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Discussion: Economie

Vue hybride

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    Post Le pétrole sous les 49 dollars

    Actualités/A la une Economie_Nouvelle dégringolade des cours
    le 09.08.15

    Le pétrole sous les 49 dollars


    Les réserves de brut et de produits pétroliers restent à des niveaux bien trop élevés
    alors qu’elles devraient au contraire s’appauvrir à cette période
    de l’année sur fond d’augmentation de la demande.

    Le pétrole sous les 49 dollars.jpg
    Après s’être maintenu au-dessus de 50 dollars pendant quelques jours,
    le prix du brent a poursuivi cette semaine sa baisse s’installant sous les 49 dollars



    La déprime du marché pétrolier semble s’installer dans la durée au vu de la dégringolade des prix qui persistent cette semaine, entraînant, depuis jeudi, le baril de brent sous les 49 dollars, sur la place de cotation du pétrole algérien à Londres. Hier vers 16h30 (heure algérienne), le baril de brent a baissé à 48,64 dollars, un seuil jamais atteint depuis six mois, penchant dangereusement vers la cotation des 40 dollars prédite par nombre d’analystes pour les mois à venir.
    Les mauvaises nouvelles semblent ainsi pas près de s’éloigner, compromettant sérieusement les objectifs de résistance fixés par les pays producteurs, tels que l’Algérie qui a ficelé un nouveau budget plus modeste, mais qui risque malheureusement de ne pas être suffisant pour faire face à la baisse drastique des revenus des hydrocarbures
    se profilant à l’horizon cette année et même l’année prochaine.

    Après s’être maintenu au-dessus de 50 dollars pendant quelques jours, le prix du baril de brent a poursuivi cette semaine sa baisse, s’installant sous les 49 dollars depuis la séance de cotation de jeudi au cours de laquelle il a atteint, pour la première fois, son plus bas niveau en six mois. Le même constat a été fait pour le baril de light sweet crude (WTI), qui est tombé jeudi vers 14h30 (heure algérienne) sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) à son minimum en quatre mois et demi,
    à 44,20 dollars avant de remonter légèrement hier en cours de séance.

    Les experts du marché estiment que les fluctuations actuelles peuvent annoncer une déprime durable du fait de l’excès de l’offre d’or noir sur les marchés alimentés à 40% par l’OPEP qui refuse, sous la houlette des pays du Golfe, d’agir sur les quotas de ses membres afin de contraindre les producteurs de schiste américain à suspendre leurs investissements. Une stratégie qui ne semble pas payante et qui de plus met les économies les plus fragiles des pays producteurs sous une pression insoutenable. «Tout espoir d’un retournement de situation concernant l’inébranlable surabondance de l’offre a été écorché par l’annonce de l’Arabie Saoudite qui cherche à renflouer ses finances en émettant 27 milliards de dollars de dette souveraine», soulignent des analystes.
    L’Arabie Saoudite a considérablement augmenté sa production ces derniers mois, tout en réduisant ses prix de vente, notamment vers l’Asie, afin de conserver ses parts de marché et en gagner de nouvelles, ce qui pèse sur les finances du pays. «L’Arabie Saoudite n’a pas augmenté ses prix pour les acheteurs chinois autant que prévu, ce qui a été interprété par beaucoup comme un signe de son intention de protéger ses récents gains de parts de marché dans la région», expliquent les analystes.
    Et le retour des exportations iraniennes, une fois les sanctions économiques contre Téhéran levées, devraient être majoritairement responsables de l’augmentation de la production du cartel en 2016, souligne BNP Paribas dans une analyse. «Dans le contexte de la politique actuelle de l’Opep, nous pensons que le cartel va augmenter sa production en 2016, ce qui contribuera à la progression des réserves mondiales déjà élevées et ralentira le rythme de la reprise des prix», notent encore les analystes de BNP Paribas. La récente augmentation de l’offre de l’Opep a été emmenée par une hausse de la production
    de l’Arabie Saoudite et de l’Irak, les deux plus gros producteurs de l’Organisation.

    Par ailleurs, la baisse des stocks de brut aux Etats-Unis, rapportée mercredi par le département américain de l’Energie (DoE), n’a été d’aucune aide pour les cours qui ne cessent de baisser depuis juin 2014 ; car les stocks de produits pétroliers ont progressé, notent plusieurs analystes. Lors de la semaine achevée le 31 juillet, les réserves commerciales de brut ont décliné de 4,4 millions de barils, tandis que les stocks d’essence et de produits pétroliers ont respectivement augmenté de 800 000 et 700 000 barils.
    Un déclin des réserves américaines est généralement bien accueilli par les marchés car il reflète la bonne santé de la demande des Etats-Unis, le plus gros consommateur de pétrole au monde. Mais «le marché est inquiet du fait que les niveaux des réserves pourraient augmenter substantiellement en automne-hiver, lorsque la demande ralentira»,
    expliquent les analystes de la Société Générale cités par l’AFP.

