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Discussion: Accidents de la Route

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    Post La nonchalance de l’Etat…

    A LA UNE/ACTUALITE_La route a tué 2216 personnes en sept mois
    24 Août 2015

    La nonchalance de l’Etat…


    En Algérie, les chiffres des accidents de la circulation sont de plus en plus effroyables.
    L’hécatombe routière a gagné même les villes, de l’avis des services
    de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) qui déclarent avoir recensé
    176 décès et 4362 blessés dans 3683 accidents survenus en zone urbaine.

    La nonchalance de l’Etat….jpg

    En Algérie, les chiffres des accidents de la circulation sont de plus en plus effroyables. L’hécatombe routière a gagné même les zones urbaines, de l’avis même des services de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) qui déclarent avoir recensé 176 décès et 4362 blessés dans 3683 accidents survenus en zone urbaine.

    De son côté, dans son bilan d’action pour les sept premiers mois de l’année en cours, la Gendarmerie nationale déclare avoir comptabilisé 12 352 accidents causant le décès de 2216 personnes et des blessures à 21914 autres. Même si ces chiffres sont en légère baisse comparés à ceux de la même période de l’année écoulée, ils demeurent néanmoins effarants.
    Le nombre d’accidents a baissé de 13% de janvier à juillet 2015, comparativement à la même période de 2014, tandis que le nombre de décès a décru de 2% et celui des blessés de 15%. Ceci dit, la problématique de l’insécurité routière demeure plus que jamais intacte et fait apparaître en toile de fond plusieurs défaillances dans le système de la prévention.

    Des tueurs sur nos routes

    D’après plusieurs acteurs de la prévention routière, tout un travail doit être fait avant de se lancer dans un processus de répression, seule réponse apportée jusqu’ici au phénomène de l’hécatombe routière. Les milliers de retraits de permis de conduire, dont les chiffres sont périodiquement et fièrement déclarés par les forces de l’ordre, ne servent pas à grand-chose.
    Les chauffards qui enfreignent le code de la route font des excès de vitesse, slaloment entre les véhicules, dépassent dangereusement à droite et circulent sur la bande d’arrêt d’urgence et montrent un véritable déni pour cette pièce.
    Confiants en leur maîtrise de leur véhicule, ces chauffards sont souvent la première cause de cette hécatombe. S’ajoutent à ces comportements dangereux au volant d’autres causes qui ne sont pas moins périlleuses.
    Toutefois, les causes liées à l’homme et à son comportement au volant occupent la première place de la pyramide des facteurs à l’origine d’autant de morts et de blessés sur nos routes.

    Des campagnes de sensibilisation à effet infime

    Dépassée par tous ces chiffres qui donnent froid dans le dos, l’unique solution entreprise par le mouvement associatif est la sensibilisation. Des campagnes sont organisées tout au long de l’année mais leur impact sur le comportement des conducteurs reste minime et souvent limité dans le temps.
    «Comment voulez-vous sensibiliser un conducteur inconscient, qui accorde peu d’importance à la vie humaine ou qui n’a pas travaillé dur pour se procurer un véhicule ? Ils sont insensibles, égoïstes et se prennent pour les maîtres du volant», déclare M. Aissa, formateur dans une auto-école à Bab El Oued, à Alger.
    «Dans les cours que je dispense, j’essaye d’être le plus sévère possible et je tente de responsabiliser les futurs conducteurs dans chaque geste.» Le travail du moniteur d’auto-école, qui se résume souvent à l’apprentissage du code de la route et à la manipulation du véhicule, n’est pas suffisant. Une éducation à la prévention routière dès le plus jeune âge devrait être introduite dans le cursus scolaire.

