De la Marne à la rue Didouche !
SOIT DIT EN PASSANT
05 Juin 2016 De la Marne à la rue Didouche !
Par Malika Boussouf
journaliste, écrivaine
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Il est des jours comme ça où répondre à un courrier tel que celui envoyé
par une compatriote qui vit ailleurs qu’en Algérie nous paraît essentiel
si l’on veut garder un lien avec la réalité. Voici ce qu’elle nous écrit,
non sans avoir ouvert sur une pensée amicale. «J'habite une région
magnifique, traversée par la Marne et avec de la verdure à foison.
En revanche, les logements sociaux y abondent. Les immeubles sont
coquets et confortables. Qu’est-ce qui fait qu'un quartier est considéré
comme chic ou non ? Beaucoup croient que la situation financière des
habitants y est pour quelque chose. Je vous le dis tout de suite
que nenni ! Le quartier sera considéré comme chic selon le comportement
de ses habitants et aussi le potentiel investi pour son entretien.
Si les habitants font montre de civisme, les cantonniers et les services de
nettoyage auront beaucoup moins à faire. L'argent ainsi économisé sera
investi dans des projets plus utiles. Pardon… je viens de penser avec
malveillance... ‘‘A moins que cet argent n'aille se baigner offshore.’’
Les balcons ? C'est simple ! Lorsque vous vous promenez un peu partout
et que vous voyez des balcons pleins de bric et de broc, vous n'avez
pas à vous questionner longtemps. Vous savez qui habite les appartements.
Comme je n'ai pas à juger les autres, je vise les Algériens ou ceux d'origine
algérienne auxquels il aurait fallu, dès le départ, expliquer à quoi cela servait.
Au premier exode rural, les gens qui ont investi les appartements n'avaient
jamais vu de balcon. Comment voulez-vous qu'ils sachent à quoi cela sert
d’en avoir un ? Ils auront vite fait de l’assimiler à une sorte de débarras.
A qui la faute ? La responsabilité incombe à ceux qui ont décidé qu'ils
était plus urgent pour les enfants de savoir ce que l’islam interdisait à
la femme et plus important d’apprendre que les non-musulmans rôtiraient
en enfer. Il semblait plus utile pour leur avenir d’intégrer que les hommes
étaient supérieurs aux femmes. Cracher par terre et jeter ses ordures sur la tête
de passants est-il un crime ?» Non, du moment que nous sommes indépendants
et pouvons enfin faire nos besoins où bon nous semble !
M. B.
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