    L’offre d’essence augmente, en effet, en ce moment plus que la demande, et ce, même si cette dernière reste au-dessus de la moyenne sur cinq ans et devrait demeurer ferme, car la saison des grands déplacements estivaux bat son plein, à cause de l’augmentation des cadences des raffineries aux Etats-Unis. Les réserves de brut et de produits pétroliers restent à des niveaux bien trop élevés alors qu’elles devraient au contraire s’appauvrir à cette période de l’année, sur fond d’augmentation de la demande.

    Zhor Hadjam


    Dernière modification par zadhand ; 09/08/2015 à 00h05. Motif: Le pétrole sous les 49 dollars
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    Post Si on ne change pas de politique, c’est le FMI qui nous attend en 2017

    Actualités/Boubaker Miloudi_Enseignant-chercheur en sciences économiques à l’université d’Alger 3
    le 14.08.2015


    Si on ne change pas de politique, c’est le FMI qui nous attend en 2017

    Un dinar qui n’arrête plus de se déprécier, un baril dont le prix s’enfonce semaine après semaine,
    des réserves de change qui s’épuisent…

    Dans la lignée des économistes qui s’alarment des mesures prises par le gouvernement,
    Boubaker Miloudi insiste sur l’urgence de définir un modèle pour 2030 et de relancer le système productif



    Les acteurs économiques ont globalement salué les mesures prises dans la LFC,
    soulignant toutefois qu’elles n’étaient pas suffisantes parce que non structurelles.
    Est-ce aussi votre avis ?

    Boubaker Miloudi Enseignant-chercheur en sciences économiques à l’université d’Alger 3.jpg

    En effet, les mesures prises par le gouvernement pour tenter de limiter les importations et les dépenses improductives par des mesures administratives ne permettent de gagner qu’un peu de temps. Les problèmes de fond demeurent.

    Ce qu’il faut, ce sont des réformes structurelles. En clair, encourager l’investissement productif en augmentant les moyens de production et mettre en place une organisation économique efficace
    avec des entreprises rentables et des institutions en mesure de garantir leur essor.

    En un mot, nous avons besoin d’une véritable stratégie économique de développement du pays, et pour cela il faut mettre tous les acteurs économiques autour d’une table et dégager les priorités. On doit savoir comment se projeter d’ici 2030 dans une Algérie qui ne pourra plus compter sur le pétrole.
    Le cours du dinar s’est déprécié de 11% contre le dollar américain entre fin décembre 2014 et fin mars 2015.
    Et il a encore perdu de la valeur au deuxième trimestre.