    Principe bonus/malus

    Même si les auto-écoles sont à incriminer dans le comportement des conducteurs, certains observateurs pointent du doigt les compagnies d’assurance qui ne semblent pas intéressées par le principe bonus/malus.
    Il consiste à donner des réductions aux bons clients qui n’ont pas commis d’accident et de corser la facture à ceux qui sont réputés par leurs multiples sollicitations de la compagnie d’assurances.
    Dans ce sens, Hassan Khelifati, PDG d’Alliance Assurances, déclare que ce principe est la préoccupation majeure de plusieurs secteurs, malheureusement il n’est pas applicable pour plusieurs raisons.
    «La première est l’absence du fichier national des conducteurs ainsi que la différence entre les systèmes d’information des 13 compagnies qui font de l’assurance automobile.
    Remédier à l’incohérence dans les fichiers de ces compagnies est le cheval de bataille de l’Union algérienne d’assurance et de réassurance (UAR)», estime M. Khelifati, également vice-président de l’UAR. Concernant le carnet de l’assuré, qui était exigé des clients à une certaine époque pour pouvoir changer de compagnie d’assurance, M. Khelifati explique que cette pièce qui démontrait l’historique du client n’est plus d’actualité.
    La raison invoquée est la concurrence et le désir d’avoir des clients à tout prix. «Une réflexion est menée au sein de l’UAR pour trouver un compromis dans ce sens.
    Toutefois, le travail des compagnies d’assurance ne suffit pas. Il faut mettre en place le permis de conduire biométrique qui permettra d’avoir un fichier national des conducteurs.
    Cette disposition, ainsi que l’introduction du système de retrait de points, l’augmentation du seuil des sanctions financières pourraient, à mon avis, freiner cette hécatombe», conclut-il.
    En attendant que toutes les parties concernées dans ce carnage routier soient enfin impliquées dans une lutte effective, des milliers de vies humaines se brisent sous l’œil passif de l’Etat, premier responsable de la situation.

    8171 motos interdites de circulation

    Parce que les deux-roues sont pratiques pour la circulation en ville et cédées à un prix abordable, le parc roulant des motocyclettes a connu un véritable boom ces dernières années.

    Il est aujourd’hui estimé à plus de 40 000 unités.Toutefois, circulant souvent en milieu urbain et aux mains de jeunes qui omettent de porter la tenue adéquate et le casque de sécurité, les motos sont impliquées dans des accidents souvent mortels. Durant le premier semestre de l’année en cours, 1183 accidents de moto, menant à la mort de plus de 200 jeunes conducteurs, et 4015 violations du code de la route ont été comptabilisés par les services de la DGSN.
    Suite à ce constat effrayant et dans une action de prévention, les responsables à la DGSN ont décidé de retirer de la circulation tous les engins à deux roues qui ne répondent pas aux normes de sécurité. Résultat de cette action : 8171 motocyclettes ont été saisies. Une action courageuse qui mérite d’être suivie d’un contrôle rigoureux et quotidien.

    500 nouveaux radars mis en service

    Afin de traquer les chauffards en infraction, la Gendarmerie nationale a renforcé ses équipements matériels de 500 nouveaux radars hautement sophistiqués.

    D’après le lieutenant-colonel Abdelhamid Kerroud, ces nouveaux radars, acquis durant le premier semestre de l’année en cours, sont dotés d’une technologie moderne leur permettant de prendre 5000 prises de vue
    et capturer des images des deux côtés du véhicule.

    Ils peuvent même être employés de nuit. Ce renfort matériel s’ajoute aux multiples véhicules banalisés déployés sur les routes de 24 wilayas depuis le mois d’octobre 2014.
    Vu leur efficacité prouvée sur le terrain, ils seront généralisés à 20 autres wilayas cette année

    Asma Bersali


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    Post Hausse de la criminalité et des victimes des accidents de la circulation à Béjaïa

    A la une/Actualité_ BILAN ANNUEL DE LA GENDARMERIE NATIONALE
    19 Janvier 2016

    Hausse de la criminalité et des victimes des accidents de la circulation à Béjaïa

