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    4 novembre 1956 : Les chars soviétiques entrent dans Budapest

    Le 4 novembre 1956, les chars entrent avec fracas dans Budapest afin de réprimer lesvelléités d'indépendance de la Hongrie. Depuis le mois d'octobre, le pays s'est en effet pris à rêver de renverser le joug soviétique.Sous la pression populaire, Imre Nagy a été nommé à la tête du gouvernement hongrois dans le but de mettre en place une démocratie parlementaire et de rétablir les libertés fondamentales. Il a proclamé la neutralité du pays et sa sortie du pacte de Varsovie (l'alliance est-européenne opposée à l'OTAN).En pleine guerre froide, Moscou ne peut rester sans réaction face à cette contestation ouverte de sa domination sur les pays de l'est de l'Europe. Au début du mois de novembre, les troupes du Pacte de Varsovie entrent donc dans le pays afin de museler cette opposition. La répression est sanglante et les troupes russes tuent entre 200.000 et 300.000 Hongrois.En Occident, cette révolte hongroise suscite une grande émotion mais les gouvernements se gardent d'intervenir contre le Kremlin et laissent le géant soviétique faire taire la voix de la liberté hongroise.

    Plus de 400 chars soviétiques avaient été détruits par les Combattants de la Liberté. Quel affront pour les soviets !
    Un pays petit par le nombre d'habitants, immense par la fierté et la dignité, se soulevait tout d'entier, d'un seul coeur, contre le colosse soviétique. Et sans l'appui des dirigeants occidentaux, en lesquels il avait espéré pourtant.
    " Les deux millions d'habitants de Budapest ont tout simplement oublié la peur", répond Paul Mathias, correspondant de Paris-Match à René Coty, Président de la République française, qui lui demande ce qui se passe.
    Le mardi 30 octobre, le reporter-photographe de Paris-Match, Jean-Pierre Pedrazzini, touché par les rafales de tir provenant d'un char soviétique, prend une ultime photo... Son sang reste mêmé à celui des Hongrois, écrit Tibor Meray, très ému. On réussit à le faire transporter à Paris, où il meurt le 7 novembre 1956. Le même jour, le Journal officiel publie sa citation à l'Ordre de la nation.
    Mais les soviets avaient mis en place d'énormes forces blindées autour de Budapest, et dans la nuit du 3 au 4 novembre les tanks déferlent, ébranlant le macadam des rues dans un grondement effrayant dont les survivants se souviennent.
    Même le grand signe de croix que traça le Cardinal Mindszenty "doux prélat rescapé des geôles", ne protégea pas alors les Hongrois. Ce fut pour plus tard.
    Le dimanche 4 novembre 1956, à 7 h 57, retentit le S.O.S. à la radio :
    " 7 h 57 - SOS des écrivains. - Dans Budapest saccagée, secouée par les détonations et assourdie par le bruit des avions, un appel désespéré s'élève depuis les haut-parleurs des postes récepteurs de radio, ouverts dans toutes les maisons. C'est le message dramatique des écrivains hongrois, lu par une voix basse et sonore, celle de Gyulia Hay, dramaturge communiste, qui a passé une décennie en émigration à Moscou :
    " Ici l'Association des écrivains hongrois, qui s'adresse à tous les écrivains, savants, associations d'écrivains, académies et unions scientifiques du monde entier. Nous faisons appel aux intellectuels de tous les pays. Vous connaissez les faits. Il est inutile de les commenter. Aidez la Hongrie ! Aidez les écrivains, les savants, les ouvriers, les paysans et les intllectuels hongrois. Au secours ! Au secours !" ( Tibor Meray - Budapest- 24 octobre 1956 - Editions Laffont- Collection "Ce jour-là").
    Le Carinal Mindszenty put se réfugier à l'ambassade des Etats-Unis.
    " A force de mourir, vous deveniez les maîtres...
    Tant de sang fait jaillir l'horreur universelle
    Et notre coeur répond à ceux qui nous appellent...
    Plus de Michel Strogoff, plus d'Anna Karénine
    Rien que des assassins éduqués sous Staline !" ( Un poète français )
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    Post Création du dollar

    04 Avril 2015

    4 avril 1792
    Création du dollar


    Le 4 avril 1792, une loi fait du dollar la monnaie officielle des États-Unis à l'initiative d'Alexander Hamilton, secrétaire du Trésor sous la présidence de George Washington. Son nom vient d'une déformation phonétique de thaler, nom d'une monnaie encore très populaire à cette époque dans le Nouveau Monde...


    thaler.jpg
    Le thaler, devise universelle avant l'heure

    Thaler, 1780Le thaler est une monnaie d'origine autrichienne illustrée par le portrait bien en chair de l'impératrice Marie-Thérèse, morte en 1780. Cette monnaie en argent de très bon aloi était devenue très populaire en Europe centrale mais aussi dans le Nouveau Monde et même dans la péninsule arabe, où elle était encore en usage au début du XXe siècle !

    Son nom est une abréviation de Joachimsthaler. Il vient de Joachimsthal (« vallée de Joachim ou Jacques »), ville autrichienne entourée de riches gisements argentifères, dans les monts Métallifères. Située au nord de l'actuelle République tchèque, la ville porte aujourd'hui le nom de Jáchymov et les montagnes s'appellent Krušné hory (« Monts rudes »).

    avril 1968
    Assassinat de Martin Luther King


    Le 4 avril 1968,le pasteur américain Martin Luther King (39 ans) est assassiné dans un motel de Memphis par un repris de justice, James Earl Ray.

    images.jpg

    Révulsés par sa mort tragique et ô combien prévisible, les ghettos noirs des grandes villes américaines sombrent aussitôt dans des émeutes d'une extrême violence..

    Martin Luther King Jr.est un pasteur baptiste afro-américain,militant non-violent pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis, pour la paix et contre la pauvreté,et mort assassiné le 4 avril 1968 à Memphis.

    Naissance : 15 janvier 1929, Atlanta, Géorgie, États-Unis
    Date d'assassinat : 4 avril 1968, Memphis, Tennessee, États-Unis
    Épouse : Coretta Scott King (m. 1953–1968)
    Enfants : Yolanda King, Dexter Scott King, Martin Luther King III, Bernice King
    Livres : La force d'aimer, plus…
    Formation : Université de Boston (1951–1955), plus…



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    Post Jean El Mouhoub Amrouche 53 ans après sa mort

    15 Avril 2015

    53 ans après sa mort
    Sur quelques écrits de Jean El Mouhoub Amrouche

    La journée du 16 avril, consacrée Journée de la connaissance (Youm el Ilm), est aussi la date anniversaire de la mort de Jean El Mouhoub Amrouche, chantre de la cause algérienne. Il est décédé le 16 avril 1962 sans avoir goûté au bonheur de son peuple.

    index.jpg

    Sachant ce qu’il a fait et écrit, il est opportun que l’Algérie officielle lui rende hommage et célèbre son œuvre dont laquelle il n’a jamais cessé de défendre l’identité et l’indépendance.