    Quel impact cela a-t-il concrètement sur l’économie algérienne et sur notre pouvoir d’achat ?
    Le dinar est affecté directement par la chute du prix du baril. Cette dépréciation du dinar sans contrepartie, c’est-à-dire sans production locale et sans exportation, ne peut avoir que des effets négatifs sur l’économie algérienne. D’abord sur les entreprises, particulièrement les industries qui utilisent des inputs importés. Ces entreprises vont augmenter les coûts de fabrication, ce qui se répercutera sur les prix de vente de produits fabriqués – ou plutôt assemblés – localement.
    Ensuite, donc, l’impact est ressenti par les ménages, qui consomment de plus en plus des produits importés. Comme le dinar s’est déprécié, il a perdu de sa valeur par rapport aux biens : il faut donc plus de monnaie pour acquérir le même bien, ce qui correspond à une perte de pouvoir d’achat. Si la dépréciation de la monnaie ne modifie pas structurellement l’économie d’un pays à court terme, d’ici 2017, il en sera autrement. Entre 2014 et 2015, il a déjà perdu presque un quart de sa valeur !
    Pour limiter les importations, le gouvernement aura désormais recours aux licences, et en moins d’un an, la Banque d’Algérie a décidé, pour la seconde fois, de limiter les capacités des banques à domicilier des opérations de commerce extérieur par le crédoc, (le) seul document permettant d’importer. Cela suffira-t-il ?
    Le recours à la licence doit être une mesure provisoire. Les importations, qui se chiffraient à 10 milliards de dollars en 2000, ont atteint 60 milliards de dollars en 2015 ! Pour quels résultats et pour quelle production ? En quinze ans, l’économie algérienne n’a pas pu absorber 60 milliards. Une grande partie a été dilapidée en surfacturation, surcoût et gaspillage.
    Dans la phase de développement actuelle, l’importation ne devrait pas excéder 30 milliards de dollars. Il faut aussi se poser des questions sur le secteur industriel, par exemple, qui est en déclin. Il faut se poser la question : comment en est-on arrivés là ? Regardons le secteur industriel : il participait à hauteur de 30% du PIB dans les années 1970. En 2015, il ne pèse que 5% du PIB ! Les entreprises industrielles sont devenues des entreprises industrielles familiales et commerciales à faible valeur ajoutée. Tout cela est logique, puisque le gouvernement a tout fait pour qu’il soit plus facile d’importer que de produire.
    Certains économistes estiment que toutes les réformes économiques sont bloquées par un certain nombre de tabous politiques, comme le refus de toucher aux subventions ou d’avoir recours à l’endettement extérieur...
    C’est vrai. Pour changer de modèle économique, il faut une volonté politique. Quand on examine la politique actuelle des subventions, l’Etat algérien alloue une part très importante de son budget au soutien des prix sous toutes ses formes, y compris les produits de première nécessité et les transferts sociaux, qui représentent 30% du PIB. Cette politique génère beaucoup de gaspillage et d’abus (comme la fuite des produits vers les pays limitrophes, etc.).
    Par ailleurs, elle n’est pas juste, puisque le plus riche paie le litre de lait au même titre que le plus démuni. En Arabie Saoudite par exemple, le prix du pain est soutenu, mais il fait tout de même 25 DA.
    Il faut changer de politique et cibler les ménages les plus défavorisés.

    A partir d’une politique juste et efficace, il est possible de ramener les subventions à 10% du PIB, le reste pourrait être destiné aux secteurs productifs qui génèrent de l’emploi durable et des revenus. Si on ne change pas de politique de subventions et de soutien des prix, nous allons directement vers un endettement extérieur et c’est le FMI qui nous attend vers 2017.
    Plusieurs acteurs économiques craignent que l’ouverture du marché iranien et son projet d’augmenter la production de 500 000 barils par jour à un million de barils n’affecte l’attractivité de l’Algérie et un peu plus le prix du baril. Qu’en pensez-vous ?
    Vous parlez de l’ouverture du marché iranien et de son projet d’augmenter la production de 500 000 barils/jour à un million de barils/j, mais il faudrait aussi évoquer l’Irak et bientôt la Libye qui vont, eux aussi, augmenter leur production ! Et l’Arabie Saoudite qui a également annoncé qu’elle augmentait sa production. Il ne faut pas non plus oublier le recul de la demande de la Chine en hydrocarbures depuis deux ans. L’offre va largement dépasser la demande mondiale qui ne pourra pas absorber le surplus.
    C’est d’ailleurs ce que prédit le dernier rapport de la Banque mondiale. Le cours du baril de brent pourrait perdre environ 20% d’ici 2016. On s’approcherait d’un baril à 40 dollars…
    Voilà pourquoi il faut d’urgence relancer la production, seule véritable richesse d’un pays. L’Etat le dit, mais il ne le fait pas. L’économie algérienne est aujourd’hui une économie dont la production ne répond pas aux besoins essentiels de la population.
    La véritable richesse d’un pays, c’est le travail productif, le seul capable de relever le défi du développement. Il faut dresser un bilan exhaustif et réel de l’état de l’économie, des accords passés avec l’étranger – je pense à la communauté européenne – pour partir sur de nouvelles bases. Il faut admettre qu’un pays ne peut être développé par des étrangers.
    Ce sont les nationaux seuls qui peuvent relever le défi du développement.
    Et pour commencer, les pouvoirs publics doivent faire confiance à l’université algérienne
    qui comprend d’éminents experts avec de bonnes équipes de recherches réparties dans tous les domaines.


    Boubaker Miloudi

    Originaire de Biskra, Boubaker Miloudi est professeur à l’université d’Alger 3 et directeur d’équipe de recherche sur la théorie des jeux. Membre fondateur de l’Université de la formation continue (UFC), il dirigea aussi l’Institut de la formation continue à l’université d’Alger. Dans les années 1990, il enseigna à l’université de Nouakchott (Mauritanie), où il lança un magistère en économie. Ancien conseiller au ministère de l’Hydraulique, il a publié plusieurs ouvrages en économie, dont le dernier, Microéconomie - Fondements théoriques et formulations mathématiques (2 tomes), est paru en novembre dernier (Enag).

