Messi a encore des trophées à gagner
Le génie argentin, qui a tout remporté en club, est toujours à la recherche d’un palmarès en équipe nationale. Qu’il peut ouvrir dès ce soir face au Chili, en finale de la Copa America.
Comme tous les grands joueurs aujourd’hui, Messi a longtemps souffert de la comparaison avec ses ainés, Diego Armando Maradona en tête. Il a beau avoir tout gagné avec le FC Barcelone (Liga, Ligue des champions, Coupe du Roi, coupe du Monde des clubs…), avoir enchaîné les records, il lui manque pour l’instant la carrière internationale du Pibe de Oro, et les prestigieux titres qui vont avec. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir touché le rêve des doigts. En 2014, il échoue en prolongation en finale de la Coupe du Monde. Rebelote en 2015, où il est battu en finale de la Copa America au pénalty par le pays hôte… le Chili, qu’il affrontera ce dimanche (deux heures, heure française), dans une revanche très attendue. «Nous allons affronter le joueur le plus important de l'histoire, ce n'est pas une tâche facile, redoutait le sélectionneur de la Roja, Juan Antonio Pizzi. Nous allons faire tout ce qu'il faut pour pouvoir stopper notre adversaire et bien sûr, il y a un plan dans cette stratégie pour Messi». Il faut dire que les partenaires d’Eduardo Vargas, meilleur buteur de la compétition, ont déjà perdu face à l’Albiceleste lors de cette Copa America, en phase de poule (2-1). «C'est un tout autre match, c'était il y a vingt jours, cela n'a plus rien à voir. Il faudra qu'on exprime nos qualités d'agressivité et d'intensité dès les premières minutes de la finale», a relativisé le tacticien chilien.
Jamais Messi n’avait paru si fort avec sa sélection, lui qui a égalé et dépassé le record de buts inscrits avec le maillot argentin, détenu auparavant par Batistuta. S’il avait reçu le trophée de meilleur joueur du tournoi lors de la Coupe du monde au Brésil, même lui n’avait pas été convaincu par ses prestations. L’année dernière, il avait même refusé le titre de meilleur joueur de la Copa America, alors qu’il n’avait inscrit qu’un seul but lors de la compétition. Cette année, il pourra le recevoir la conscience tranquille, la «Pulga» n’étant pas étranger au parcours tranquille de sa sélection aux Etats-Unis. «Il évolue à un niveau de forme comparable à celui qu'il a quand il joue avec le Barça, il a ses repères avec ses coéquipiers en sélection, il se sent bien, il se sent heureux», expliquait Tata Martino, sélectionneur des bleu ciel et blanc, lui qui connaît bien le joueur pour l’avoir déjà coaché avec Barcelone de 2013 à 2014.
Aucun titre depuis 1993 pour l'Argentine
Avec 5 buts et 4 passes décisives, et une complicité évidente avec le buteur du Napoli Gonzalo Higuain (4 buts), le quintuple Ballon d’Or surnage dans cette compétition où l’Argentine est ultra-favorite (5
victoires en 5 matches). «Le peuple argentin veut ce titre, les joueurs le veulent, nous le voulons tous et nous allons tout faire pour y parvenir», expliquait Martino, qui peut aussi compter sur le talent du Parisien Angel Di Maria, ou encore du futur intériste Ever Banega. Du beau monde, bien que leurs adversaires n’aient pas grand-chose à leur envier (Bravo, Sanchez, Vidal, Vargas), si ce n’est la présence de Lionel Messi, qui tentera de remporter à la fois son premier trophée en sélection, mais aussi le premier titre de l’Albiceleste depuis 1993. C’était une Copa America, déjà, et sans Maradona.













La Colombie finit troisième

Carlos Bacca offre la 3e place à la Colombie, définitivement supérieure aux Etats-Unis


La Colombie a battu les Etats-Unis pour la deuxième fois lors de la Copa America 2016 en s'imposant 1-0 dans le match pour la 3e place, samedi à l'University of Phoenix Stadium de Glendale, dans l'Arizona. L'unique but de la rencontre a été inscrit par l'ex-brugeois du Club Carlos Bacca à la 31e minute.Il s'agit pour la Colombie de son meilleur résultat dans ce tournoi continental depuis le titre à domicile en 2001.
Carlos Bacca (AC Milan) a trompé à bout portant le héros du dernier mondial Tim Howard (Everton), titularisé pour la première fois, au terme d'une belle action collective lancée par Juan Cuadrado et superbement relayée par James Rodriguez.
"Team USA", humiliée en demi-finale par l'Argentine de Lionel Messi (4-0), a eu sa chance, notamment par Clint Dempsey sur un coup franc détourné par David Ospina (51) et par Bobby Wood qui a frappé le poteau gauche colombien (62).
"On aurait dû remporter ce match, on s'est créé beaucoup d'occasions, mais ce tournoi montre qu'on avance dans la bonne direction", a estimé Howard.
Les Etats-Unis ont en tout cas égalé leur meilleur résultat dans une Copa America en finissant 4e comme en 1995.
Mais l'équipe de Jürgen Klinsmann a concédé trois défaites en six matches et manque encore de confiance pour inquiéter les meilleures équipes.
"Atteindre le dernier carré d'un tel tournoi est un très bon résultat, mes joueurs se sont rendus compte qu'en étant plus agressifs ils pouvaient rivaliser avec ce genre d'équipes", a insisté Klinsmann, critiqué avant la Copa America 2016.

"La différence avec la Colombie sur ce match est son réalisme devant le but: ils ont eu une occasion, ils ont marqué", a-t-il constaté.
La finale de la Copa America du Centenaire opposera dimanche à East Rutherford (New Jersey) l'Argentine au Chili.
Il s'agit d'une réédition de la finale de la Copa 2015 conclue aux tirs au but en faveur du Chili (0-0 a.p., 4 tab à 1).
L'Argentine espère décrocher son premier titre depuis 1993 et reste sur deux finales perdues en deux ans, lors du Mondial-2014 au Brésil (1-0 a.p. face à l'Allemagne) et en juillet dernier lors de la Copa America 2015.