    Les massacres du 8 Mai 1945 ont été un tournant décisif dans son combat aux côtés «... des maquisards algériens, mes frères par nature…», comme il le disait (in son discours à la salle Wagram en 1956 aux côtés de Sartre, Aimé Césaire, Robert Barrat et André Mandouze pour dénoncer la poursuite de la guerre). Entre l’Algérie et la France, il a choisi la justice et l’évidence historique : l’indépendance de l’Algérie, patrie de ses ancêtres. Pour répondre à ceux qui ont perpétré les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, il écrit : «Ce n’est pas à partir de l’émeute qu’il faut poser le problème mais à partir de la répression. Qu’on le veuille ou non, ni les avions, ni les blindés, ni les canons de la flotte ne prévaudraient contre la haine, fille du désespoir. Si le sang d’abord guette la terreur, il provoque ensuite les meilleurs de la résistance.» (1)
    Dans le livre intitulé Jean El Mouhoub Amrouche, Mythe et Réalité(2), on retrouve de beaux textes recueillis par l’auteure pour justement mettre à la disposition du public, surtout algérien, des témoignages poignants sur les positions et les engagements d’El Mouhoub pour la libération de sa patrie mais aussi de son génie littéraire et poétique. Pour le poète : «Le colonisé n’a de choix qu’entre la dépersonnalisation absolue, qu’implique la parfaite imitation de ses maîtres, et sa réintégration dans une communauté d’origine restituée à l’existence autonome. Pour s’insérer dans la société coloniale, il faut qu’il consente à renier les siens au point de les humilier et de les mépriser lui aussi, de les mépriser et de les humilier en lui car quoi qu’il fasse, il sait bien qu’ils sont en lui, qu’ils sont lui». (3)
    La colonisation de l’Algérie a été très douloureuse pour lui, comme la quête d’identité à laquelle il s’est attelé tout au long de sa carrière et dans toute son œuvre. Celle-ci est révélatrice d’une blessure profonde de son âme qui ne s’est jamais cicatrisée. Il aimait tant dire que l’Algérie était «son âme»(4). Le conflit interne et la déchirure qu’il couvait ne pouvaient être résorbés, selon lui même, que par «une action de médiation, de rapprochement et de conciliation avec les deux peuples algérien et français». Déjà en 1939, il met en cause les Français d’Algérie dans la situation qui prévalait dans la colonie. Après les massacres du 8 Mai 1945, il écrit un article où il souligne qu’on ne peut garder une conquête contre la volonté d’une population et les émeutes sont dues au sentiment d’injustice ressenti par le peuple algérien. Ce réquisitoire contre la colonisation lui valut le refus de publication de son article dont les conclusions sont le contraire de celles de Camus (2).
    C’est cette approche qui l’a rapproché du général de Gaulle en 1943 pour lui suggérer des réformes économiques, politiques et sociales pour l’Algérie. Ce discours novateur a influencé et séduit le général qui l’a déclamé à Constantine. Jean Amrouche a souffert de toute son âme durant la tragédie coloniale. Il n’a commencé à avoir de l’espoir qu’après avoir convaincu le général de Gaulle (en 1955) «de chanter sa chanson», comme le lui a dit le général. Il l’a convaincu du fait «qu’il y a un peuple algérien parlant arabe, alimentant sa pensée et ses songes aux sources de l’islam» et que ceux qui pensent le contraire «retardent le processus (de décolonisation) d’une centaine d’années» (4).
    Pour lui : «Refuser la nationalité française c’est tout simplement vouloir porter son propre nom et qu’il refuse le masque, le mensonge du pseudonyme.»(3) Le constat est clair. Il confirme la dépersonnalisation de l’être colonisé qui refuse de vivre par procuration. El Mouhoub ne cessera d’écrire, d’interviewer et de donner des conférences mettant en avant les principes des droits de l’homme «qui sont une meilleure et plus durable protection qu’une police et une armée» pour le peuple algérien et qui sont les premiers jalons de ce qui a été plus tard l’indépendance du pays. Il est tellement épris par le devenir de l’Algérie qu’il ne désarme pas et ne recule devant aucun obstacle pour revendiquer son indépendance, en condamnant fermement la France coloniale qui est pour lui la négation de la France. Il décrit soigneusement et condamne, sans appel, les conséquences de l’abjecte colonisation : «On a systématiquement démantelé les structures de la société arabe et berbère, entretenu les divisions selon la tradition héritée de l’ancienne Rome. Des promesses fallacieuses ont été proférées au nom du peuple français et de la lettre de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Les Algériens ont payé durant plus d’un siècle et demi, comptant ce qu’on leur promettait. Ils ont payé, de génération en génération, sur tous les champs de bataille (de la France).» (5)
    La misère subie et vécue par le peuple algérien est qualifiée de «noble compagne du peuple algérien et que la pauvreté est fraternelle comme celle des saints musulmans». Pour lui, celle-ci doit cesser et la dignité humaine du peuple sera rétablie. Toutes ces positions ont rapproché El Mouhoub de son peuple et de ses moudjahidine durant la dure période de la révolution ; il a été même l’un de leurs meilleurs porte-parole. Pour lui : «L’enjeu et la raison d’être de cette guerre atroce, ce ne sont pas les statuts politique, juridique ou le niveau de vie… Mais… C’est une condition fondamentale et première par rapport à elles et qui fait que la vie vaut ou ne vaut pas d’être vécue. Les musulmans d’Algérie savaient bien que l’indépendance... les exonérera d’un coup du péché originel de l’indigénat que le système colonial a imprimé… et mettra fin d’un seul coup au crime essentiel du colonialisme qui est la négation de l’homme dans l’homme.» (6)
    Aussi clair que ça, la colonisation est qualifiée par El Mouhoub Amrouche de crime comme l’humanité. Il écrit aussi : «Les Algériens ne veulent plus qu’on parle d’eux à la troisième personne et comme d’une collection d’objets inanimés. Ils veulent parler eux-mêmes à la première personne, dire “je”. On s’est évertué à dénaturer l’insurrection algérienne, on a refusé de lui reconnaître la noblesse d’une guerre de Libération nationale» (6).
    Un poème écrit en 1958 et intitulé Le Combat algérien résume l’engagement politique de cet Immense personnage et la douleur qui lui taraude l’esprit et qui oppresse son cœur dans le combat libérateur opposant les Algériens au colonialisme français. Ce poète est convaincu que le peuple algérien :
    A été spolié de sa patrie
    A été jeté en dehors de toute patrie humaine
    Veut habiter son nom
    ….....
    Vivre et mourir sur sa propre terre
    N’a pas besoin d’une patrie de rechange ;
    N’a pas besoin d’une patrie marâtre
    ……...
    Il termine ce long poème par :
    Ici et maintenant
    «nous voulons
    Libres à jamais sous le soleil, dans le vent
    la pluie ou la neige
    notre Patrie : l’Algérie»
    Ce poème comprenant 98 vers (7, 8) caractérise le combat et la vision de ce militant impénitent pour la cause algérienne et combien Jean Amrouche est un fervent farouche de l’indépendance de notre/son pays. Il a la force d’un programme politique et de prise de position reconnue par les hommes de la Ve République qui l’ont mis en œuvre sous la pression politique et les échecs subis par leurs armées sur le terrain. J’ai eu le plaisir de traduire ce poème en tamazight (4), une manière à moi de rendre hommage à ce grand homme qui ne savait pleurer qu’en kabyle et qui a consacré une de ses premières œuvres aux Chants berbères de Kabylie. Le poète ne s’exclut pas de la patrie algérienne bien qu’il se voit ballotter entre Jean et El Mouhoub «qui vivent dans une même personne» mais il vivait un calvaire durant cette ignoble guerre où, comme il l’a écrit, «des hommes meurent et des hommes tuent : ces hommes sont mes frères…»(9).
    Pour soutenir la conviction de libération du pays, il écrit : «Les Algériens meurent depuis 3 ans et ils sont résolus à mourir aussi longtemps qu’il sera nécessaire pour reconquérir une patrie qui soit la leur et à laquelle ils puissent appartenir corps et âme. Le peuple algérien est libre car il a décidé de l’être. La guerre d’Algérie qui est entrée dans une phase ultime est la preuve historique de cette métamorphose accomplie dans sa conscience.»(10) Ainsi, il est temps de restituer Jean Amrouche, le visionnaire, à son peuple, à sa terre et à son histoire originelle. Dans beaucoup de ses écrits et textes, il troque son statut de poète contre celui de politique. Il a milité inlassablement pour qu’il y ait négociation d’égal à égal et non d’indigène à colonisateur (usurpateur d’identité) ou d’opprimé à oppresseur. Cela a été réalisé avec brio. Il a mis toute son expérience de lettré et d’intellectuel au service de la communauté colonisée, la sienne, afin qu’elle soit délivrée des mains de ceux qui ont commis le crime de la colonisation. Il est de notre devoir de nous réconcilier avec notre histoire, honorer notre élite, à sa juste valeur, et reconnaître à El Mouhoub Amrouche une place qui lui revient de droit dans la société algérienne qu’il a de tout temps défendue (dans le vent, la pluie ou la neige) au point où il s’est fait plusieurs fois «débarqué» des postes qu’il occupait. Au cours de cette date-anniversaire de sa mort, nous devons nous recueillir humblement sur la mémoire d’El Mouhoub Amrouche, et de bien d’autres patriotes oubliés , qui est un océan de savoir et de connaissances.
    Se pourrait-il que ce soit le début de la réhabilitation de cet immense personnage comme patriote, militant de la cause algérienne, écrivain, poète, conférencier et comme l’éternel Jugurtha, symbole du génie africain comme il aimait à le dire ?
    Arezki Zerrouki