    Le terrorisme routier sévit encore et toujours, ascendant dramatiquement
    sa courbe infernale du nombre de morts.Le constat émane de la Gendarmerie nationale
    par le biais de son bilan annuel, rendu public hier par le commandement du groupement,
    qui a fait part d’une «implacable réalité».
    L’on dénombre 572 accidents de la circulation en 2015,
    contre 654 en 2014, soit une baisse sensible, «essentiellement due au redéploiement quasi quotidien de la gendarmerie motorisée dans la majorité des axes routiers connus pour leur dangerosité, malheureusement ces derniers ont provoqué 85 morts contre 66 en 2014 et 465 blessés contre 541 en 2014», a indiqué le lieutenant-colonel Lyès Benoussaïd, commandant du groupement de Béjaïa en marge de la conférence de presse, avant d’établir un lien «presque parfait » des causes, à savoir les dépassements de vitesse et le non-respect du code la route dans la majorité des sinistres enregistrés sur les axes routiers de la wilaya de Béjaïa. Dans le même sillage, les services de la Gendarmerie nationale ont noté 11 060 retraits de permis de conduire, contre 7 423 en 2014, soit une augmentation de plus de 6 543 permis. Les unités de sécurité routières (USR) ont enregistré 5 250 infractions au code de la route notamment par le biais du système radar, indique le bilan de la GN. «Les chiffres sont effrayants au vu de la réalité qu’on constate aujourd’hui sur nos routes, nous sommes dans l’obligation d’instaurer zéro tolérance en ce qui concerne la vie des personnes», a déclaré le commandant de groupement de la Gendarmerie nationale de Béjaïa, tout en soulignant l’apport considérable dans le règlement de plusieurs situations, du numéro vert (1055) mis à la disposition des citoyens. A ce sujet, le bilan fait ressortir 20 788 appels reçus durant l'année 2015. «Le moindre appel reçu est pris au sérieux et notre intervention est immédiate pour apporter aide et assistance aux citoyens, notez que pas moins de 1 138 interventions ont été effectuées par nos soins dont 23 ont été positives avec l’arrestation de plusieurs criminels en flagrant délit», a précisé le conférencier tout en mettant en avant l’introduction de nouvelles technologies de police scientifique. S’agissant de la criminalité, la gendarmerie à Béjaïa a enregistré un total de 1 699 affaires en 2015. Des affaires ayant impliqué quelque 1 623 personnes dont 75 femmes. 475 personnes d'entre elles ont été arrêtées et placées sous mandat de dépôt, 18 individus mis sous contrôle judiciaire et 1 130 autres relâchés. Par ailleurs et dans le même sillage des bilans annuels, Le Soir d’Algérie s’est procuré auprès d’une organisation locale, une mention exclusive» citant qu’en 2015, la wilaya de Béjaïa a battu tous les records en matière de protestation sociale. Le constat souligne que pas moins de 494 manifestations populaires ont été recensées à travers la wilaya de Béjaïa, soit près de deux marches populaires par jour. Les routes nationales 09,12 , 24 , 26 et la RN 75, ont été paralysées 142 fois par les citoyens en colère, soit un jour sur deux, pendant l’année écoulée, ce qui a nettement perturbé la circulation des biens et des personnes. Les mêmes grognes populaires ont enregistré 191 fermetures de différents sièges administratifs entre entreprises publiques, mairie, daïra, Wilaya et autres. Le bilan établi par cette organisation donne des sueurs froides, si l’on tient compte des 497 autres cas liés au désordre public enregistrés dans l’année 2015, tous issus des vagues de protestations des citoyens contre tel ou tel projet. Les secteurs public et privé ont connu 94 situations de blocage durant la même année, dont 53 cas essentiellement dus aux diverses revendications socioprofessionnelles, soit 56,38% des cas. L’éducation nationale n’a pas été épargnée par les manifestations selon le rapport établi, puisque 67 cas de paralysie scolaire ont eu lieu à travers les 52 communes, dont les revendications portaient particulièrement sur la meilleure prise en charge des élèves,
    à savoir le transport scolaire, la restauration et le chauffage des classes.

    Kamel Gaci

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    Post Ces chauffards qui sèment la terreur

    A la une/Actualité_Transporteurs de voyageurs et de marchandises
    le 10.02.16 | 10h00

    Ces chauffards qui sèment la terreur

    Les accidents de la route impliquant des véhicules affectés
    au transport des voyageurs sont souvent spectaculaires
    et causent de nombreuses victimes.C’est le constat unanime des différents
    services de sécurité dans leurs rapports.
    Dans le même contexte, les chauffeurs des poids lourds sont aussi concernés.

