benramdane, conseiller pédagogique auprès du ministère de l’Education, les résultats de cette étude indiquent que les matières scientifiques, basées sur l’intelligence ont les moyennes les "plus basses" (8,40/20 pour les mathématiques en 2016), tandis que les moyennes des matières basées sur la mémorisation sont "plus élevées" (12 à 14/20 pour l'éducation islamique et éducation civique). Selon l'intervenant, l'étude montre également que les résultats pour les matières fondamentales (mathématiques, langue arabe et langue française) sont "décevants".
Il a ainsi précisé que "seuls 24% d'élèves obtiennent la moyenne en mathématiques, 25% pour la langue arabe et 16% pour la langue française". Pour le responsable, cette faiblesse de niveau "est de la responsabilité de tous", y compris les enseignants. Mais au-delà des responsabilités de « tous » comme le souligne M.Benramdane, il appartient surtout aux responsables du ministère d’identifier les causes qui font de l’élève algérien un adepte de la mémorisation et non de la pensée hypothético-déductive, alors que le système d’enseignement algérien se veut à vocation scientifique.
Parlant du système éducatif, M.Benramdane, qui intervenait sur les ondes de la radio a également relevé que des "problèmes" persistaient dans le système éducatif, malgré les taux de réussite "appréciables" enregistrés, d'où la nécessité d'une amélioration pour hisser le niveau des élèves. Le rendement du système éducatif pose problème", en dépit des taux "appréciables "des réussites aux examens de fin d'année, notera t-il encore en révélant que "sur les 95% qui réussissent aux examens de 5ème, 25% échouent à la première année moyenne" et "les 66% d'élèves qui réussissent à l'examen du BEM, 15% doublent". C’est dire combien le phénomène du décrochage scolaire est important.
By Algerie1