    Référence :
    (1) La France d’Europe et la France d’Algérie (Le Figaro, 1945).
    (2) Réjane Le Baut : Jean El Mouhoub Amrouche, Mythe et Réalité, éditions du Tell (2005).
    (3) Quelques remarques à propos du colonialisme et de sa culture (conférence écrite en 1956, reprise dans Atlas, 12 avril 1963).
    (4) Entretien avec Réjane Le Baut, spécialiste de l’œuvre de Jean Amrouche El-Mouhoub, réalisé par Abdelmadjid Kaouah, paru dans le quotidien Algérie News du jeudi 3 mars 2010.
    (5) Quelques raisons de la révolte algérienne (Economie et humanisme, mars-avril 1956).
    (6) Un Algérien s’adresse aux Français (France Observateur, 16 mai 1957).
    (7) In le même livre (1), p. 120 à 123.
    (8) In Tamazight Tura n°7 publié par le HCA (2011).
    (9) In le poème Je suis Jean et El Mouhoub... écrit en 1956.
    (10) Algérien fara da se (Témoignage chrétien, 8 novembre 1957).
    NB : Les références 1, 3, 5, 6, 10 sont tirées du recueil intitulé Un Algérien s’adresse aux Français signé par Tassadit Yacine et publié aux éditions Kessab.
    Nombre de lectures : 290

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    Post Lina Medina reste à ce jour la plus jeune mère de l'humanité


    Lina Medina reste à ce jour la plus jeune mère de l'humanité
    Elle ne dénoncera jamais celui qui a abusé d'elle.

    Publié le 14/05/2012 à 00:00
    Modifié le 14/05/2015 à 00:01



    Lina Medina, plus jeune mère de l'humanité, a accouché à l'âge de 5 ans.

    Par FRÉDÉRIC LEWINO ET GWENDOLINE DOS SANTOS
    À l'hôpital de Lima, une équipe de choc se prépare à une césarienne : le docteur Gerardo Lozada, le docteur Alejandro Bussalleu, le docteur Rolando Colaretta, le docteur Hipolito Larrabure... Sans compter les infirmières, les anesthésistes et tout le reste. Ils sont aussi nombreux autour de la table d'opération que pour une transplantation cardiaque. C'est qu'ils se préparent à effectuer une césarienne sur une gosse qui n'a même pas l'âge d'aller à l'école primaire. À cinq ans, sept mois et une vingtaine de jours, Lina Medina est dans son neuvième mois de grossesse ! Le scalpel tranche son ventre, une main s'empare d'un magnifique bébé de 2,7 kg. C'est un garçon. En hommage au docteur Lozada, il s'appellera Gerardo. Lina Medina devient la plus jeune mère de toute l'humanité.