    Les chauffards sèment la terreur.jpg

    Dans la majorité des cas d’accidents, l’erreur humaine constitue, sinon la cause principale, du moins un facteur contributif essentiel.
    De nombreuses études ne cessent de le démontrer. L’importance de la fréquence des erreurs humaines dans les accidents
    laisse penser que la façon dont les usagers identifient les risques est insuffisante.
    La sous-estimation des risques provient de deux facteurs
    les conducteurs ne pensent pas pouvoir être victimes d’un accident et ils surestiment leurs capacités de conduite.

    Les principales causes génératrices d’accidents sont la non-observation des stop, l’excès de vitesse (37,62%), les manœuvres dangereuses, le changement de direction non signalé et les dépassements dangereux (13,63%). «Le phénomène demeure préoccupant au regard des dégâts qu’il engendre et dont les causes peuvent s’expliquer par l’inconscience des usagers de la route vis-à-vis du respect du code de la route»,
    souligne le dernier rapport des bilans des accidents de la circulation routière de la Gendarmerie nationale.

    Elle a relevé, pendant 16 ans (2000 à 2015), les nombres de 375 581 accidents, 55 350 morts et 653 249 blessés. L’analyse des données statistiques des accidents de la route durant l’année 2015 montre que les 31 941 véhicules impliqués se répartissent comme suit : 23 505 véhicules légers (73,59%), 4643 véhicules de transport public de marchandises (14,54 %),
    et 1217 véhicules de transport public de voyageurs (3,81%).
    Même si ce dernier chiffre paraît mineur, le phénomène ne cesse de s’amplifier ces dernières années.

    Par ailleurs, les véhicules, dont l’activité est réglementée, destinés au transport de marchandises, de voyageurs ainsi que les taxis
    sont impliqués dans 5388 accidents, soit 26,46% du nombre total des cas, ayant causé 1261 décès (33,18% du nombre des morts)
    et 10 681 blessés (29,14% du nombre des blessés). L´insécurité routière endeuille des milliers de citoyens en plus
    des coûts financiers faramineux qui grèvent le Trésor public.

    Des chauffards transforment la route en piège mortel
    Les services de la Protection civile dressent au quotidien des bilans accablants en enregistrant des dizaines de morts par jour. Pour tenter de comprendre les raisons de cette désastreuse situation, nous sommes allés à la rencontre des chauffeurs de bus au niveau de la gare du Caroubier (Alger). En temps ordinaire (hors vacances et fêtes religieuses), 15 000 voyageurs y transitent, se répartissant sur les 66 quais. Amar Boukhenoufa, cheveux grisonnants et traits tirés à cause des multiples trajets qu’il effectue régulièrement, est un chauffeur qui assure la ligne Alger-Khenchela
    avec un car de la société Kabache. Il exerce depuis 1981, «du temps de la SNTV», se souvient-il.

    Il a un départ d’Alger à midi et, après une journée de repos, revient sur la capitale à 9h30. Mais, dit-il, «je peux doubler si je veux». A la question si la route fatigue, il répond sans l’ombre d’une hésitation : «Oui» et que par conséquent, cela peut être à l’origine d’un accident de la circulation. Mais pour lui, il ne faut pas impliquer systématiquement les conducteurs : «La responsabilité est partagée entre le conducteur, le matériel (le véhicule)
    et le mauvais état des routes. En certains endroits, il y a absence totale de signalisation.