    Mélanie Matarese

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    Post Le dinar en forte chute.

    Actualités/A la une Economie_A son plus bas niveau face au dollar.
    15 Août 2015.
    Le dinar en forte chute.

    Après une chute de 11% entre décembre 2014 et mars 2015,
    la valeur du dinar perd encore au change face au dollar,
    manifestement en pleine forme depuis quelques semaines déjà.

    Le dinar en forte chute.jpg

    Le dinar a atteint encore un plus bas niveau historique cette semaine.
    Jeudi, le cours d’ouverture du dinar contre le dollar
    sur le marché interbancaire des changes s’est établi à 102.93 DA à l’achat
    et à 102,94 DA à la vente pour un dollar.
    Un euro s’échangeait contre 114 DA durant la même journée.
    Mais c’est contre le billet vert que la monnaie nationale perd encore de sa valeur, une érosion amorcée depuis notamment le mois de juin de l’année 2014, correspondant au début de la spirale baissière dans laquelle sont embarqués les cours du pétrole. Cours à l’appui, à fin juin 2014, un dollar valait 78,87 DA.La valeur de la monnaie nationale a chuté encore davantage pour atteindre 87,95 DA pour un seul dollar à fin décembre 2014. Ainsi, la valeur nominale du dinar aura donc baissé de 7% entre juin et décembre de l’année 2014.La même tendance a été observée par l’institution monétaire au premier trimestre de l’année en cours, puisque «le cours du dinar s’est déprécié de 11% contre le dollar américain entre fin décembre 2014 et fin mars 2015, suite à l’impact du choc externe de grande ampleur sur les fondamentaux»,
    lit-on dans la dernière note de conjoncture de la Banque d’Algérie.
    La baisse de la valeur du dinar par rapport à la monnaie américaine est donc intimement liée à la conjoncture qui prévaut sur les marchés pétroliers.

    Baisse des fondamentaux

    Les prix dévissent sans répit, sur un marché plutôt insensible aux signaux d’optimisme envoyés par les derniers rapport de l’OPEP et de l’AIE. Les deux organisations tablent sur un retour de la consommation mondiale de brut et une baisse de l’excédent de l’offre dès 2016. La chute des cours du pétrole a imposé une baisse nette des fondamentaux de l’économie algérienne.La dévaluation de la monnaie nationale sert ainsi de pare-choc à même de limiter la baisse des fondamentaux et le choc de la crise.Officiellement, les autorités financières et monétaires du pays accréditent l’hypothèse d’une appréciation de la valeur du billet vert face aux autres monnaies, mais aussi d’un dinar qui reflète l’état sinistré
    d’une économie en manque de compétitivité.
    Mais en toile de fond figure bel et bien une dévaluation
    que les autorités monétaires peinent à assumer.
    Il est clair que la valeur du dinar est fixée suivant un régime de change flottant dirigé,
    mais elle suit aussi l’évolution des fondamentaux de l’économie.
    La valeur du dinar a été donc de surcroît révisée à la baisse afin d’éviter que la monnaie nationale ne serve à subventionner les importations que l’on tente de maîtriser à coups de contingentement et de rationnement de l’offre en devises. Mais pas seulement. Le change, un des outils de la politique monétaire de la Banque d’Algérie, sert à paramétrer non seulement la valeur des achats, mais aussi celle des revenus, notamment la fiscalité pétrolière libellée en dinar.

    Dégâts collatéraux

    La forte contraction des cours du pétrole s’est répercutée, entre autres, par une baisse des recettes en dinar de la fiscalité pétrolière. Mais cette dévaluation qui s’accélère au fur et à mesure que les prix du brent chutent sur le marché londonien, place de cotation du Sahara blend algérien,
    n’est pas sans conséquences sur les agents économiques.
    La dévaluation touchera sans l’ombre d’un doute tous les maillons de la chaîne économique : hausse des inputs importés nécessaires au fonctionnement de l’appareil de production, augmentation des prix des produits à la vente, inflation, érosion du pouvoir d’achat, baisse de la valeur des actifs industriels et des entreprises, chute de la consommation interne des produits fabriqués localement, déclin de la contribution de certains secteurs à la fiscalité….L’impact est donc double, voire triple. Tous les maillons de la chaîne économique sont mis à rude épreuve, les producteurs et les ménages particulièrement. La décote du dinar face au dollar ne devrait certainement pas s’estomper de sitôt, tant que le cours de l’or noir ne remonte pas la pente. Cela fait partie des ajustements financiers et monétaires imposés
    par une conjoncture qui tourne plutôt au vinaigre.