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    Jusqu'au début du mois d'avril 1939, M. et Mme Medina, les parents de la petite Lina, sont encore très loin de se douter qu'ils sont sur le point de devenir grands-parents. Voyant le ventre de leur enfant enfler, ils craignent la présence d'un démon et vont donc consulter les guérisseurs et rebouteux de Ticrapo, leur petit village andin. Comme ceux-ci s'avouent impuissants, les Medina partent consulter le docteur Gerardo Lozada à l'hôpital de Pisco, l'implorant de débarrasser leur fillette de son diable.

    Qui peut donc être le père ?

    En voyant la gamine, Lozada se gratte la tête, il craint que celle-ci ne soit ravagée par une tumeur massive à l'abdomen. Vu de l'extérieur, ça ne lui dit rien qui vaille. Il examine l'enfant attentivement et, stupeur, s'aperçoit que celle-ci n'a absolument pas de tumeur, mais bien un Polichinelle dans le tiroir. On n'a jamais rien vu de pareil, il doit se tromper, impossible que ce bout de chou de cinq ans puisse attendre un enfant ! Mais non, il doit admettre le fait : Lina est bel et bien enceinte de sept mois, au moins. L'interrogatoire des parents lui apprend qu'effectivement, depuis l'âge de 3 ans, l'enfant a des pertes de sang pouvant s'apparenter à des règles, presque 10 ans avant l'heure ! Du reste, depuis les sept ou huit derniers mois, ces pertes ont cessé. En outre, la poitrine de Lina s'est mise à se développer vers ses quatre ans.

    Lozada est sous le choc, il prend l'enfant sous son aile et l'emmène à la capitale péruvienne pour que ses confrères confirment son incroyable diagnostic. À Lima, Lina subit tous les examens possibles et imaginables. Lozada a vu juste : Lina Medina est bien enceinte. Elle fait partie des cas extrêmement rares de maturité sexuelle ultra-précoce, ce qui est déjà terrible, mais le pire, c'est qu'elle a croisé la route d'un salopard de pédophile. Par sécurité, la petite fille est gardée à l'hôpital de Lima jusqu'à la naissance de l'enfant. Son pelvis étant trop petit, la césarienne est obligatoire. Le 14 mai 1939, entourée d'une belle brochette de médecins, Lina accouche d'un magnifique petit garçon baptisé Gerardo. Compte tenu du fait que la petite Péruvienne n'est pas une réincarnation de la Sainte Vierge,
    qui peut donc être le père ?


    Pour les croyants, c'est encore un coup du Saint-Esprit ou du dieu Soleil, mais la police ne le voit pas de cet oeil. Le père de Lina est immédiatement soupçonné d'inceste et jeté en prison, jusqu'à ce que, faute de preuves, il soit relâché. Les soupçons se portent ensuite sur le frère de Lina, déficient mental, mais là encore, il n'existe aucune certitude. D'autant que la très jeune maman ne veut rien dire.

    Foire mondiale de New York

    Après la naissance de Gerardo, Lina devient un objet de curiosité pour la sphère médicale de la planète, mais aussi pour les hommes d'affaires en tout genre. Certains souhaitent carrément lui offrir un job : 1 000 dollars par semaine si elle accepte de se montrer avec son mouflet à la Foire mondiale de New York ! À la vue de toutes ces propositions, plus délirantes les unes que les autres,
    les autorités péruviennes décident d'interdire toutes les offres pour protéger Lina et son fils.


    Lina reste à l'hôpital pendant onze longs mois, durant lesquels elle montre plus d'intérêt pour ses poupées que pour Gerardo. Elles au moins ne pleurent pas, ne font pas pipi ni caca. La justice l'autorise enfin à rejoindre sa famille en 1960. Son fils et elle sont alors élevés comme des frères et soeurs, à tel point que Gerardo n'apprend qu'à l'âge de 10 ans, à la suite de railleries de ses camarades d'école, que Lina n'est pas sa soeur, mais sa mère.

    En 1972, soit 33 ans après la naissance de Gerardo, Lina a un second enfant, dont le père est son époux, Raúl Jurado. En 1979, lorsqu'il fête ses 40 ans, Gerardo, qui était en parfaite santé jusque-là, meurt d'une maladie de la moelle osseuse. Mais aucun lien ne peut être fait avec la jeunesse de sa mère à sa naissance. Aujourd'hui, Lina Medina serait toujours en vie, habitant un quartier pauvre de la banlieue de Lima.
    Elle n'a toujours pas dévoilé l'identité du père de son enfant né il y a 74 ans.



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    Post Il y a dix ans disparaissait Hachemi cherif

    A LA UNE/Hommage
    29 Juillet 2015
    Il y a dix ans disparaissait Hachemi cherif
    Se hisser aux valeurs universelles ou disparaître !

    Voilà dix ans que tu nous as quittés, cher camarade ! L’Algérie en larmes, ce jour du 2 août 2005,
    te célébrait en te rendant un hommage solennel.
    Pouvait-il d’ailleurs en être autrement puisque c’est toi qui as su,
    au pire moment de son histoire, lui montrer un chemin de lumière.


    Le défunt Hachemi Cherif.jpg

    Mais vois-tu, Hachemi, après ta disparition, l’Algérie n’a pas cessé de compter ses morts.
    Sa terre est jonchée de cadavres et elle a trop de cimetières.
    Elle saigne encore et aucune de ses régions n’est épargnée par la violence.

    Le terrorisme islamiste vient de faire une hécatombe encore une fois en fauchant la vie,
    le jour même de l’Aïd Esseghir,à 9 soldats dans la région de Aïn Defla.
    Il ose se mesurer y compris à des objectifs militaires protégés,
    notamment des casernes comme il vient de le faire à Batna.
    Serions-nous revenus à la case départ, 24 ans en arrière puisque cette attaque contre une caserne rappelle
    singulièrement le coup de Guemmar de 1991 dans la wilaya d’El Oued ?

    Le M’zab a été frappé aussi au cœur pendant ce mois de juillet.
    Ghardaïa est infestée de haine et respire la mort.
    Le fanatisme religieux a obscurci les esprits car une idéologie totalitaire y a alluméle feu de la discorde,
    exalté les archaïsmes et les particularismes pour instaurer l’apartheid au sein de ses habitants
    et désigner les cibles à abattre.
    Les mains scélérates de l’islamisme politique tentent de casser le creuset de la fraternité
    dans lequel a été forgée l’unité séculaire du M’zab.