    On trouve même des déviations en plein virage et des plaques à 200 m des travaux qui s’éternisent. La conduite de nuit y est encore plus anarchique et dangereuse que le jour. Les camions parcourent les routes sans se soucier de leur vitesse.» Il attire notre attention sur les camions qui circulent sans feux de signalisation ou phares en bon état. Il faut ajouter à cela l’état catastrophique de nombreux autobus qui transportent des dizaines de passagers dans des conditions de sécurité lamentables : pneus usés, freins défectueux et contrôles non effectués.
    D’autres chauffeurs qui font le Grand Sud imputent les accidents à la fatigue extrême, surtout que certains trajets durent jusqu’à 17 heures ! Même si, à chaque voyage, il y a 2 chauffeurs qui se relaient (4 pour un aller-retour). Il faut savoir aussi que les grandes lignes sont assurées la nuit pour un trajet minimum de 6 heures ! Redouane Salmi, pionnier des transporteurs urbains depuis 1988, a 6 minibus avec 6 chauffeurs, 7 receveurs et 1 remplaçant et active dans la banlieue d’Alger. Il impute les accidents au «mauvais état des routes, l’absence d’abribus et la surcharge des lignes».
    La formation des auto-écoles ne suffit plus
    De son côté, Mohamed Belal, président de l’Union nationale algérienne des transporteurs (UNAT), ne fait pas dans la nuance : «Nous n’avons pas de culture du transport, encore moins celle du conducteur. Malgré des véhicules modernes et sophistiqués,
    les accidents de la route continuent à un rythme inquiétant.

    D’ailleurs, nous avons plus d’accidents que la France par exemple qui a une plus importante population que la nôtre ! Il faut aller vers des écoles de formation, car celle des auto-écoles ne suffit plus.» Cette idée, il l’a eu après avoir assisté à une rencontre de l’Union internationale du transport routier (URI) au Maroc. Le passage de conducteur au statut de conducteur professionnel devrait impliquer aussi une formation
    complémentaire obligatoire pour une meilleure aptitude à la profession et un meilleur service à la clientèle.

    Les conducteurs devraient bénéficier d’un minimum de formation professionnelle portant sur la conduite et l’entretien du véhicule et les relations avec la clientèle. «Le changement de réglementation n’a de conséquences que s’il y a un fort développement de la formation et un changement des mentalités et des comportements. Il faut dire aussi qu’avant, nous n’avions pas de routes valables, mais aujourd’hui avec les autoroutes
    à grande vitesse, c’est devenu aussi un facteur défavorisant», souligne-t-il.

    Cependant, il faut du temps et un engagement fort de tous (pouvoirs publics, entreprises et individus). Il ajoute : «Les campagnes de sensibilisation contre l’insécurité routière sont lancées régulièrement et la police et la Gendarmerie nationales distribuent une grande quantité de prospectus et de brochures, sans que cela soit efficace.» Les différentes actions de ces campagnes s’articulent autour du respect des règles de conduite, le respect de la distance de sécurité, notamment dans les tunnels, les virages et les itinéraires dangereux, le respect des règles de dépassement
    et la réduction de la vitesse durant les mauvaises conditions climatiques et la visibilité réduite.

    Il s’agit aussi de sensibiliser sur l’abstention de l’utilisation du téléphone portable lors de la conduite, le contrôle périodique du véhicule et de ses équipements ainsi que des témoins et indicateurs du tableau de bord, l’amarrage des chargements et le respect
    de la charge autorisée et l’abstention de conduire en cas de fatigue.

    Selon les statistiques internationales, entre 20 à 30% des accidents de circulation professionnels sont liés à des problèmes de somnolence.
    Le manque de sommeil, les perturbations du rythme circadien liées au travail posté et la somnolence diurne due à un syndrome
    d’apnée du sommeil en sont les principales causes.

    La fatigue est source d’accident, surtout lors de longs trajets sur des routes monotones qui ne sollicitent pas l’attention soutenue du conducteur. Les conditions de travail (nocturne, week-end et jours fériés, éloignement du domicile...) aggravent les facteurs de risque inhérents à la conduite. Les facteurs qui altèrent la vigilance, en entraînant une diminution des capacités de perception et d’analyse, une augmentation de la somnolence diurne, ceux qui diminuent les capacités de concentration, d’attention sont parmi les plus déterminants.
    Mais pour lui, la responsabilité des accidents est partagée. «Les propriétaires des bus ont une part de responsabilité. En principe, ils doivent poser des conditions pour recruter les chauffeurs. Car il faut dire une vérité : faute de main-d’œuvre qualifiée, on confie un car qui coûte un milliard à n’importe qui. Certains opérateurs exigent du chauffeur de leur faire une recette de 7000 DA et le reste sera pour eux,
    quitte à travailler sur certaines lignes sans arrêt en aller-retour et cela est un danger !»

