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    Post Les travaux s’ouvriront demain à Biskra

    A LA UNE/ACTUALITÉ_Les travaux s’ouvriront demain à Biskra
    13 Octobre 2015



    La tripartite à l’épreuve de la crise financière


    Pour l’UGTA, trois secteurs pourvoyeurs d’emplois retiendront l’attention particulière des parties : l’agroalimentaire, l’industrie et la pêche.
    C’est dire que la tripartite de demain est annonciatrice d’une nouvelle ère.



    Les travaux de la tripartite gouvernement-patronat-UGTA s’ouvriront demain à Biskra, avec comme invité d’honneur le directeur général du Bureau international du travail (BIT). A l’ordre du jour, l’évaluation du pacte économique et social de la précédente tripartite et la réalisation des engagements. Une batterie de mesures sont attendues pour relever le défi de la crise financière qui secoue le pays, axées sur les secteurs prioritaires, à savoir l’agroalimentaire, la pêche et l’industrie.C’est dans une conjoncture particulièrement difficile, marquée par un recul drastique des revenus du pays, que la tripartite se tiendra demain à Biskra, capitale des Ziban.


    La présence du directeur général du BIT est une «incursion» unique dans les annales. «C’est la première fois que le directeur général du BIT assiste à une rencontre de ce genre. Le dialogue social à l’algérienne est pour lui une expérience, un exemple à connaître et à suivre. Raison pour laquelle il sera là tout au long des travaux pour voir comment ce dialogue social se répercute sur le terrain», déclare Achour Telli, chargé des conflits et des négociations à l’UGTA.


    Au programme de cette tripartite, l’évaluation de celle de 2014, ainsi que du pacte économique et social. «Il est question de voir ce qui a été fait par les trois parties signataires et ce qui leur reste à faire en prenant en compte la situation difficile que traverse le pays, sans pour autant toucher aux acquis sociaux. Pour preuve, la suppression de l’article 87 bis du code de travail le 1er août dernier. Cette mesure vient appuyer le pouvoir d’achat de 2 millions de travailleurs.


    Elle reflète la volonté et l’engagement des partenaires du pacte à travailler à l’amélioration des conditions de travail et du climat social, indispensable à la bonne tenue de la croissance», explique Telli. En ce qui concerne les engagements des parties, il évoque «les mesures-phares liées à un ensemble de facilitations à l’investissement, à l’encouragement et au soutien de la production nationale». A ce titre, le responsable rappelle la batterie de textes promulgués récemment par le gouvernement et «qui traduisent l’engagement» des pouvoirs publics.


    Il rappelle aussi les mesures visant une réforme du cadre de régulation des affaires et du dispositif législatif qui les régissent «en vue de lever systématiquement les obstacles au développement de la production nationale, de l’investissement et de l’emploi. Sur la crise financière et les choix qu’elle pourrait imposer aux parties, le responsable nous renvoie au rapport élaboré par le comité national de suivi de l’Ugta, où il est clairement indiqué : «La nouvelle vision de la politique économique ne réduit pas celle-ci à un énoncé de mesures consignées dans un document.


    Au contraire, elle considère que la concertation entre les pouvoirs publics et les parties prenantes permet de réduire les incertitudes liées à tout choix de projet de développement, de découvrir de nouvelles opportunités d’innovation et de garantir l’efficacité des politiques publiques. Dans ce cadre, le Pacte économique et social pour la croissance a posé des jalons importants dans la concertation entre les pouvoirs publics et les acteurs du développement économique et social.


    Il pose également aujourd’hui clairement et formellement le principe de la responsabilité collective dans la réalisation des objectifs retenus de manière consensuelle par les parties prenantes et celui de l’évaluation pour réajuster, le cas échéant, ses directions de mise en œuvre. L’Algérie, à travers ce modèle de concertation et de dialogue, marque son engagement fort et déterminant, au plan national et international, quant à la promotion d’un véritable dialogue socioéconomique, en mesure de prendre en charge les préoccupations de notre société (…).


    Il est important de souligner que des progrès appréciables ont été réalisés dans les différents domaines de notre vie socioéconomique, toutefois, ces progrès auraient gagné en intensité si l’arsenal légal et réglementaire régissant l’activité économique était efficacement mis en application à tous les niveaux de la gestion des affaires économiques, depuis le niveau central jusqu’au, surtout, niveau local. Une autre condition non moins importante réside dans la dépénalisation de l’acte de gestion dans toute son étendue, garante d’une gouvernance efficace de nos entreprises.


