-
Re : Ramadhan 2017
L'Institut Immar confirme la tendance générale des audiences TV.
Après le sondage de MMR, c'est autour de l'institut Immar Maghreb de confirmer la tendance du duo Echourouk TV - Ennahar TV. Dans une étude réalisée entre le 1er et le 3e jour de Ramadhan, sur un échantillon de 300 personnes à travers les appels téléphoniques, l'étude n'était pas trop loin du sondage réalisé par MMR durant la même période. En effet, les deux chaînes privées arrivent en 1ère et 2e positions des chaînes les plus regardées des Algériens réalisant respectivement 31,7% et 30,3% de parts d'audience, alors que MBC se classe à la 3e place avec 13,1% suivie de la chaîne publique A3, en 4e position, avec 11,5%. Le sondage confirme l'échec d'El Djazaïria One qui, malgré un programme alléchant, ne pointe qu'à la 5e place avec 8,2%. La qualité des productions Not Found n'a pas eu le succès escompté et seul le feuilleton El Khawa garde la chaîne dans le Top Five. Grosse déception également pour Samira TV, qui avait fait partie du trio de tête mais qui a fini en 6e position concurrencée sûrement par les dizaines d'émissions culinaires proposées par les autres chaînes. La chaîne algérienne de la gastronomie n'arrive qu'en 6e position avec seulement 8% de part d'audience. Les autres chaînes du groupe public de télévision terrestre (Entv) et Canal Algérie arrivent à la 7e et 8e positions avec 5% d'audience. C'est la chaîne MBC4 qui ferme la marche du Top 10 des chaînes les plus regardées par les Algériens avec seulement 2,4% de part d'audience. Dans ce sondage regroupant 20 chaînes, on retrouve les cinq chaînes du service public de la télévision nationale, on retrouve neuf chaînes privées seulement, dont cinq (Dzair TV, Benna, KBC, El Bilad TV El Haddaf TV) sont classées après le Top 10 avec moins de 2% de part d'audience. On découvre dans ce sondage d'Immar, en revanche l'absence de trois chaînes importantes du paysage audiovisuel algérien: Echourouk News, Dzaïr News et surtout Numidia News qui a pourtant présenté un bon programme pour le Ramadhan. Sur un autre plan, certains programmes et notamment les caméras cachées ont réalisé d'importants taux d'audience sur les réseaux sociaux et surtout sur Youtube. C'est le cas de la chaîne Ennahar TV qui a explosé avec ses quatre caméras cachées: «Aref Nejmak» (présente ta star) et «Matchi Marti» (Ce n'est pas ma femme) «3ich Tchouf» ou encore «Rana Hkamnak VIP 2» qui a créé la polémique avec le traitement humiliant réservé au grand écrivain Rachid Boudjedra. Contrairement aux autres chaînes privées, la chaîne Ennahar TV a décidé de mettre le paquet sur les caméras cachées et les caméras sociales. Pour sa part, Echourouk TV a misé sur une caméra cachée, «Ouaâra» produite par Rym Ghazali et qui est un patchwork des autres caméras cachées réalisées dans le Monde arabe.
A DÉFAUT DE BONS PROGRAMMES À LA TÉLÉVISION
On s'amuse bien avec les spots.
Ce qui est génial dans ces spots, c'est qu'on les a totalement algérianisés.
A défaut de programmes de télévision intéressants pendant ce mois de Ramadhan, ce sont les spots publicitaires qui accrochent les Algériens. Soigneusement élaborés et impeccablement réalisés, ces derniers charment tout le monde. Ils sont devenus l'objet de discussions dans les foyers, les lieux publics et même dans les lieux de travail. Ce qui est génial dans ces spots, s'accorde tout le monde à dire, est qu'on les a totalement algérianisés. «Nous sommes très loin de l'époque des spots copiés collés.Nous sommes aussi très loin de l'usage de la langue de bois pour véhiculer un spot publicitaire. Le langage et l'accent sont algériens», témoigne-t-on.. Autre chose, est le sérieux qu'ils dégagent. D'abord par rapport au travail de réflexion qui a précédé ces spots. En effet, il est très facile de ressentir que les concepts utilisés ont été bien étudiés et reposent sur des théories de la psychologie économique. «Ils sont certes inspirés du quotidien des Algériens, mais ils sont propres et compréhensibles pour tous», a-t-on ajouté. Ensuite, par rapport au choix de l'émetteur de ces textes. L'on n'en choisit plus des comiques ou des célébrités comme par le passé pour faire passer «la pub», mais on préfère des personnages anonymes.
L'Algérien qui vénère la famille, se retrouve facilement attiré par ces scènes où un père ou une mère conseille un produit donné pour ses enfants. L'image de grands-parents entourés par leurs petits-enfants. C'est foncièrement algérien. Elle rappelle l'époque de la grande famille. L'image d'une belle-mère qui s'adresse à sa belle-fille, est partie intégrante de la culture algérienne.
Dans ce sens, le spot de Hamoud Boualem qui se passe sur les plateaux de la télévision algérienne, est géniale, parlant de l'émetteur du texte du spot. Un fait notable a été constaté cette année, s'agissant des spots publicitaires diffusés sur des chaînes de télévision. Contrairement au passé où chaque chef d'entreprise ou opérateur économique choisissait sciemment des personnages issus de sa région.
Présentement ils misent tous sur la diversité culturelle de l'Algérie. «C'est l'Algérie dans sa globalité qui est invitée dans ces spots, à travers tantôt des habits des différentes régions du pays, tantôt à travers carrément des personnages s'exprimant dans les différentes langues.
Chose qui intéresse et fait plaisir à tout le monde. Pour revenir à l'idée de choisir des célébrités pour faire un spot publicitaire en vogue jusqu'à il n'y a pas si longtemps, il est établi maintenant par les spécialistes de marketing que «les spots présentés par des célébrités ne cartonnent pas.». «Le téléspectateur ne se concentre pas sur le produit ou sur le texte lu par la «star», mais uniquement sur le visage et les vêtements que porte cette dernière. Ce détail a fait changer d'avis à beaucoup de chefs d'entreprise. Le succès des spots publicitaires pendant ce mois sacré est dû aussi en partie, affirment par ailleurs d'aucuns parmi les téléspectateurs, à l'intelligence dont ont fait preuve les producteurs par rapport au lancement d'une double campagne tout aussi intensive sur les supports publicitaires. «Accrochés de façon impeccable, ces derniers ne laissent personne indifférent. Que je sois dans mon véhicule ou en train de marcher à pied, mes yeux et mon attention sont tout le temps captés par ces images géantes qui me rappellent mon écran de télévision. Ainsi, j'ai fini par apprendre tous les textes de ces spots publicitaires», dira Amine, un confrère, ajoutant que «désormais dans les magasins l'on ne se donne plus la peine de chercher les marques de produits, mais on se lance directement sur les marques que l'on retient en suivant sur la télévision ou en lisant les supports publicitaires». A noter que l'objectif premier tracé par le concepteur de la publicité pour les spots publicitaires, est justement d'amener un consommateur à acheter sans réflexion... Voici donc une piste à exploiter par les promoteurs de la production locale.
Règles de messages
- Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
- Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
- Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
- Vous ne pouvez pas modifier vos messages
-
Règles du forum