    Ainsi, il ressort de cette enquête sur le terrain que la diminution du nombre des accidents de la route nécessite, certes, de la répression mais surtout de la sensibilisation et une formation des chauffeurs. Un dossier sensible sur la table du ministère des Transports. La question la plus pertinente reste de savoir si les changements introduits jusque-là dans les textes réglementaires n’étaient pas, en réalité, une opération de replâtrage.
    Un mouvement juste bon pour gagner du temps et donner l’illusion de résoudre le problème.
    Algérie-France : Examen des modalités de coopération dans le domaine de la sécurité routière
    Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Nouredine Bedoui, a examiné, mardi à Alger,
    avec le délégué interministériel français à la sécurité routière, Emmanuel Barbe, les modalités de coopération
    entre les deux pays dans le domaine de la sécurité routière.«Nous avons échangé les modalités de coopération
    que nos deux pays pourraient entretenir en matière de sécurité routière et pour partager avec nos amis algériens
    ce que nous avons mis en place depuis 40 ans en France, pour faire diminuer drastiquement
    la violence sur nos routes», a déclaré M. Barbe à l’issue de son entretien avec M. Bedoui.

    Il a relevé que la coopération entre les deux pays en matière de sécurité routière était «très forte»,
    ajoutant qu’elle devrait s’inscrire dans «un cadre politique plus global». APS


    Kamel Benelkadi
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    Post Le semi-remorque de la mort

    A la une/Actualité_Le semi-remorque de la mort
    le 12.02.16 | 10h00

    13 morts à Naâma

    Les routes algériennes continuent encore à tuer et à endeuiller des familles.
    Le dernier bilan date d’hier. Treize personnes ont trouvé la mort
    dans un accident de la route ayant impliqué un minibus de transport public
    et un semi-remorque à Moghrar, au sud de la wilaya de Naâma.

    Le semi-remorque de la mort.jpg

    Selon la Gendarmerie nationale, le semi-remorque qui effectuait un dépassement dangereux
    d’un camion s’est retrouvé face au minibus et est à l’origine du désastre. Le croisement frontal
    s’est soldé par une collision violente. A bord du minibus, sept hommes dont le chauffeur,
    cinq femmes et une fillette sont tous décédés. «Seul le chauffeur du semi-remorque,
    actuellement hospitalisé, en est sorti ‘‘indemne’’», affirment nos sources. Il était 8h30 sur la RN6,
    à quelques encablures de la petite agglomération de Draâ Saa, à une quinzaine de km au nord
    de la ville de Moghrar. Le bus de transport public avait quitté Moghrar pour rejoindre Aïn Sefra.
    Le semi-remorque, lui, allait en direction de Béchar. Ce drame nous rappelle celui survenu
    sur l’autoroute Est-Ouest le 26 janvier dernier à Boukadir, dans la wilaya de Chlef.

    Le carambolage entre trois camions semi-remorque et six véhicules légers avait fait un mort
    et huit personnes grièvement blessées. Les dernières statistiques publiées en mai 2015 sur
    les accidents de la circulation routière par le Centre national de prévention et
    de sécurité routière (CNPSR) placent l’Algérie à la 98e position sur 190 pays et à la 42e position
    au niveau africain.
    Durant le premier trimestre de l’année en question, les routes algériennes
    ont fait 918 morts et 11 919 blessés. «45 000 durant la même année», rappelle Flora Boubergout,
    présidente de l’association nationale de soutien aux personnes handicapées El Baraka,
    jointe par téléphone. «Ce sont les bus de transport public qui font le plus d’accidents.
    Les gens pensent plus au gain qu’à la vie humaine», s’indigne-t-elle. Flora Boubergout avoue que
    la plupart de ses adhérents sont victimes d’accidents de route.

