Aucune difficulté de financement dans le secteur de l'habitat (ministre)

Le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, a réfuté jeudi à Alger l'existence de difficultés de financement des projets de logement, notamment selon la formule de location-vente (AADL).
"Les engagements du secteur de l'habitat à l'égard des citoyens découlent des instructions du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, pour mettre les projets du secteur à l'abri des répercussions du recul des recettes financières du pays", a précisé M. Tebboune dans une déclaration à la presse en marge d'une séance de questions orales au Conseil de la nation.
Plus de 920.000 logements, toutes formules confondues, sont en cours de réalisation à travers le territoire national et aucun projet n'a rencontré de difficultés de financement à ce jour, a-t-il affirmé.
Le ministre a dénoncé la "campagne tendancieuse" menée par certaines parties qui mettent en doute les capacités de financement des projets programmés dans le secteur de l'habitat.
"Qu'on le veuille ou non, les projets de logement ont apporté de la sérénité aux citoyens", a-t-il dit, ajoutant que "les citoyens ne se laissent plus berner par la désinformation, car la cadence de réalisation des logements est claire pour tous".
Nous savons qui est derrière les sit-in organisés ça et là. Ce ne sont pas les citoyens car ces derniers savent qu'ils ont affaire à des hommes qui tiennent leurs promesses", a ajouté m. Tebboune.
Pour le ministre, la crise du logement en Algérie est en voie de règlement.
Face aux campagnes visant à semer le doute, M. Tebboune a tenu à rassurer les citoyens que les projets ne s'arrêteront pas quelle que soit la source de financement. L'important est que les projets se poursuivent, a-t-il dit.
Concernant le non- respect des délais de réalisation dans certains chantiers, le ministre a estimé qu'un retard de quelques mois est "normal" lorsqu'il est dû à des facteurs exogènes comme la météo, mais les entreprises de réalisation, a-t-il ajouté, savent que tout retard les expose à des peines pécuniaires.
"Ce qui est sûr, c'est que nous ne ménageons aucun effort pour maîtriser les délais", a soutenu le ministre, assurant que "la longue attente avant de recevoir les clés fait désormais partie du passé".
APS