    Comme le FIS hier et aujourd’hui Daech, le terrorisme islamiste rackette, brûle et décapite.
    Il détruit les mausolées et les symboles de mémoire pour déposséder l’Algérien de son histoire,
    annihiler tout lien qui le rattache à sa terre afin de le soumettre à une idéologie qui nie son identité culturelle
    et lui imposer une pratique exclusive du culte. Tu ne peux imaginer, Hachemi à quel point,
    le venin distillé par la «rahma», la «concorde civile» et la «réconciliation nationale»
    a pourri les valeurs morales de la société et perverti ses comportements
    Le sentiment d’impunité s’est largement banalisé, l’éthique a disparu et la corruption est devenue une herbe folle
    qui a ravagé tout le pays. Quel désastre !

    On ne luttera contre le régionalisme et le tribalisme, on n’imposera le holà au racisme et
    à l’intolérance religieuse que le jour où l’on respectera les minorités culturelles et où l’on cessera
    d’instrumentaliser l’islam à des fins politiques. De tels objectifs ne peuvent être atteints que
    si l’Algérie s’inscrit résolument dans une perspective moderniste qui focalise sur l’émergence
    d’une valeur centrale, la citoyenneté, faute de quoi, une Algérie tiraillée par des contradictions est
    par définition instable et ne pourra pas survivre à des antagonismes aussi violents
    . C’est pourquoi, une Algérie engluée dans les archaïsmes est appelée à disparaître.

    Dans notre déclaration du 12 juillet, nous faisions ressortir que «l’exercice de la citoyenneté
    est à même de transcender ces particularismes pour les inscrire
    dans leur pluralitédans une dynamique nationale
    et consacrer leur richesse dans le cadre de l’Etat moderne.
    Or le pré requis de la citoyenneté,
    c’est la démocratie et sans laïcité, il ne saurait y avoir de démocratie ! »
    En effet, l’expérience a amplement démontré qu’en mélangeant politique et religion,
    l’islamisme politique a anéanti la part spirituelle de l’homme et avili l’islam.
    La pluralité n’est pas une hérésie mais une richesse.

    Ce qui se joue au M’zab, se joue aussi dans toute l’Algérie. Le même défi, celui du projet de société moderne,
    se joue en Tunisie, au Liban, en Irak, en Syrie, au Yémen et dans bien d’autres pays de culture musulmane.
    Les Algériens veulent vivre leur siècle en symbiose avec les nations les plus avancées du monde.
    Ils n’ont pas à être des sujets mais des êtres doués de raison,
    c’est-à-dire des citoyens autonomes, armés de sens critique et capables de réfléchir
    par eux mêmes pour échapper à toute manipulation.

    C’est en s’élevant à la conscience citoyenne, que nous serons en mesure de transcender nos différences
    pour faire société et donner un souffle nouveau à la voilure de l’Algérie.
    Ce combat, Hachemi, tu l’avais mené de manière implacable en ne succombant pas aux sirènes
    des islamo conservateurs.

    Tous avaient abdiqué. Tous avaient capitulé. Sauf toi, dernière citadelle de la résistance.
    Tu as résisté héroïquement dans la solitude de tes principes. Tu ne t’es jamais leurré de la chimère
    de métisser obscurantisme et modernité. Tu ne t’es jamais égaré à vouloir marier l’eau et le feu.
    Si la lumière sacrée de la fraternité et du combat ne s’est pas éteinte durant la tempête la plus terrible
    de notre histoire, c’est à toi que nous le devons.

    Hachemi, ta perte est incommensurable. Cette Algérie au flanc ouvert, cette Algérie déchirée, en lambeaux,
    chancelante et blessée par plus de deux décennies de terrorisme islamiste, sortira t-elle un jour victorieuse
    du combat que lui livrent des traîtres engraissés au wahhabisme de l’Arabie Saoudite et du Qatar ?
    Le peuple aigri par des décennies de hogra et
    de gabegie ne trouve pas grâce auprès d’un pouvoir autiste et corrompu.

    C’est à peine si l’on entend sa voix dans le vacarme du mépris et de l’arrogance. Il nous faut sauver
    le pays des serres de l’islamisme politique, de la dictature d’un système obsolète, le défendre contre
    les narcotrafiquants, contre la canaille du marché informel et les maquignons du koursi.
    Nous avions vibré ensemble le 11 janvier 1992 croyant que l’Algérie avait ouvert un viatique à l’avenir.
    Par le coup d’arrêt au processus électoral, un acte salutaire fermait la porte à
    une boucherie annoncée et la patrie s’élevait au dessus de l’illusion démocratique.

    Les initiateurs de ce mouvement ont laissé l’Algérie au milieu du gué et aujourd’hui le risque est grand
    de voir le pays emporté par les vicissitudes d’un contexte international particulièrement dangereux.
    Il est grand temps que ce processus interrompu soit parachevé pour ouvrir la voie
    à une véritable transition républicaine pacifique. Hachemi, tu as été un éclaireur en des temps désaxés,
    un phare, une patrie, un horizon mais comme le disait un grand poète
    «Celui qui aspire à l’inaccessible est plus fort que le destin.»

    L’Algérie ne pourra remonter ses retards historiques et guérir de sa grande anémie que si
    elle livre en synergie un double combat, contre le système rentier et maffieux et l’islamisme politique,
    donc en s’engageant dans la double rupture comme tu l’aimais à nous le répéter.
    C’est ce pas de géant que tu voulais faire faire à l’Algérie,
    c’est de cette révolution copernicienne dont tu rêvais pour l’Algérie.

    Ainsi, les grands hommes sont ceux vers qui la postérité lève les yeux avec respect.
    C’est pourquoi notre mémoire te sera éternellement reconnaissante.
    Promesse t’est faite que nous serons fidèles à ton combat.
    Hachemi, tes camarades et ami(e) s déposeront une gerbe de fleurs sur ta tombe
    ce samedi 1er août 2015 à 11h à Alger, au cimetière de Miramar (Bologhine).