    Zélés
    Une situation insupportable, selon elle, qu’il faut absolument prendre au sérieux.
    «C’est du terrorisme routier. Il faut absolument lutter contre ce phénomène, car nous sommes
    tous concernés. L’implication de tous est plus que nécessaire, insiste-t-elle. Il faut que la société civile,
    les familles, l’école, les médias et toutes les institution de l’Etat se rejoignent pour contrer ce fléau
    qui prend chaque jour des vies innocentes.» La présidente d’El Baraka appelle à veiller à l’application
    des lois et à mettre en place le permis et D. Smaïà points. «Des cortèges de chauffeurs zélés passent
    devant les policiers sans être inquiétés. Comment voulez-vous lutter efficacement contre les accidents
    de la route ? s’interroge-t-elle.
    Je demande aux autorités de faire de l’année 2016-2017 celle de
    la prévention routière pour pousser nos concitoyens à prendre conscience du danger qui nous entoure.»
    Les administrateurs de la page facebook Aïn Sefra News rappellent à leurs abonnés l’état des routes
    de leur région qu’ils décrivent comme «impraticables». «Combien d’accidents sont survenus sur
    cette route nationale dont les travaux n’ont toujours pas été achevés ? s’indignent-ils. Aucune qualité
    dans la réalisation des travaux et aucune plaque de signalisation jusque-là.

    Où sont l’inspection des travaux routiers, l’Etat et la société civile ?» Sur ce point, Flora Boubergout
    insiste sur le fait que le ministère des Travaux publics doit aussi participer à la campagne de sensibilisation
    et appelle la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, à introduire dans les programmes scolaires
    des cours sur la prévention routière car, selon elle, «les élèves d’aujourd’hui seront les chauffeurs de demain».
    Les dépouilles des treize personnes décédées à Moghrar ont été transférées par les éléments de
    Protection civile vers la morgue de l’hôpital Mohamed Boudiaf de Aïn Sefra. Une enquête a été ouverte
    par la gendarmerie. Selon la même page facebook, les défunts seront enterrés aujourd’hui dans l’après-midi.

    Meziane Abane et D. Smaïl
    Dernière modification par zadhand ; 12/02/2016 à 17h18.
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    Post Collision entre un véhicule utilitaire qui transportait une famille et un camion.

    A la une/Actualité_Le semi-remorque de la mort
    le 12.02.16 | 10h00



    Collision entre un véhicule utilitaire qui transportait une famille et un camion.

    Onze (11) personnes ont trouvé la mort et six (6) ont été grièvement blessées dans un accident de
    la circulation survenu samedi sur la route RN-6B, entre la zone rurale de Zousfana et la commune
    de Taghit (97 km au sud de Bechar), indique un bilan de la direction locale de la protection civile.

    Collision entre un véhicule utilitaire qui transportait une famille et un camion..jpg

    L'accident s'est produit à 55 km au nord de Taghit, suite à une collision entre un véhicule utilitaire
    qui transportait une famille et se dirigeait vers la wilaya d’El-Bayadh et un camion transportant
    du cheptel à destination de Taghit, a-t-on précisé.

    Les éléments de l’unité de la PC de Taghit se sont rendus aussitôt sur les lieux pour l’évacuation
    des morts et des blessés vers les centres de santé de Taghit.


    Une enquête a été diligentée par la gendarmerie nationale pour déterminer les causes exactes de ce tragique accident.
    APS




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    Post 47 morts et plus de 1 400 blessés en une semaine

    Accidents de la route
    06 Avril 2016

    47 morts et plus de 1 400 blessés en une semaine

    47 personnes ont trouvé la mort et 1 457 autres ont été blessées dans
    1 215 accidents de la circulation survenus entre le 27 mars et le 2 avril
    au niveau national, selon un bilan établi hierpar les services de
    la Protection civile. Le bilan le plus lourd a été enregistré dans
    la wilaya de Béchar avec 13 personnes décédées et 18 autres blessées
    suite à 11 accidents de la circulation, précise-t-on de même source.
    En outre, les secours de la Protection civile ont effectué, durant la même période,
    1 053 interventions pour procéder à l'extinction de 672 incendies domestiques,
    industriels et incendies divers.

