«Trahi» par ses joueurs, Mourinho n'est jamais apparu autant en difficulté_15/12/2015 à 08h34
En difficulté après la nouvelle défaite de son équipe face à Leicester lundi soir, le technicien portugais a remis en cause l’implication de ses joueurs.
Chelsea vit des moments difficiles. Par ricochet, José Mourinho aussi. Battus par Leicester (2-1) lundi soir en clôture de la 16e journée de Premier League, les Blues pointent à … 20 unités de leur adversaire du jour, étonnant leader du meilleur championnat du monde. Ce qui oblige le technicien portugais a un aveu : «Pour le Big 4, c’est fini, c’est sûr.» En conférence de presse, «The Special One» est apparu touché, en difficulté, voire à court d'arguments (et de solutions), n’hésitant pas à remettre en cause les prestations de ses troupes à la suite de cette neuvième défaite (!) en championnat.
La vanité de Mourinho étalée au plus grand jour
«Quand certains de vos joueurs n'atteignent pas le niveau qu'ils sont capables d'avoir, c'est dur à voir. L'an passé, je les ai tirés à un niveau incroyable. Un niveau peut-être supérieur à leur niveau moyen, assure Mourinho, vaniteux. Cette saison, on est tellement mauvais pour une raison inconnue. Mais pas tous. Au quotidien à l'entraînement, je n'ai rien à reprocher à mes joueurs. Mais ce qu'ils font en match, cela n'a rien à voir et c'est très frustrant.»
Clairement Costa est en difficulté dans la surface. Du coup il bouge sur les côtés et il n'y a plus personne devantEt l’ancien technicien du Real Madrid de viser certains éléments de son effectif. A sa décharge, Eden Hazard n’est plus que l’ombre de lui-même depuis le début de la saison, John Terry fait bien ses trente-cinq ans et Diego Costa s’agace plus qu’il n'enfile les buts.. «Clairement Costa est en difficulté dans la surface. Du coup il bouge sur les côtés et il n'y a plus personne devant», souffle, cinglant, son entraîneur. Une attaque frontale qui n’est pas sans rappeler la relation délicate entre les deux hommes, l’attaquant espagnol se plaignant de ne pas assez jouer cette saison. Mourinho réplique en soulignant l’apport médiocre de son buteur…
Là-aussi, une forme de désaveu pour le Portugais, qui semble à court de solution. Et donc s'en prend à ses joueurs, levier ultime avant une remise en question (souhaitée) ou une scission (définitive). «L'une de mes plus grands qualités, c'est de lire le jeu adverse, d'identifier les menaces pour mes joueurs. Mais ces deux buts encaissés sont très difficiles à avaler. J'ai l'impression qu'on a trahi mon travail.»
Je veux rester et j’espère que Monsieur Abramovitch et le club veulent que je reste
Si la prochaine belle face au PSG en Ligue des champions semble bien loin pour les Blues, la semaine risque d’être agitée du côté de Londres. Mourinho, en fin tacticien et communicant qu’il est, abat toutes ses cartes. Situation de crise oblige. «Je n’ai pas peur des challenges et celui-ci (remonter au classement) en est un énorme, reconnaissait-il, presque peiné, en conférence de presse. Je veux rester et j’espère que Monsieur Abramovitch et le club veulent que je reste.» Une déclaration en forme de désespoir. Inhabituel pour José Mourinho.





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Si Guus Giddink vient d'être nommé entraineur de Chelsea, c'est bien Steve Holland, un des anciens adjoints de Mourinho, qui sera sur le banc ce samedi après-midi pour la réception de Sunderland (16h00). Pour l'occasion, Kurt Zouma, préféré à Gary Cahil, est titulaire en défense centrale. A Sunderland, Kaboul, M'Vila et Toivonen débuteront. 
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