
Envoyé par
zadhand
Affaire CCI-Seybouse
Un policier et trois autres mis en cause sous mandat de dépôt
21/07/2016 | 17:26
Le procureur de la République du tribunal d’Annaba a placé, hier, le président
de la chambre du commerce et de l’industrie CCI-Seybouse et trois autres
personnes dont un policier sous mandat de dépôt pour « conspiration »,
« constitution d’association de malfaiteurs » et « trafic de drogues »Le président
de la CCI-Seybouse qui est également élu à l’APC (Assemblée populaire
communale ) d’Annaba, le chauffeur du président de la CCI, un policier et un
repris de justice, impliqués dans plusieurs affaires de trafic de drogues, sont
poursuivis dans cette affaire.A l’origine de ce scandale qui alimente depuis
quelques jours la ville d’Annaba, la plainte pour conspiration déposée par le
directeur de rédaction de la publication Essarih, membre de l’APW (Assemblée
populaire de wilaya) d’Annaba, arrêté par un policier pour possession de drogue
puis relaxé après enquête.Selon des sources judiciaires locales, l’enquête est
toujours en cours avec l’audition de certains présumés complices dans cette affaire.
La chambre d’accusation rejette la demande de libération du président de la CCI
Annaba
le 02.08.16|10h00
La chambre d’accusation près la cour de justice de Annaba a rejeté, hier,
l’appel du collectif de défense contre la décision de la mise sous mandat de
dépôt de leur mandant, le président de la Chambre de commerce et d’industrie
Seybouse (CCI) de Annaba, avons-nous appris de ses avocats.
Il est accusé avec trois autres personnes son chauffeur, un agent de police et un narcotrafiquant d’«association de malfaiteurs», «incitation à la commission d’une infraction», «abus de fonction» et «trafic de stupéfiants» dont a été victime le
directeur de la rédaction du quotidien local arabophone Essarih. Ils sont placés
sous mandat de dépôt depuis le 20 juillet dernier. Cité par le chauffeur du principal
accusé dans cette affaire qui a défrayé la chronique annabie, le président de l’APC
de Annaba sera auditionné par un autre tribunal en tant que témoin, tel que le stipule
la loi dans ce cas de figure, confirme la même source. Si le juge d’instruction décide
de le mettre en examen devant la chambre d’accusation, l’affaire prendra une
dimension politique, sachant qu’elle intervient à la veille des préparatifs des législatives prévues pour le début de la prochaine année. Rappelons que le journaliste d’Essarih accuse les quatre mis en cause de lui avoir concocté un complot, avec l’aide d’un
policier, en représailles à ses écrits négatifs sur la CCI Seybouse de Annaba.
Cependant, le président de cette institution nie catégoriquement son implication dans
cette affaire qu’il qualifie, selon ses avocats, de règlement de compte. Par ailleurs, la commission diligentée par le patron la police algérienne, le général-major Abdelghani Hamel, à l’effet d’enquêter sur cette affaire aux relents de scandale, n’a pas encore communiqué ses conclusions, très attendues sur la place publique. Rappelons que
le journaliste et le président de la CCI sont élus respectivement à l’APW et l’APC de Annaba sous la casquette FLN.
M.-F. G.