    Ali Titouche
    Dernière modification par zadhand ; 15/08/2015 à 19h34. Motif: Le dinar en forte chute.
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    Post L’Exécutif poursuit sa fuite en avant

    Actualités/A la une Economie_Alors que le pétrole chute à 43 dollars le baril
    25 Août 2015.

    L’Exécutif poursuit sa fuite en avant


    Pendant que les indicateurs financiers du pays s’enfoncent dans le rouge, Abderrahmane Benkhalfa, ministre des Finances, fredonne la même rengaine, se refusant à mesurer mathématiquement l’indice de résilience de l’économie du pays au choc pétrolier.

    L’Exécutif poursuit sa fuite en avant.jpg

    Invité hier, dans les studios de la Radio algérienne (Chaîne III), le ministre des Finances oppose un optimisme démesuré par moments quant aux moyens dont dispose le pays pour faire face à la chute des cours du pétrole.

    Hier, alors que la déroute des prix du brut s’accentuait, chutant à 43 dollars le baril sur la place de cotation londonienne, Abderrahmane Benkhalfa estimait que l’impact sur l’économie algérienne n’est point «frontal».
    Selon lui, les pays affectés par la chute des prix du pétrole s’insèrent dans deux catégories distinctes : ceux qui reçoivent le choc de manière frontale faute d’une épargne institutionnelle et ceux qui sont moins exposés à ce choc, les moins endettés, disposant d’une épargne pour y faire face, à l’image de l’Algérie.
    Allusion faite aux réserves de changes dont dispose le pays, lesquelles n’ont, pourtant, pas résisté à la débâcle des marchés pétroliers, se contractant en conséquence à 159,918 milliards de dollars à fin mars 2015 contre 193,269 milliards de dollars à fin juin 2014, date de l’amorce d’un périlleux effondrement des cours du brut.
    A l’allure où vont les choses, il est permis de parier sur le retour à l’endettement extérieur, si les prix du pétrole venaient à se maintenir obstinément autour des 50 dollars le baril.
    Pour le ministre des Finances, «nous ne sommes pas encore dans une étape où il faut rechercher des financements ailleurs».
    Après plusieurs mauvais chiffres sur l’état de résilience de l’économie algérienne face au choc pétrolier, le gouvernement fait encore le choix de taire l’alarme, s’enlisant dans une politique à faible rendement économique, voire destructrice de richesses. Mais concrètement, que peut-on enfin faire pour sauver les meubles ?
    Absence d’arguments
    Sans convaincre, le ministre des Finances suggère quatre axes de travail sur lesquels s’appuie, paraît-il, la politique du gouvernement : «Rationalisation des dépenses, réduction des niveaux de consommation et de gaspillage de l’énergie, redynamisation de l’investissement et mobilisation des acteurs économiques et des citoyens autour de l’impératif de croissance.» Parallèlement à cette approche retenue, sans être accompagnée de coupes budgétaires dans les faramineuses poches de transferts sociaux et de subventions, l’Exécutif mène une campagne de séduction auprès des fortunes qui prospèrent dans les circuits informels de l’économie. Objectif : optimiser la mobilisation des ressources.
    «Dans cette marge de manœuvre dont nous disposons, nous ferons en sorte que dans les années à venir, nous devrions recycler tout l’argent qui est recyclable.» L’Exécutif n’hésitera pas non plus à tailler dans le budget des ménages, à coup de mesures fiscales (taxe foncière, relèvement de la taxe de collecte des ordures, de l’impôt à l’acquisition de véhicules neufs, dévaluation du dinar…).
    Mais le retour de bâton risque d’être sévère sur l’économie. Il faut s’attendre à ce que, à court et moyen termes, les indices de consommation et de production soient tirés vers le bas, tandis que celui de l’inflation retrouve ses moments de gloire vécus en 2012.
    Cependant, pour le ministre des Finances, l’heure n’est pas encore aux mesures de rupture, encore moins aux arbitrages douloureux.
    «La marge de manœuvre n’est pas réduite par rapport à d’autres pays et le choc n’est pas frontal comme ce fut ailleurs. Nous avons une marge de manœuvre et, pendant ce temps qui nous est imparti, il faut optimiser au maximum les moyens pour faire face à la situation», se contente-t-il de dire, s’obstinant dans son idée que le feu n’est pas encore en la demeure.

    Ali Titouche

    Dernière modification par zadhand ; 26/08/2015 à 00h00.
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