    APS
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    Post Séminaire sur la psychologie des usagers de la route

    A LA UNE/ACTUALITÉ_Séminaire sur la psychologie des usagers de la route
    le 28.04.16|10h00

    «Il n’y a pas de transgression, il y a déni de la loi»

    A travers l’amorce de ce débat, l’université aspire à développer une approche scientifique
    et la mettre à la disposition des décideurs pour un usage à bon escient.
    «La qualité de la formation du conducteur manque de l’essentiel.
    «Les capacités cognitives, psychologiques, culturelles et sociales ne sont pas prise en compte».



    Le laboratoire de la psychologie de l’usager de la route, de l’université de Batna
    a tenté une expérience inédite : définir le profil type du conducteur responsable
    d’accident de la route. Lors d’un séminaire de deux jours, 27 et 28 avril,
    spécialistes et corps constitués se sont attelés, chiffres à l’appui, à décrypter les causes
    et les conséquences de la hausse des accidents de la circulation dans notre pays.
    Les jeunes et les actifs sont ainsi rendus responsables concernant ce phénomène.
    Mais au bout de plusieurs communications, il ressort qu’il n’existe pas de profil type
    du «chauffard». La seule certitude est que le facteur humain est à l’origine de 90%
    des cas d’accident. Et là, il ne s’agit pas de «transgression mais de déni de la loi».
    Pour Mohamed-El Hadi Rahal-Gherbi, directeur du laboratoire initiateur du séminaire,
    il s’agit d’un problème de santé publique, d’où l’implication de l’université, qui par
    son approche scientifique du problème, peut apporter des solutions. Des pays ont réussi
    à réduire de moitié le nombre d’accidents grâce à l’association de la recherche.
    Les statistiques relatives aux victimes des accidents de la route semblent faussées en Algérie,
    quand bien même elles sont alarmantes. Pour notre interlocuteur, les directives de
    l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne sont pas observées, puisqu’on ne comptabilise
    que les décès sur place : «La réalité est beaucoup plus inquiétante», ajoute notre source.
    A travers l’amorce de ce débat, l’université aspire à développer une approche scientifique et
    la mettre à la disposition des décideurs pour un usage à bon escient. Endiguer les accidents de
    la route n’est certainement pas réalisable, donc la finalité est de les faire baisser significativement.
    «Bon nombre de décisions ont été prises sur le coup de l’émotion face à l’hécatombe,
    mais qui ne donneront, in fine, qu’un feu de paille», nous explique M. Rahal.
    Pour lui, même les campagnes de sensibilisation, telles qu’elles sont menées actuellement,
    n’auront jamais l’effet escompté faute de méthodologie : «Il faut utiliser des critères scientifiques
    pour une meilleure efficience des actions ciblées.»A cet effet, le laboratoire en question a introduit
    des propositions auprès de la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, pour intégrer
    «dans chaque cours 10 mn sur la culture routière», dans les trois paliers.
    Pour l’heure, il n’y a pas eu de réponse de la part de la tutelle. Mais cet universitaire et son équipe
    ne baissent pas les bras, malgré la réticence manifeste affichée vis-à-vis de leur recherches.
    «L’université est appelée à s’impliquer dans la société, son évolution et son environnement par
    le biais de la recherche qui aborde les sujets d’une manière cartésienne»,
    conclut Mohamed-El Hadi Rahal-Gherbi.En amont, on insiste sur la culture et l’éducation routières.
    Dans cette approche psychologique des usagers de la route, il n’est pas exclusivement question du
    conducteur. Le piéton y est aussi un élément. Qu’il soit enfant ou adulte, il ignore parfois
    la signification des signalisations et les précautions à prendre avant de traverser la route.
    C’est le résultat des travaux conduits par le Dr Salhi Hanifa qui a fait de la «psychologie routière»
    son credo. Et de mettre le doigt sur le problème de la formation : «La qualité de la formation
    du conducteur manque de l’essentiel. Il n’est pas pris en compte les capacités cognitive,
    psychologique, culturelle et sociale.»
    Naïma Djekhar
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