    De même, une meilleure coordination entre les différents acteurs est un impératif en vue d’assurer l’efficacité et de relever, de manière concrète et durable, les défis auxquels nous sommes confrontés». Pour l’UGTA, trois secteurs pourvoyeurs d’emplois retiendront l’attention particulière des parties : l’agroalimentaire, l’industrie et la pêche. C’est dire que la tripartite de demain est annonciatrice d’une nouvelle ère.
    Ses travaux pourraient être prolongés et devraient s’achever
    avec une batterie de nouvelles mesures imposées par la conjoncture actuelle.


    Salima Tlemçani

    Dernière modification par zadhand ; 13/10/2015 à 11h19. Motif: Les travaux s’ouvriront demain à Biskra
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    Post Une réunion expéditive et des vœux

    A LA UNE/ACTUALITÉ_La 18e rencontre ne s’est soldée par aucune décision
    17 Octobre 2015
    Une réunion expéditive et des vœux

    Sans ordre du jour, succession de discours et de vœux en guise de résultats.

    Une réunion expéditive et des vœux.jpg

    La réunion tripartite gouvernement-UGTA-patronat, tenue mercredi dernier dans la wilaya de Biskra, n’a pas été l’événement de l’année, comme tentent de le présenter ses organisateurs. Et pour cause, cette rencontre expéditive, qui n’a duré que moins de quatre heures, n’a débouché que sur quelques recommandations pour tenter d’aider l’entreprise et les entrepreneurs. Sans plus.

    Les parties ayant pris part à ce rendez-vous semblaient animées beaucoup plus par un souci d’impressionner le directeur général du Bureau international du travail (BIT), Guy Ryder, présent sur place, que de chercher des solutions à la crise économique et à améliorer la situation du monde de travail.

    En effet, les organisateurs ont réalisé «l’exploit» de tenir une réunion sans inscrire un ordre du jour précis et sans engager ce fameux «dialogue social qu’on a voulu présenter au directeur général du BIT».

    D’habitude donnant suite à des négociations très serrées, la 18e tripartite a dérogé à cette règle. Ses travaux se sont résumés en une lecture de discours où le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le secrétaire général de l’UGTA Abdelmadjid Sidi Saïd et les représentants des organisations patronales ont exposé leurs points de vue sur la situation économique du pays.

    Certes, la question de la création d’emplois a été évoquée, mais aucune mesure n’est annoncée pour améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs qui reste toujours en berne.

    Au moment où le dinar a atteint son plus bas niveau et que l’inflation continue de grimper, pesant ainsi lourdement sur les citoyens, celui qui est censé représenter les travailleurs, en l’occurrence Abdelmadjid Sidi Saïd, s’est contenté de faire le bilan de 25 ans du dialogue tripartite et de louer ses «bienfaits».

    L’allégeance passe avant les travailleurs. C’est le message qu’il semble vouloir lancer, puisque le patron de la centrale syndicale s’est livré à un exercice tendant à édulcorer l’image de l’Algérie auprès de cette instance internationale qu’est le BIT.

    Les travailleurs n’ont été évoqués lors de cette réunion que lorsqu’il s’est agi de les appeler à «préserver la stabilité du front social pour pérenniser le modèle social algérien et de réunir les conditions de succès de la relance de l’économie nationale».

    Pour sa part, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, s’est contenté de généralités, rappelant notamment toutes les décisions prises ces derniers mois pour faire face à la crise financière et annonçant ses prévisions pour l’année prochaine. Mais il n’y a eu point de décision révolutionnaire qui aiderait l’Algérie à sortir de sa dépendance des hydrocarbures.

    Cette indigence des résultats de la 18e tripartite est confirmée par le contenu du communiqué final de la réunion. Un communiqué qui précise que la tripartite a appelé «à la poursuite des efforts visant à améliorer l’environnement des entreprises, à renforcer la confiance des investisseurs et à développer la capacité d’ajustement des stratégies sectorielles devant stimuler la croissance».

    «L’importance d’intégrer les activités informelles dans le processus de relance économique», a été également souligné dans ce communiqué.
    Les participants ont insisté sur l’amélioration de l’environnement des entreprises et le renforcement de la confiance des investisseurs.
    Madjid Makedhi
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