    Le bureau national du PLD


    Dernière modification par zadhand ; 29/07/2015 à 23h21. Motif: Il y a dix ans disparaissait Hachemi cherif
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    Post Re : Il y a dix ans disparaissait Hachemi cherif

    A LA UNE/Naissance
    13 Août 2015

    Alfred Hitchcock.jpg
    1. Alfred Hitchcock
      Réalisateur

    2. Alfred Hitchcock, Sir Alfred Joseph Hitchcock, est un réalisateur britannique,
      également producteur et scénariste de cinéma, né le 13 août

      images.jpgtéléchargement (1).jpgtéléchargement.jpg

    Alfred Hitchcock, réalisateur de cinéma, trouve la mort un 29 avril.
    Né le 13 août 1899, à Leytonstone, dans la banlieue de Londres (capitale de l’Angleterre et du Royaume-Uni), et mort le 29 avril 1980, à Los Angeles, dans l’Etat de Californie (Etats-Unis d’Amérique), Alfred Joseph Hitchcock a été un réalisateur, un scénariste et un producteur de cinéma de nationalité britanno-américaine. Entre 1922 et 1976, il a notamment été le maître d’œuvre des films suivants

    **Contenu caché: Cliquez sur Thanks pour afficher. **




    Les 39 marches (1935) avec Robert Donat et Madeleine Carroll
    Une femme disparaît (1938) avec Margaret Lockwood et Michael Redgrave
    La taverne de la Jamaïque (1939) avec Charles Laughton et Maureen O’Hara
    Rebecca (1940) avec Lawrence Olivier, Joan Fontaine et Judith Anderson
    Soupçon (1941) avec Cary Grant et Joan Fontaine
    La maison du docteur Edwards (1945) avec Ingrid Bergman et Gregory Peck
    Les enchaînés (1946) avec Ingrid Bergman, Cary Grant et Claude Rains
    La corde (1948) avec James Stewart, John Dall et Farley Granger
    Les amants du Capricorne (1949) avec Ingrid Bergman, Joseph Cotten, Michael Wilding, Margaret Leighton et Cecil Parker
    Le grand alibi (1950) avec Jane Wyman, Marlène Dietrich, Michael Wilding et Richard Todd
    L’inconnu du Nord-Express (1951) avec Farley Granger, Ruth Roman et Robert Walker
    Le crime était presque parfait (1954) avec Ray Milland, Grace Kelly, Robert Cummings, John Williams et Anthony Dawson
    Fenêtre sur cour (1954) avec James Stewart, Grace Kelly, Thelma Ritter, Wendell Corey et Raymond Burr
    La main au collet (1955) avec Cary Grant, Grace Kelly et Charles Vanel
    Mais qui a tu Harry? (1955) avec Edmund Gwenn, John Forsythe, Shirley MacLaine, Mildred Natwick, Mildred Dunnock, Jerry Mathers et Royal Dano
    L’homme qui en savait trop (1956 – remake du film de 1930) avec James Stewart et Doris Day
    Sueurs froides (1958) avec James Stewart, Kim Novak et Barbara Bel Geddes
    La mort aux trousses (1958) avec Cary Grant, Eva Marie Saint et James Mason
    Psychose (1960) avec Anthony Perkins, Janet Leigh, Vera Miles et John Gavin
    Les oiseaux (1963) avec Tippi Hedren, Rod Taylor, Jessica Tandy, Veronica Cartwright et Suzane Pleshette
    Pas de printemps pour Marnie (1964) avec Tippi Hedren, Sean Connery, Diane Baker, Martin Gabel et Louise Latham
    Le rideau déchiré (1966) avec Paul Newman et Julie Andrews
    L’étau (1969) avec Frederick Stafford, Dany Robin, Claude Jade, Michel Subor, John Forsythe, Karin Dor, John Vernon, Michel Piccoli, Philippe Noiret et Roscoe Lee Browne
    Frenzy (1972) avec Jon Finch et Barry Foster
    Complot de famille (1976) avec Barbara Harris, Bruce Dern, William Devane, Karen Black, Cathleen Nesbitt,
    Ed Lauter et Katherine Helmond




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    Post Naissance d’Abane Ramdane

    Cela s’est passé un 10 juin 1920

    Juin 10, 2016
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    Naissance d’Abane Ramdane


    Surnommé « l’architecte de la révolution », il a joué un rôle clé dans l’organisation de la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. Abane Ramdane est né un 10 juin 1920.
    « Un homme extraordinaire, pas bavard mais très actif. Il a mûrement réfléchi pour tisser sa toile et former son organisation. Il a pensé la Révolution algérienne pendant les cinq années qu’il avait passées en prison ». C’est ainsi que la veuve de
    Abane Ramdane parle de « l’architecte de la révolution ».

    Abane Ramdane naissait le 10 juin 1920, Azouza dans la commune de Larbaâ Nath Irathen, appelée à l’époque Fort National (Tizi-Ouzou), dans une famille relativement modeste. A l’école, c’est un élève sérieux et travailleur. Il a une grande préférence pour les matières scientifiques. En juin 1933, il obtient le Certificat d’études primaires, à titre indigène. Dans son carnet de note, l’un de ses maîtres écrit
    « élève intelligent et caractère entier. Bonne volonté ».

    Il était déjà promi à un avenir brillant, pourtant, personne ne pouvait imaginer le destin de ce jeune garçon qui allait jouer un rôle prépondérant dans la lutte pour l’indépendance.
    A 13 ans, Abane quitte son village natale pour Blida où il poursuit ses études au collège Duveyrier (Lycée Ibn Rochd actuellement). Il y passera sept années en internat, de 1933 à 1942. Et c’est à cette période de sa vie que son caractère se forge.
    Il devient secret et solitaire.
    C’est aussi à cette époque qu’il commence à comprendre réellement ce qui se passe dans son pays. Au collège, comme dans la ville de Blida et dans toutes les autres régions, toutes les tendances politiques sont sur le terrain. « Une section PPA semble avoir fonctionné auprès des élèves… Il y avait par conséquent, au collège même, une atmosphère et des discussions politiques, alimentées par la lecture du journal l’Oumma qui était l’organe du PPA. » (Khalfa Mameri).
    Ainsi, il aurait adhéré ou du moins participé aux activités nationalistes du PPA probablement durant les dernières années de scolarité au collège de Blida.
    Et du fait de ses activités, les notes de Abane baissent quelque peu, pourtant, en 1941, il obtient le baccalauréat mathématiques avec mention «Bien». Il souhaite devenir avocat, mais son père n’a plus les moyens de lui payer ses études. En ces années difficiles pour les « indigènes », la famille Ramdane sombre dans la misère comme la quasi majorité des familles algériennes durant la Seconde Guerre mondiale.
    Abane a 22 ans lorsqu’il est mobilisé à Fort National pour son instruction, puis affecté, dans un régiment de tirailleurs algériens stationné à Blida.
    Démobilisé bien après la guerre, il prend contact avec le PPA et milite activement tout en travaillant comme secrétaire de la commune mixte de Châteaudun du Rhummel (Chelghoum Laïd).
    Marqué par les massacres du 8 mai 1945, il s’investit encore plus dans le mouvement nationaliste. Et après les élections municipales d’octobre 1947 où le MTLD a eu une victoire très sensible, Abane est convoqué par son administrateur. Ce dernier n’ignorant rien de ses positions, lui demande de faire un choix. Abane lui répond : «Entre vous et moi, il n’y a que ce stylo qui nous est commun ». De là, il quitte son poste et rompt définitivement avec l’administration coloniale. Désormais, il se consacre corps et âme à la cause nationale et plonge dans la clandestinité. En 1948, il est chef de wilaya dans la région de Sétif, puis dans l’Oranie. Il est également membre de l’Organisation spéciale (l’OS), le bras armé du PPA, chargé de préparer la lutte armée.
    Mais suite à l’affaire du « complot de l’OS », en 1950, il est activement recherché par la police française. Il est arrêté dans l’ouest et subira plusieurs semaines d’interrogatoire et de torture. En 1951, il est jugé et condamné à 5 ans de prison, 10 ans d’interdiction de séjour, 10 ans de privation des droits civiques et 500 000 francs d’amende
    pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’État ».

    Il connaitra plusieurs prisons en Algérie, puis en France, une période très difficile qu’il emploiera à bon escient. Il prendra effectivement le temps
    d’étudier de près toutes les révolutions de monde.

    Après sa libération, en janvier 1955, il est assigné à résidence à Azoua. Il y passe quelques temps auprès de sa mère malade, puis revient à la clandestinité. Il prend en charge la direction politique de la capitale et peu à peu devient très influent.
    C’est Abane qui organise et rationalise la lutte. Il rassemble toutes les forces politiques au sein du FLN et donne à la « rébellion » de novembre 1954 une autre dimension,
    celle d’un grand mouvement de résistance nationale.

    Avec d’autres révolutionnaires, il impulse la création du journal clandestin de la Révolution, El Moudjahid, contacte Moufdi Zakaria pour l’écriture de l’hymne national algérien, Kassaman…
    Il organise le Congrès de la Soummam le 20 août 1956 à Ifri, événement qui constitue un tournant historique dans l’histoire de la Révolution algérienne jusqu’à l’Indépendance nationale.
    Avec Larbi Ben M’Hidi et Yacef Saadi, il déclenche la Bataille d’Alger. Et après l’assassinat de Ben M’hidi, il devient le numéro un de la Révolution, mais doit quitter le pays.
    Il gagne Tunis via le Maroc, après une longue marche de plus d’un mois. Dans la capitale tunisienne, il se heurte aux colonels de l’ALN. Il leur reproche leur autoritarisme et l’abandon de la primauté du politique et de l’intérieur, adoptée à
    la Soummam, ce qui lui vaut des inimitiés.

    Le 29 mai 1958, le journal El Moudjahid annonçait à la une « Abane Ramdane est mort au champ d’honneur » ; l’article indiquait qu’il avait été tué au combat lors d’un accrochage avec l’armée française. Mais la vérité est ailleurs. L’architecte de la Révolution a été attiré dans un guet-apens organisé par les colonels du CCE. Il est mort assassiné le 27 décembre 1957, dans une ferme isolée entre Tétouan et Tanger au Maroc. Il a été étranglé par deux hommes de main de Abdelhafid Boussouf.
    Son corps, disparu, est symboliquement rapatrié en Algérie, en 1984, pour être « inhumé » au carré des martyrs du cimetière d’El Alia, à Alger.
    Zineb Merzouk

    Sources :


    1. Khalfa Mameri. Abane Ramdane. Héros de la guerre d’Algérie. L’Harmattan, 1988.
    2. Entretien avec Madame Abane Ramdane (épouse du colonel Dehilès) : « Ben Bella a été fabriqué par les Français ». In Journal LIBERTÉ du 07 – 11 – 2002.
    3. Presse nationale

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    Post Arrestation de Maurice Audin

    Cela s’est passé un 11 juin 1957
    Arrestation de Maurice Audin



    Juin 11, 2016

    téléchargement.png

    Maurice Audin, né le 14 février 1932 à Béja (Tunisie) et mort à Alger
    en 1957, est un mathématicien français, assistant à l’université d’Alger,
    membre du Parti communiste algérien et militant de l'indépendance algérienne1.

    Après son arrestation le 11 juin 1957 au cours de la bataille d'Alger, il meurt
    à une date inconnue2.
    Pour ses proches ainsi que pour nombre de journalistes
    et d'historiens, notamment Pierre Vidal-Naquet, il est mort pendant son
    interrogatoire par des parachutistes3. Cette thèse a longtemps été rejetée
    par l'armée française, qui affirmait qu'il s'était évadé, jusqu'à ce que le général Aussaresses affirme avoir donné l'ordre de tuer Maurice Audin Maurice


    59 ans après son arrestation et sa disparition, c’est l’un de ses

    anciens élèves, Mohamed Rebah, qui raconte le destin tragique de
    Maurice Audin, alors que la vérité sur son assassinat n’est toujours pas « avouée » officiellement.
    C’est un immense honneur pour moi d’évoquer, aujourd’hui,
    le souvenir de Maurice Audin dont j’eus le privilège d’être l’élève. Il m’a accompagné jusqu’à l’examen du baccalauréat avec beaucoup de générosité et de patience.
    Il m’a consacré ses samedis après-midi, alors qu’il préparait sa thèse de doctorat
    d’Etat en mathématiques. Lorsque je me rendais chez lui, au 22 rue de Nîmes,
    au centre d’Alger, je ne savais pas que j’allais à la rencontre d’un savant,
    tellement il était modeste, affable.
    J’ai connu Maurice Audin par l’intermédiaire
    de mon frère aîné, Nour Eddine, qui était étudiant à l’université d’Alger et qui est
    tombé au champ d’honneur le 13 septembre 1957, à Bouhandès, au maquis de
    Chréa, dans le djebel Béni Salah.Je conserve dans ma mémoire le visage
    souriant de Maurice Audin, du professeur de mathématiques doté
    d’une capacité d’écoute extraordinaire.
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    Post Assassinat de Mahfoud Boucebci

    Assassinat de Mahfoud Boucebci



    Cela s’est passé un 15 juin 1993
    Juin 15, 2016

    Le 15 juin 1993, le professeur Mahfoud Boucebci, psychiatre
    de renommée internationale fut assassiné devant son service
    à l’hôpital Drid Hocine, de Kouba (Alger).
    Il était le père de la psychiatrie algérienne.
    «Être psychiatre, c’est emprunter une longue route, pas toujours facile,
    mais mon souhait c’est qu’au terme d’une longue, riche carrière réussie,
    vous puissiez vous dire : ‘’j’ai chaque jour essayé de soigner la souffrance
    sans jamais en tirer un profit, j’ai chaque jour respecté l’homme dans son
    essence libertaire‘’ » (Pr Mahfoud Boucebci, le 2 décembre 1990)

    Plus qu’un clinicien en blouse blanche, le professeur Mahfoud Boucebci
    était un homme engagé. Ses actions, il les menait sur le front social, car
    il était le défenseur des exclus de la société. Il ne jugeait pas, il aidait.
    Ses patients, il les considérait comme des êtres humains en difficulté et
    non de simples sujets anonymes à étudier.
    Il a été assassiné par des
    terroristes islamistes qui ne pouvaient accepter qu’on défende les laissés
    pour-compte, les marginalisés. Mahfoud Boucebci osait briser des tabous.
    Et cela était inacceptable pour les adeptes de l’obscurantisme.

    Il a été assassiné par des êtres inhumains qui ne voulaient pas entendre
    parler des droits et de démocratie. Parce que le professeur était de ceux
    qui allaient jusqu’au bout de leurs convictions, « Le savoir ne vaut que s’il
    est partagé. Le savoir est connaissance utile que s’il est transmis ».
    Et lui rêvait de partager des valeurs républicaines et des voies clairvoyantes
    avec ses concitoyens.
    « La connaissance et le travail étaient pour lui
    des valeurs fondamentales et pérennes. Sa générosité était sans limites »,
    écrit Mahmoud Boudarene, un ancien étudient du professeur.
    Membre fondateur,
    en 1985, de la première Ligue des droits de l’homme en Algérie,
    le professeur Boucebci avait participé, la veille de sons assassinat, à
    la constitution du Comité de vérité sur l’assassinat de l’écrivain et
    journaliste Tahar Djaout, assassiné quelques semaines auparavant.

    Il avait formé des générations de psychiatres algériens, et avait participé
    activement à la formation de psychologues, d’éducateurs, de personnel
    paramédical…
    Il était de tous les combats, et des plus nobles. Et il mérite
    d’être plus et mieux connu par les jeunes, pour sa tolérance, pour son
    humilité, pour son engagement sincère, pour son apport au mouvement associatif…

    Zineb Merzouk
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    Post Naissance du chanteur de chaâbi Boudjemaa El Ankis

    Naissance du chanteur de chaâbi Boudjemaa El Ankis



    Cela s’est passé le 17 Juin 1927,

    Juin 17, 2016

    Interprète de la belle et célèbre chanson « Rah el ghali rah »,
    Mohamed Boudjemaâ El Ankis, maître incontesté du chaâbi,
    est né un 17 juin de l’année 1927.

    Pièce jointe 24523

    Mohamed Boudjemaâ naît dans la Casbah, à Zenkat Ennakhla
    (la rue du palmier) à Bir Djebbah, dans une famille nombreuse
    et très modeste. Originaire du village Ait Arhouna, dans la commune
    de Tigzirt-sur-Mer, son père est coursier et magasinier chez le
    parfumeur Lorenzy.
    Le jeune Mohamed va à l’école Brahim Fatah où
    il obtient son certificat d’études primaires en 1939. Il a alors 11 ans et
    va travailler quelques temps chez son oncle Hassaîne Boudjemaâ,
    propriétaire d’une crémerie. Puis, il rejoint Sid Ahmed Serri, un autre
    mélomane au greffe de la cour d’Alger.
    Mohamed est jeune et il aime
    la musique, il rêve aussi d’en faire. El Anka fait partie de ses idoles,
    d’où le choix de son nom de scène plus tard. Durant la période de la
    Seconde Guerre, il apprend à jouer de la mandoline, puis de la guitare
    et chante le répertoire des grands maîtres. Il évolue dans une troupe
    proche du PPA et perfectionne son talent. Et en 1945, il est accueilli
    dans une nouvelle troupe qui compte en son sein deux grands maîtres
    El Anka et Mrizek.
    Il amorce sa nouvelle carrière par des qacidate du m’dih
    et reprend le répertoire du Cheikh Said El Meddah, son voisin à notre
    Dame d’Afrique. Le succès commence à se faire sentir au milieu des
    années 50 et le pousse à faire de nouveaux arrangements et à se lancer
    dans la chansonnette.
    Mais suite à une mauvaise expérience avec le
    directeur artistique de sa maison d’édition, Boualem Titiche,
    Mohamed Boudjemaâ casse son mandole et arrête la chanson.

    Il travaille comme gardien dans la cité Climat de France lors du déclenchement
    du 1er novembre 1954. Et durant la guerre de l’indépendance, il subira,
    comme beaucoup d’autre, la torture, lors de deux arrestations, en 1957,
    puis en 1960.
    A l’indépendance, l’une de ses chansons raisonne dans tous
    les foyers de la capitale : Djana El Intissar, dont il est l’auteur et le compositeur,
    et qui, à la base, renvoie aux manifestations du 11 décembre 1961.

    A cette période où la liesse de l’indépendance se poursuit, Boudjemaâ El Ankis
    veut toucher les jeunes. Il travaille avec Mahboub Bati et son chaâbi raisonne
    dans une langue plus algérienne, désormais délesté de la lourdeur d’avant,
    nettement plus rythmé et surtout, des paroles qui traitent des préoccupations
    des jeunes. Le duo explosif enchaine chansons sur chanson. En tout,
    une soixantaine de tubes dans la veine de « Ah ya intiyya » et
    « Tchaourou ‘Alia », envahissent les ondes de la radio.
    D’autres chanteurs suivront ce chemin à succès,
    dont Amar Ezzahi, Guerouabi , Hassen Said et El Achab. En 1970, la chansonnette atteint son apogée, mais décline à partir des années 80.
    Le chaâbi classique reprend le dessus et El Ankis reprend ses qacidates.

    Durant les années 90, Alors que l’Algérie est plongée dans la violence,
    Boudjemaâ El Ankis se retire de la scène. Dans une interview datée de 1998,
    il avoue : « Personnellement, ce qui m’a éloigné de la scène, c’est le fait de voir
    les gens se faire massacrer et se faire égorger. Je n’avais pas l’envie ni le courage ou le cœur de chanter. »
    Il réapparait lorsque la vie reprend son souffle dans le pays,mais son âge ne lui permet plus d’être aussi actif qu’avant. Un vibrant hommage lui a été rendu en 2012, en présence de ses proches,
    ses amis et ses fans.
    Boudjemaâ El Ankis est aujourd’hui le doyen du chaâbi.

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    Son répertoire compte pas moins de trois cent chansons de différents styles.
    Et le cercle de ses fans continue à s’élargir.

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